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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 15:10

 

 

Qu’ils sont magiques les mots de Mathieu Siam, ils renvoient des échos de bonheur aux pourtours de mon cœur…

Submergée d’émotions et du bout de mon âme, une vive envie de peindre quelques empreintes de vers, au seuil de mes hivers.

Danse de flocons dans les marées du ciel. Une neige tourbillonnante et le murmure du vent. Une empreinte dans le temps.

Des étoiles dans la nuit noire, empreinte du soir…

Un fruit dans l’arbre cueilli. Bisous tout doux sous les feuilles. Empreintes d’amour.  

Douce musique et le rire des enfants. Marelle, galet et cloche-pied. Empreintes de petits secrets chuchotés.     

 

« J’empreinte une lune rousse avec de la mousse

Et un cauchemar avec du buvard... »

 

Dessinateur, peintre et conteur, Mathieu Siam se fait plus que jamais enchanteur.

De Galet en Arc-en-ciel, en nos cœurs et nos âmes, ses Empreintes demeurent.

En quelques mots, quelques traces, petits instants de vie, son esprit comme sa poésie nous envahit.

Tendresse, douceur et beauté derrière lesquelles savant dosage entre légèreté et gravité.

L’air, la terre, l’eau et le feu, de Mathieu Siam sont le terrain de jeux.

Peintres des quatre éléments, son précieux talent jamais ne se dément.

En cette sombre période, un point lumineux dans le noir, un petit bijou comme une lueur d’espoir…

 

« J’empreinte un rayon de lumière

Des éclats de mer

Une nuit d’hiver... »

 

 

 

 

Merci MON SWEET manU d'avoir partagé ce BlaBla avec moi et Merci à Mathieu Siam de laisser d'aussi magnifiques empreintes dans nos coeurs. Ses mots sont d'une beauté et poésie incroyables... <3

 

 

 

20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 00:52

Lieu : Corée du Sud

Lever du soleil : 5:24 | Coucher du soleil : 19:52

Décalage horaire : -13 heures

Météo : +-26° Celcius, orages

Latitude : 37.532600 | Longitude : 127.024612

Musique : Yiruma & Henry

Un Verre au Comptoir : une bouteille de soju

 

 

********************

 

 

« J’ignore pourquoi cette femme pleure. Ni pourquoi elle dévore mon visage du regard. Ni même pourquoi elle caresse mon poignet bandé de sa main tremblante. Mon poignet ne me fait pas mal. C’est mon cœur qui souffre. Quelque chose est bloquée au niveau de mon épigastre. Je ne sais pas ce que c’est. C’est toujours là. J’ai beau pousser un long soupir, ça ne me libère pas la poitrine. »

La nuit dernière j’ai fait un rêve. En pleine nuit, immobile et somnolente, j’ai ouvert le frigo et j’ai balancé aux poubelles toute trace de viande. Quelle pourriture ! L’homme qui partage ma vie tente de me convaincre - à moins qu’il ne tente de se convaincre lui-même - que le rêve que j’ai fait n’est qu’illusion… Qu’on me foute la paix avec ces diagnostics de schizophrénie, d’anorexie, de je ne sais quoi encore ! Ma nouvelle vie ce sont les algues, les feuilles de batavia, les pâtes de sojas, le kimch’i, les vermicelles aux légumes… je ne mange plus que des végétaux… Ma mère s’en est mêlée, quand j’étais hospitalisée, elle a tenté de me faire ingurgiter un liquide noir plutôt infect, mais il ne faut pas me prendre pour une folle, ce n’était rien de moins qu'un mélange dégoûtant fabriqué à partir d’une chèvre noire. La pauvre… j’entends la chèvre, non pas ma mère ! Enfin… je suis lasse de ma relation. Il n’y a jamais vraiment eu de passion entre mon mari et moi. Rien de festif, encore moins d’affectif. Depuis mon hospitalisation en psychiatrie, il me trouve même bizarre, mystérieuse, effrayante… Je m’en souviens comme si c’était hier, c’était un dimanche, un long dimanche sans fin. De ces jours hors du temps qui n’en finissent pas.

Un autre homme m’a fait renaître. Il a deviné et imaginé sur mon corps la naissance d’un arbre. De fleurs de toutes les couleurs. Et j’ai repris vie… mais pour combien de temps ?  

A la belle saison, des pétales de fleurs apparaissent. D'un blanc pur. Le vert du végétal se pare d'ombres blanches. Des feuilles d'abord, puis des bourgeons, avant la naissance fugace de ces fleurs, beautés éphémères qui parent son corps lui aussi pâle. Elle est nue, son corps blanc, ses seins à peine rose, sa toison noir s'ouvre comme une fleur. Je la regarde, hypnotisé par cette blancheur. D'un blanc silencieux, comme la neige qui tombe des étoiles, vole dans le ciel. D'un blanc pur, comme un amour intense, l'amour évident qui vrille l'âme, celui qui se passe de mots et se compose de regards et de silence. Elle se tourne vers l'évier, regarde les bols blancs qui traînent, quelques grains de riz blanc au fond. Je vois son ombre se déplacer lentement, comme un fantôme nu cherchant à s'éveiller vers cet autre monde, cette lumière blanche qui l'attire.

A la belle saison, le sol se recouvre de cette blancheur immaculée, celle des cristaux de neige qui floconnent dans la bise et le brouillard. Mon regard se porte au-delà de la fenêtre, la lune illumine le brouillard qui illumine la neige. Le réverbère, de sa lumière faiblarde, n'est là que pour allonger certaines ombres. D'ombres et de lumière, du noir au blanc, je me tourne vers la blancheur de ses fesses, l'ombre au creux de ses reins où j'imagine une goutte de bière blanche onduler entre ces rondeurs. Dehors la neige, tombe encore et encore, dans le silence de la nuit. De lourds flocons blancs en hiver qui contrastent avec la légèreté des pétales blanches des cerisiers qui s'envolent au printemps. Et elle, nue et blanche, pure et belle, qui s'enracine profondément dans mon âme.

Le passage des saisons sur le corps d’une femme, sur son corps à elle… accentue sa beauté. Il le raréfie, marqué par le sillage des jours sur la peau de son âme, puis l’épanouie, libéré de l’enclos du temps où il s’est façonné pour enfin s’offrir, corps floral dans toute sa pureté sauvage.

Au loin, la neige qui floconne le ciel de blancheur immaculée me renvoie à la pureté de son corps. On dirait des flocons de lumière qui s'échappent du ciel. J’en ai les larmes aux yeux. Je la revois dans le silence de mes rêves, allongée et nue, sous mon regard émue par tant de poésie. Autant de délicatesse et de fraîcheur ne peuvent que s'inscrire dans le grand secret des fleurs. Au-dessus de sa fesse gauche, l’objet de ma fascination, sa tâche mongolique. J’en rêve chaque jour, chaque nuit, à chaque souffle, je fantasme jusqu’à en perdre la raison, je suis fou d’elle. Son corps est un vaste univers, une œuvre d’art. J’y ai peint des boutons de fleurs rouges et pourpres qui se sont épanouis sur sa peau, de jolis pistils jaunes, des roses accouplées, des camélias imbriqués les uns dans les autres, pareils au jour où après l’amour, lorsque je me suis retiré d’elle, un liquide vert a jailli de son sexe divin. Tel un arbre naissant, son âme s’est envolée vers des lieux inconnus.

La neige s’étend à perte de vue. Les flocons dansent dans le ciel et je revois les ondulations de son corps végétal. Je désire la revoir, au lieu de quoi je ne répondrai plus qu’au silence de l’instant. Un silence éphémère pour un amour phénomène. Une nuée de lagopèdes à queue blanche poursuivent leur migration, la saison de l'amour. Un silence que perturbe à peine le croassement d'une grenouille surgit de nulle part, si ce n'est d'un marais salant. Ploc. La neige a fondu, les fleurs de cerisiers ont paré le ciel. Elle s'allonge, se roule, s'enroule, nue dans la verdure d'une pelouse. Son odeur devient celle de l'herbe coupée. Sous un soleil du Sud, des perles de sueur s'écoulent de ses aisselles, lentement, timidement, n'attendant que ma langue venue se rafraîchir de cette salinité érotique. Elle glisse sur sa peau, descend sur son ventre, entre en ses cuisses. Elle s'égare dans la volupté de sa toison noir, son sexe rosi par le plaisir. Blancheur du sel, sperme et lait de coco. Envie de sushis, lui dis-je. Elle se retourne, le visage blanc comme une boule de riz. Elle repense à cette tradition séculaire qui consiste à préparer des sushis de mère en fils. Une fête à ses yeux. Un feu d'artifice, jaillissement de rouge, de vert et d'or dans le ciel illuminé par une lune d'un blanc pur. Je la retourne, effet blue moon et pénètre son âme de mon obsession perverse.  

Mes rêves jaillissent de la nuit, tel un geyser en terre islandaise, une gerbe en pub irlandais ou le souffle d'une baleine dans le Saint-Laurent. L'écume blanche des vagues se fracasse sur le rivage, lèche mon esprit, caresse mon corps. Nue dans cet appartement froid, un silence de Schubert inonde la chambre, draps froissés de ce sperme bestial, de ce suc végétal. Je parcours le salon, m'engouffre dans la cuisine, me sert un verre de vin, rouge, blanc cassis. Je retourne au salon, le parfum enivrant du vin, illumine d'une bougie, colle mes seins contre la baie vitrée, le regard perdu vers un autre monde. Une perle de vin, coule de mes lèvres. Un dernier verre avant...  

« Il a écarté de ses deux mains ses cuisses dont l’élasticité lui disait qu’elle n’était pas endormie. Quand il l’a pénétrée, un liquide vert comme provenant d’une feuille écrasée a commencé à couler du sexe de la jeune femme. Une odeur d’herbe, à la fois agréable et âpre, rendait sa respiration difficile. Se retirant juste avant l’orgasme, il a découvert que son pénis était teinté de vert. Un jus frais, dont il était difficile de dire s’il venait d’elle ou de lui, avait colorié ses parties intimes jusqu’aux cuisses. »

 

***************

 

Nos lectures :

 

« Blanc (CLICKER) » - Han Kang

et

« La végétarienne » - Han Kang

 

***********

 

« Yiruma & Henry »

(Clicker pour entendre)

 

 

**************

 

Les Escales

Un trip littéraire composé à 4 majeurs

                                                                     

Merci BISON (CLICKER), je voudrais bien être un arbre! :D

MAGNIFIQUE livre!

 

Prochaine escale : Irlande

 

 

24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 19:31

Pour ta fête j'aurais adoré t'offrir un concert privé donné par Emilie-Claire Barlow. 

Voici ce qu'elle te chante ce soir... :

 

Raindrops Keep Fallin' On My Head (CLICKER)

 

Rien que pour toi :D

Bonne fête BISON !!!

 

 

Raindrops Keep Fallin' On My Head
And Just Like The Guy Whose Feet Are Too Big For His Bed
Nothin' Seems To Fit
Those Raindrops Are Fallin' On My Head, They Keep Fallin'

So I Just Did Me Some Talkin' To The Sun
And I Said I Didn't Like The Way He Got Things Done
Sleepin' On The Job
Those Raindrops Are Fallin' On My Head, They Keep Fallin'

But There's One Thing I Know
The Blues They Send To Meet Me Won't Defeat Me

It Won't Be Long Till Happiness Steps Up To Greet Me

Raindrops Keep Fallin' On My Head
But That Doesn't Mean My Eyes Will Soon Be Turnin' Red
Cryin's Not For Me
'Cause I'm Never Gonna Stop The Rain By Complainin'
Because I'm Free
Nothin's Worryin' Me

[Trumpet]

It Won't Be Long Till Happiness Steps Up To Greet Me

Raindrops Keep Fallin' On My Head

But That Doesn't Mean My Eyes Will Soon Be Turnin' Red
Cryin's Not For Me
'Cause I'm Never Gonna Stop The Rain By Complainin'
Because I'm Free
Nothin's Worryin' Me

 

 

22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 22:10

 

 

L’un de mes plus grands plaisirs lors du confinement : la télésérie El Casa de Papel ! Quatre saisons et 38 épisodes en quatre jours, complètement accro ! Le scénario est parfait, les acteurs sublimes, la musique… ah la musique… elle me trotte sans arrêt dans la tête. Et toi t’en as pensé quoi ?

 

Mazette ! En 4 jours ??!!! T'as larvé ben gros ma bûcheronne !! ^^

De mon côté, j'ai été plus raisonnable, 2 épisodes par soirée donc j'ai fait durer le plaisir sur plus de deux semaines. J'avais entendu parler de cette série depuis l'arrivée de Netflix en France mais je n'y avais pas prêté plus attention que ça. Je ne sais plus très bien ce qui a été le déclencheur mais c'est avec le début du confinement que je m'y suis mis. Quel plaisir ! Quel suspens ! Que de rebondissements et de retournements de situations ! Bon après, il ne faut pas trop être à cheval sur la vraisemblance des situations. C'est souvent un peu gros mais je me laisse porter et je ne boude pas mon plaisir !

 

Oui m’sieur, j’ai larvé ben gros mdrrrr ! ^^

Quel génie ce Alex Peña, créateur de la télésérie ! Sûr qu’avec ce confinement, les gens n’auront jamais autant ouverts leur téléviseur et puis le mot se passe, on m’en a tellement parlée, à commencer par mes garçons, que je n’ai pas hésité. Quand en plus tu m’en as causé au téléphone, alors là… bingo !

Des heures de pur plaisir tu ne trouves pas ?     

 

Ce qui entre dans une grande part du plaisir justement, ce sont les personnages et à travers eux leurs interprètes. Tous très différents, représentatifs de différentes couches de la population, on a vite fait de s'identifier et/ou de s'attacher à la plupart d'entre eux. Tu en as aimé certains plus que d'autres ?

 

Ah ça oui ! Je trouve que la force de l’histoire est dans la psychologie des personnages et du rôle qu’ils incarnent. Également dans la puissance de la cellule « familiale » qu’ils forment, leur attachement, leur complicité, les liens uniques qu’ils développent les uns par rapport aux autres, cette même rage qui les habite ! Je les ai tous aimé pour des raisons différentes, mais j’ai craqué pour Helsinki, le personnage attachant, sensible, posé, celui qui a à cœur le bien-être de chacun et l’harmonie entre tous. L’agneau dans un corps d’ours. J’ai adoré le Professeur, le cerveau du projet, son intelligence, l’être complexe qu’il incarne et dont les décisions issues de ses émotions s’avèrent parfois contradictoires sans ne l’être réellement. Alors qu’il semble dépourvu de sensibilité émotive et en constant contrôle de ses émotions, l’amour arrive à le faire dérailler de ses plans. Je le trouve extraordinairement crédible dans son apparente froideur émotive et sa fausse personnalité antisociale qui cache un homme à fleur de peau, extrêmement sensible. J’ai beaucoup aimé Rio et son attachante naïveté. Tokyo et sa fougue, qui pimente le tout. Et toi mon King, tes préférés ?      

 

Comme on parle d’un film choral, La Casa de papel est une série chorale autrement dit avec un grand nombre de personnage ayant tous une grande importance, il n’y a pas uniquement un héros central. L’union fait la force quoi. Evidemment le couple Tokyo-Rio, jeune, beau, sexy fait rêver mais exaspère aussi. Le couple formé par Le Professeur et Lisbonne, que tout oppose au départ et que le destin rassemble, l’amour impossible, me plait aussi. Plus âgé donc plus sage, moins fou ? Pas si sûr… Mais finalement, le personnage qui m’amuse le plus, c’est sans doute le plus fou : Berlin ! Intelligent, raffiné, mais en même temps une personnalité pour le moins perturbé, misogyne, cynique, abjecte et habité par une étonnante dualité, le type qui n’a plus rien à perdre… J’ai toujours aimé les personnages de méchant dans les séries !

 

Ah Berlin… ! J’ai pensé le mettre en premier choix de mes acteurs fétiches ! L’élégance, le raffinement, bien tordu, intelligent et réfléchit, s’il y a une scène culte de la télésérie que je garderai à jamais en tête c’est celle qui l’unie au Professeur. Elle me refile des frissons et des larmes aux yeux. Quelle puissance dans les mots de cette chanson italienne dont les paroles ont été écrites fin 1944. Un chant de révolte célébrant le combat mené par les résistants italiens durant la Seconde Guerre mondiale qui s’opposaient aux troupes allemandes alliées de la République sociale fasciste. Un hymne à la résistance et la liberté. Un chant célébrant la vie.   

 

 

POUR L'ENTENDRE CLICKER ICI

 

 

« Una mattina mi son alzato
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
Una mattina mi son alzato
E ho trovato l'invasor

O partigiano, portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
O partigiano, portami via
Ché mi sento di morir…… »

 

 

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

Gros becs mon kinG 

Merci d’avoir partagé avec moi ce blabla !

 

 

 

29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 02:12

 

 

Comme tu le sais, j’ai lu ce livre à sa sortie. Je l’ai terminé les yeux humides tellement il m’a touché. Je n’ai pas réussi, enfin je devrais plutôt dire, je n’ai pas tenté d’en parler.

Trop d’émotions contradictoires, trop d’échos en moi et à ma propre histoire pour y parvenir sereinement. Alors ce Blabla, entre « toé pis moé », sans personne pour nous lire est idéal, non ? ;) 

Pour ceux qui n’auraient pas lu ce livre, on va dire que c’est un roman en partie autobiographique sur un amour secret, à Barbezieux en Charente où Philippe Besson a passé sa jeunesse. Amour secret à plus d’un titre. Déjà parce qu’amour entre deux hommes, le genre d’amour dont on ne parlait pas à l’époque comme on en parle aujourd’hui même s’il reste encore beaucoup à faire. Ensuite parce l’homme aimé, un certain Thomas Andrieux, tenait à ce qu’il en soit ainsi, à prendre ou à laisser. 

Sans trop en raconter, j’ai horreur de ça, c’est un roman qui parlera à beaucoup, l’auteur s’y entend pour mettre de l’émotion dans ses mots. Mais s’il est une chose dont je suis certain, c’est qu’il parlera encore davantage à tous ceux qui ont vécu ou vivent un amour qui doit rester secret ou qu’on préfère garder secret. Amour entre personnes du même sexe mais aussi liaison adultère qu’on doit garder pour soi afin de ne blesser personne. Un amour gardé secret est toujours à double tranchant. Il vous semble encore plus précieux mais tôt ou tard, il risque de finir pour vous étouffer et tout faire voler en éclat. 

L’amour secret est sans doute le plus douloureux. Il nous pousse à franchir une zone inestimable, le mensonge. Celui que l’on impose à l’autre ou que l’on se fait imposer. Tôt ou tard, comme tu le dis si bien, la blessure survient, inévitable, manifestée par diverses émotions, la douleur de l’attente, celle du manque, de l’abandon, autant de sentiments qui ont habité l’auteur à travers les pages de son récit. Il faut cacher son bonheur, se cacher tout court, cacher son amour envers l’autre, « faire semblant », ne pas pouvoir se montrer ensemble. Car « les autres », eux, ont tous ces droits. Être heureux et le crier à la Terre entière… 

J’ai été profondément touchée par l’humilité et la franchise de Philippe Besson. J’ai lu quelque part qu’à travers ce livre il s’ouvrait pour la première fois sur cet épisode marquant de sa vie. Il ressort de cette mise à nue des aveux qui ont dû lui demander un certain courage ou un courage certain… je me dis que le besoin de nous la raconter – son histoire – a dû être une forme d’exutoire, de libération.

Avoir 17 ans est difficile, avec toute cette charge émotive qu’elle contient déjà et qui demande une adaptation de tous les jours. Les questionnements, les hésitations, les dénis, les premiers touchers, les premières découvertes. Quand s’ajoute à cela un si grand secret, un si grand amour qu’on se doit de taire, à l’abri des regards, les bouleversements intérieurs doivent être parfois insupportables. Puis vient la violence des mots et des insultes, quand le doute s’installe autour d’eux et que ces gens tout autour n’ont rien compris des sentiments profonds qui habitaient ces deux hommes. 

Le garçon sur la couverture du livre est beau. Il ne se doutait sans doute pas qu’un jour le silence se briserait. Et que notre auteur livrerait sur la page cet amour « interdit ». Mais quelque chose me dit qu’il en aurait peut-être été libéré lui aussi… 

Que tu en parles bien ma très chère Nad et que ta conclusion est belle ! ♥ 

Le hasard a voulu que je rencontre et échange quelques mots avec PhilippeBesson alors que nous venions de débuter ce blabla. Une rencontre dont je me souviendrai longtemps. J’ai même une photo floue en souvenir ! ;) L’occasion de lui dire à quel point son histoire m’a touché, d’évoquer avec lui le poids des secrets, parler à demi-mots et avoir le doux plaisir de sentir compris…

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

Gros becs mon kinG

Merci de me l'avoir fait découvrir <3

 

 

 

9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 01:58

Lieu : Russie (Oural)

Lever du soleil : 09:37 | Coucher du soleil : 17:46

Décalage horaire : +11 heures

Météo : -10° Celcius, nuageux

Latitude : 61,0137| Longitude : 99,1966

Musique : Tchaïkovski : Rêverie interrompue en fa mineur op. 40 n° 12 

Un Verre au Comptoir : Hydromel température pièce

 

 

*********************

 

 

« Un pays en dehors de l’Histoire, le pesant héritage de Byzance, deux siècles de joug tatare, cinq siècles de servage, révolutions, Staline, East is East… »

Dans un pays lointain coule un long fleuve, un fleuve qui se nomme Amour où les âmes suivent le flot tranquille du clapotis de l’eau. Parfois sereines, parfois rugueuses, ses eaux lèchent le rivage de l’Amour. Et l’Amour, je connais un gars qui en parle très bien. Pas moi, je te rassure. Dans un coin de cette Sibérie, j’ai croisé ce gars aux yeux immensément clairs, Andreï Makine qui m’avait émerveillé lors d’une première rencontre, comme quand on croise le regard d’une femme sublime sur un quai de gare. Je m’étais donc mis en condition, chapka et caleçon en peau de rennes, vodka fraîche, température ambiante, Tchaïkovski sur la platine.

Puis je décidai de déambuler dans les rues de Moscou. Nous sommes le 24 mai 1941. Direction l’opéra, je vais assister au premier concert d’Alexeï Berg, jeune pianiste prodige. Mais le concert n’aura pas lieu… Il se jouera quelque part au milieu de l’Oural, issu d’une musique intérieure et nocturne, puis de rêves qui font place aux notes sur le clavier muet que seuls l’âme et le silence arriveront à percer dans la nuit. Dans le dernier wagon du train, témoins de cette nuitée hors du monde, sont avec lui, captifs de la tempête hivernale, d’autres voyageurs, plongés dans l’obscurité. Ils s’y trouvent depuis des jours, des semaines, qui sait. Condamné à la solitude et l’exil, Alexeï Berg brisera le silence. Avec ses partitions en tête et le coeur chargé d'émotions, il bouillonnera de l’énergie du survivant…    

« Une nuit ou deux. Ou un mois. Ou toute une année. Néant de neige. Plus vague qu’un nulle part. Une nuit sans fin. Une nuit rejetée sur le bas-côté du temps… »

Cette musique l'entraîne vers l'archipel d'une autre vie, de l'autre côté de la rive, au temps du fleuve Amour. La musique et l'amour, à eux deux, font danser les cygnes sur le lac Baïkal. Cygne noir, touche blanche, touche noire, cygne blanc. Les notes de ces amours sont à la fois brèves et éternelles, la musique de la vie. Andreï et Alexeï croisent leurs souvenirs, mélangent leurs passions, regardent ensemble la lune, bleue ou noire, lumineuse ou sombre. Un vent de glace se lève, les amours s'envolent comme la plume de ce cygne venue s'échouer avec tant de délicatesse au pied de ce type, solitaire, le regard vide, les yeux embués, qui écoutent au fond de son âme l'âme d'une femme aimée, un livre fermé de Makine sur ses genoux, une bouteille ouverte de Zubrowska dans les mains.    

L’espace est démesuré, 2225 millions de km² - à l’ouest, la plaine d’Europe orientale, à l’est, la plaine de Sibérie occidentale. L’odeur de la vodka épanche à la fois la solitude des âmes, à la fois la violence de la tempête. Les amours s'envolent, certes, mais elles ont la puissance d’éveiller les forces inassouvies de l’esprit, toutes formes de résistance intérieure, de résilience. Elles nous apprennent le rêve, les rencontres nocturnes, l’espoir de l’amour renouvelé.

La plume du cygne est délicatesse au cœur du tumulte. Et Alexeï Berg s’en caresse l’âme lorsque surgissent en lui, tel un coup de poignard, les réminiscences de la guerre : les cris, les pleurs, les bombardements, les piétinements dans les tranchées, ces masses informes de corps allongés, inertes. Dans l’archipel d’une autre vie, un pianiste nous raconte la musique de son existence. Une manière de survivre à la nuit sombre et glaciale de l’Oural. Un livre fermé de Makine sur ses genoux…        

 

*******************

 

Nos lectures :

 

« Le Livre des Brèves Amours Éternelles  (CLICKER) » - Andreï Makine

et

« La Musique d'une Vie » - Andreï Makine

 

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« Rêverie interrompue en fa mineur op. 40 n° 12 » - Tchaïkovski

(Clicker pour entendre)

 

 

Les Escales

Un trip littéraire composé à 4 majeurs

 

Merci BISON (CLICKER), La musique d’une vie fut une gamme d’émotions sur les notes de mon cœur.

Magnifique…

 

Prochaine escale : Alaska

 

 

13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 19:57

 

Bonne fête mon sweet froG !

L'Amitié vraie est précieuse, merci d'être Toi...

En plus tu coasses comme un kinG :D 

Plein de gros becs !

XXX

 

 

Pour ta fête je t'offre, en chanson, Gilles Vigneault

Parce que c'est le plus grand...

 

 

J'ai pour toi un lac

(clicker pour entendre)

 

J'ai pour toi un lac quelque part au monde
Un beau lac tout bleu
Comme un oeil ouvert sur la nuit profonde
Un cristal frileux
Qui tremble à ton nom comme tremble feuille
À brise d'automne et chanson d'hiver
S'y mire le temps, s'y meurent et s'y cueillent
Mes jours à l'endroit, mes nuits à l'envers.

J'ai pour toi, très loin
Une promenade sur un sable doux
Des milliers de pas sans bruits, sans parade
Vers on ne sait où
Et les doigts du vent des saisons entières
Y ont dessiné comme sur nos fronts
Les vagues du jour fendues des croisières
Des beaux naufragés que nous y ferons.

J'ai pour toi défait
Mais refait sans cesse les mille châteaux
D'un nuage aimé qui pour ma princesse
Se ferait bateau
Se ferait pommier, se ferait couronne
Se ferait panier plein de fruits vermeils
Et moi je serai celui qui te donne
La terre et la lune avec le soleil.
J'ai pour toi l'amour quelque part au monde
Ne le laisse pas se perdre à la ronde.

 

 

24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 20:46

Lieu : Irlande

Lever du soleil : 7h10 | Coucher du soleil : 19h25

Décalage horaire : +5 heures

Météo : 17° C, pluie

Latitude : 53.349805 | Longitude : -6.260310

Musique : I still haven't found what I'm looking for - U2

Un Verre au Comptoir : Murphy's Draught, tablette de préférence 

 

 

 

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« Imaginer que l’on tombe de très haut. Sans affolement. Imaginer que l’on contemple la vue en tombant, pendant que le corps tournoie doucement dans l’air. On n’entend que le son de sa progression. Sa  propre progression. Imaginer que tomber de très haut est une progression. Une chose qui en vaut la peine. Même si ce n’est pas une chose à conseiller. On ne fait rien. On se contente de laisser faire. Imaginer le sol tout à coup, la détente. L’arrêt. »

Bam ! Je claque la porte. Une urgence sérieuse. Je descends en quatrième vitesse, les escaliers en bois craquent sous mon poids. Je m’essouffle, mais c’est le lot de toute urgence dans ce métier. Le ciel est noir, des tonneaux de nuages prêt à déverser ses hectolitres de pluie glacée. Peu importe, de toute façon, la pluie, une vieille habitude dans ces ruelles de Galway qui sentent aussi bon la pisse que la gerbe de Guinness. Mais je ne suis pas là pour jouer les touristes, je l’ai déjà dit, l’urgence urgente, comme lorsque ta vessie est pleine craquer et que devant le seul lampadaire de la rue une mémère fait pisser son clébard fripé. Les néons d’un bar ne prennent même plus la peine de clignoter, usés par le temps et le vent. Je m’engouffre, l’imperméable du privé trempé, le regard triste d’un chien mouillé, dans l’antre sombre. Je jette un regard, genre mauvais, au barman, un dénommé Rufus, qui m’apporte avec toute la nonchalance qui sied à un barman, ma pinte de Guinness tapissée de sa mousse crémeuse, et un shot de Jameson, pour réchauffer mes vieux os, fourbus par le temps, mouillé et séculaire. J’allais être en manque, un irlandais sans sa pinte manquerait cruellement de classe. L’urgence s’efface quand je trempe mes lèvres.

Hurlement du vent, les volets claquent. Claque la porte. La peur s’immisce tel un couteau affûté dans un morceau de chair. Le rythme cardiaque s’accélère, éclatement de verre, une femme se brise. Mille éclats dans la nuit noire. Elle entend ses mots, maux maudits qui déchirent le ciel. Elle reçoit ses coups, coups de poing lâches et méprisants. Une envie de vomir, la bile qui remonte à la surface, reflux de souvenirs haineux. Mauvaise pente. Et c’est l’exil...

Bourrasques de vent, longue route étroite. Grace accélère, à fond la caisse elle ne voit plus que le bout du tunnel, des éclats de lumière dans une vie qui renaît. C’est le choc, une odeur d’Irlande après des jours de pluie. Elle fuie Monaghan, parce qu’il faut fuir, surtout ne pas rester, les souvenirs sont trop lourds, aussi douloureux que l’homme qu’elle a laissé derrière elle, gisant sur le bitume. À défaut de pouvoir se noyer l’âme à la bonne vieille taverne chez Rufus, elle entre dans un pub irlandais, commande une pinte de Murphy Draught – le stock de Guinness ayant souffert du passage d’un Bison. Martin est là, ce fils avec qui elle partage de lourds secrets. Il faut du temps pour se ré apprivoiser et comprendre qu’il n’y aura que ce même temps pour accepter l’idée que les choses ont changées, que l’on a soi-même changé. Que le regard sur la vie n’est plus pareil, ni sur les autres ni même sur soi. Mais que l’ancrage qui résiste aux intempéries est fait de souvenirs communs et d’amour. Il faut du temps pour apprendre à revivre...

Le lieu, sous une pénombre à peine travaillée, devient un bouge de la solitude. Je me sens las, la bière à la main. Une musique au fond. A droite, les toilettes. A une table, le regard perdu, le rimmel coulé, une blonde devant sa bière brune. Le pub en milieu de matinée est le repaire des gens perdus. Pas de chaleur humaine, on y va pour sentir la solitude, celle du pauvre type alcoolique ou celle de la femme battue par son mari. Le rimmel qui coule n’est que le masque des larmes d’une vie. Je m’avance pour m’asseoir à sa table. Ma route dévie au dernier moment vers la porte de sortie. Pas d’humeur à l’accabler de la tristesse d’un type ruisselant de pluie et de dégoût. Les gens tristes ne se mêlent pas aux autres, la tristesse étant une maladie d’une contagion fulgurante. De toute façon, j’ai une autre affaire. Le genre d’affaire qui nécessite de me replonger dans un autre pub, encore plus vieux, encore plus sombre, encore plus triste, le genre à servir de la Guinness sans qu’on ait besoin de demander, parce que le barman connait son métier, ses remèdes contre la mélancolie d’un type comme moi. D’ailleurs, je ne me souviens même plus pourquoi j’ai été engagé. Retrouver un tueur ou une nana, l’assassin d’une nana ou son violeur, ou le mari de cette nana qui la prend pour un punching-ball et à qui je dois lui faire passer un message, du genre coup de batte dans les couilles, si tu me suis… Ou une mère qui pleure le suicide de sa fille qui ne s’est pas noyée « seule ». Sauf que je m’en fous un peu, je traine dans les pubs, toujours plus esseulés. D’ailleurs, je l’ai toujours dit, je ne suis pas Jack Taylor pour ses enquêtes, mais pour ses délires alcoolisés, ses vues solitaires dans les bouges de Galway, ses références littéraires, et surtout ses pintes de Guinness et de Murphy’s Draught qui coulent à flot, comme toute bonne littérature irlandaise.

Face au comptoir, il y a ce grand miroir que je ne peux regarder. Voir cette sombre face qui m’anime est d’un dégoût total. Même si par le truchement de ses reflets, je découvre cette brune, aussi brune que les parfums roux de l’Irlande. Elle est là, assise à la table voisine, l’air hagard, devant sa blonde. Dans la mousse de sa bière, elle voit défiler le temps comme autant de souvenirs douloureux, l’ivresse sans fin d’une âme meurtrie, partant à la recherche de soi-même. L’exil est fait d’embûches. Il faut s’efforcer sans cesse de ne regarder derrière faute de quoi nos pas s’affaiblissent, le rythme décélère et il ne reste plus, au fond du verre, qu’une seule goutte d’espoir. Alors garder le cap. Se dire que ce qui lie une mère à son fils ce sont les souvenirs communs et l’amour. En dépit de son mépris, à lui, de ses rejets, ses colères, ses incompréhensions. Avant tout, pardonner...

Sifflement du vent, mains glacées dans les eaux de l’hiver. Un enfant s’est noyé. Il est injuste de mourir à l’instant même où tes yeux croisent le regard des étoiles. Elles sont pourtant si lumineuses, elles auraient dû t’indiquer le chemin à prendre, ou celui à éviter. Entre collines et falaises, le clapotis de l’eau, les sons, les odeurs et les étés dans le lac. Le hurlement du vent qui fait claquer les volets... 

J’ai fui Monaghan avec Grace et je me suis surprise à emprunter les pas de son histoire. J’ai fui l’amour la vie avec Jack Taylor et je me suis noyé dans l’âme de la Guinness, sombrant dans la poussière de ma putain de vie.

 

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Nos lectures :

 

« Delirium tremens (clicker) » - Ken Bruen

et

« Mauvaise pente » - Keith Ridgway

 

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« I still haven't found what I'm looking for » - U2

 (Clicker pour entendre) 

 

 

Les Escales

Un trip littéraire composé à 4 majeurs

 

Merci BISON (clicker) de m’avoir fait découvrir ce roman aux effluves houblonnées de l'Irlande. Hey Rufus!?

C'est ma tournée!

 

Prochaine escale : Russie

 

 

12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 13:17

 

 

Alors ma Québécoise, toi qui es aussi lumineuse qu'un rayon de soleil, qu'as-tu pensé de cet Arc-en-ciel ? As-tu entendu le bruissement des feuilles du vieux chêne et le coassement de la grenouille ? Que t'as inspiré ce deuxième roman graphique de Mathieu Siam ?

 

Lorsque je ferme les yeux, l'auteur fait naître en moi, par ses mots et images, des "couleurs flamboyantes" qui fascinent mon imaginaire.

Je vois ce vieux chêne, porteur de solitude, et mon coeur se heurte à ses craquements... 

Ses cent ans...

En fermant les yeux, je vois Rainette, alliage doux de jaune et de bleu. Je découvre la vie sous son regard. 

L'écho d'un miroir...

Et si nous fermions les yeux pour mieux voir...

Ce que m'inspire Mathieu Siam?

Un univers vaste à découvrir... 

Le son des métaphores et le goût incolore de l'eau. 

La mémoire qui s'éveille, la richesse des rides. 

Il m'inspire la vie qui s'insuffle en toutes choses. La fleur éclose...

 

Un arc-en-ciel de poésie donc...

 

La poésie de l'instant, les couleurs du temps...

Celles des étoiles et celles de l'amitié, mille couleurs portées par le vent.

Les essences du soleil, l'arc-en-ciel de la nuit ; l'envol des oiseaux, libres comme le matin. 

Ces couleurs dans ta main...

Ferme les yeux.

Tu verras ce Vieux Chêne, à jamais..

 

Je ferme les yeux. Tes mots se mêlent ceux de l’auteur, à ses dessins, et l’arc-en-ciel de poésie devient arc-en-ciel d’émotions… Merci.

 

"Regarde cette goutte. Si tu la perces, tu verras...  que dans un gros chagrin on peut cacher mille copains."

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

 

Merci mon sweet kinG pour ce merveilleux cadeau Arc-en-ciel <3

 

 

24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 13:25

Aujourd'hui c'est jour de fête et je t'offre une BDC, plus d'une d'ailleurs !

 

Bisous transatlantique à l'amitié xx

 

 

LINDBERG (clicker)

 

Des hélices
Astrojet, Whisperjet, Clipperjet, Turbo
A propos chu pas rendu chez Sophie
Qui a pris l'avion St-Esprit de Duplessis
Sans m'avertir
Alors chu r'parti
Sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan-American
Mais ché pu où chu rendu
J'ai été
Au sud du sud au soleil bleu blanc rouge
Les palmiers et les cocotiers glacés
Dans les pôles aux esquimaux bronzés
Qui tricotent des ceintures fléchés farcies
Et toujours ma Sophie qui venait de partir
Partie sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan-American
Mais ché pu où chu rendu
Y avait même, y avait même une compagnie
Qui engageait des pigeons
Qui volaient en dedans et qui faisaient le ballant
Pour la tenir dans le vent
C'était absolument, absolument
Absolument très salissant
Alors chu r'partie
Sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan-American
Mais ché pu où chu rendu
Ma Sophie, ma Sophie à moi
A pris une compagnie
Qui volait sur des tapis de Turquie
C'est plus parti
Et moi, et moi, à propos, et moi
Chu rendu à dos de chameau
Je préfère
Mon Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan américan
Mais ché pu où chu rendu
Et j'ai fait une chute
Une kriss de chute en parachute
Et j'ai retrouvé ma Sophie
Elle était dans mon lit
Avec mon meilleur ami
Et surtout mon pot de biscuits
Que j'avais ramassé
Sur Québec Air
Transworld, Nord-East, Eastern, Western
Puis Pan-American
Mais ché pu où chu rendu
 
 

 

Paris 1969, Robert Charlebois et Louise Forestier

Paris 1969, Robert Charlebois et Louise Forestier

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