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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 22:10

 

 

L’un de mes plus grands plaisirs lors du confinement : la télésérie El Casa de Papel ! Quatre saisons et 38 épisodes en quatre jours, complètement accro ! Le scénario est parfait, les acteurs sublimes, la musique… ah la musique… elle me trotte sans arrêt dans la tête. Et toi t’en as pensé quoi ?

 

Mazette ! En 4 jours ??!!! T'as larvé ben gros ma bûcheronne !! ^^

De mon côté, j'ai été plus raisonnable, 2 épisodes par soirée donc j'ai fait durer le plaisir sur plus de deux semaines. J'avais entendu parler de cette série depuis l'arrivée de Netflix en France mais je n'y avais pas prêté plus attention que ça. Je ne sais plus très bien ce qui a été le déclencheur mais c'est avec le début du confinement que je m'y suis mis. Quel plaisir ! Quel suspens ! Que de rebondissements et de retournements de situations ! Bon après, il ne faut pas trop être à cheval sur la vraisemblance des situations. C'est souvent un peu gros mais je me laisse porter et je ne boude pas mon plaisir !

 

Oui m’sieur, j’ai larvé ben gros mdrrrr ! ^^

Quel génie ce Alex Peña, créateur de la télésérie ! Sûr qu’avec ce confinement, les gens n’auront jamais autant ouverts leur téléviseur et puis le mot se passe, on m’en a tellement parlée, à commencer par mes garçons, que je n’ai pas hésité. Quand en plus tu m’en as causé au téléphone, alors là… bingo !

Des heures de pur plaisir tu ne trouves pas ?     

 

Ce qui entre dans une grande part du plaisir justement, ce sont les personnages et à travers eux leurs interprètes. Tous très différents, représentatifs de différentes couches de la population, on a vite fait de s'identifier et/ou de s'attacher à la plupart d'entre eux. Tu en as aimé certains plus que d'autres ?

 

Ah ça oui ! Je trouve que la force de l’histoire est dans la psychologie des personnages et du rôle qu’ils incarnent. Également dans la puissance de la cellule « familiale » qu’ils forment, leur attachement, leur complicité, les liens uniques qu’ils développent les uns par rapport aux autres, cette même rage qui les habite ! Je les ai tous aimé pour des raisons différentes, mais j’ai craqué pour Helsinki, le personnage attachant, sensible, posé, celui qui a à cœur le bien-être de chacun et l’harmonie entre tous. L’agneau dans un corps d’ours. J’ai adoré le Professeur, le cerveau du projet, son intelligence, l’être complexe qu’il incarne et dont les décisions issues de ses émotions s’avèrent parfois contradictoires sans ne l’être réellement. Alors qu’il semble dépourvu de sensibilité émotive et en constant contrôle de ses émotions, l’amour arrive à le faire dérailler de ses plans. Je le trouve extraordinairement crédible dans son apparente froideur émotive et sa fausse personnalité antisociale qui cache un homme à fleur de peau, extrêmement sensible. J’ai beaucoup aimé Rio et son attachante naïveté. Tokyo et sa fougue, qui pimente le tout. Et toi mon King, tes préférés ?      

 

Comme on parle d’un film choral, La Casa de papel est une série chorale autrement dit avec un grand nombre de personnage ayant tous une grande importance, il n’y a pas uniquement un héros central. L’union fait la force quoi. Evidemment le couple Tokyo-Rio, jeune, beau, sexy fait rêver mais exaspère aussi. Le couple formé par Le Professeur et Lisbonne, que tout oppose au départ et que le destin rassemble, l’amour impossible, me plait aussi. Plus âgé donc plus sage, moins fou ? Pas si sûr… Mais finalement, le personnage qui m’amuse le plus, c’est sans doute le plus fou : Berlin ! Intelligent, raffiné, mais en même temps une personnalité pour le moins perturbé, misogyne, cynique, abjecte et habité par une étonnante dualité, le type qui n’a plus rien à perdre… J’ai toujours aimé les personnages de méchant dans les séries !

 

Ah Berlin… ! J’ai pensé le mettre en premier choix de mes acteurs fétiches ! L’élégance, le raffinement, bien tordu, intelligent et réfléchit, s’il y a une scène culte de la télésérie que je garderai à jamais en tête c’est celle qui l’unie au Professeur. Elle me refile des frissons et des larmes aux yeux. Quelle puissance dans les mots de cette chanson italienne dont les paroles ont été écrites fin 1944. Un chant de révolte célébrant le combat mené par les résistants italiens durant la Seconde Guerre mondiale qui s’opposaient aux troupes allemandes alliées de la République sociale fasciste. Un hymne à la résistance et la liberté. Un chant célébrant la vie.   

 

 

POUR L'ENTENDRE CLICKER ICI

 

 

« Una mattina mi son alzato
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
Una mattina mi son alzato
E ho trovato l'invasor

O partigiano, portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao
O partigiano, portami via
Ché mi sento di morir…… »

 

 

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

Gros becs mon kinG 

Merci d’avoir partagé avec moi ce blabla !

 

 

 

29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 02:12

 

 

Comme tu le sais, j’ai lu ce livre à sa sortie. Je l’ai terminé les yeux humides tellement il m’a touché. Je n’ai pas réussi, enfin je devrais plutôt dire, je n’ai pas tenté d’en parler.

Trop d’émotions contradictoires, trop d’échos en moi et à ma propre histoire pour y parvenir sereinement. Alors ce Blabla, entre « toé pis moé », sans personne pour nous lire est idéal, non ? ;) 

Pour ceux qui n’auraient pas lu ce livre, on va dire que c’est un roman en partie autobiographique sur un amour secret, à Barbezieux en Charente où Philippe Besson a passé sa jeunesse. Amour secret à plus d’un titre. Déjà parce qu’amour entre deux hommes, le genre d’amour dont on ne parlait pas à l’époque comme on en parle aujourd’hui même s’il reste encore beaucoup à faire. Ensuite parce l’homme aimé, un certain Thomas Andrieux, tenait à ce qu’il en soit ainsi, à prendre ou à laisser. 

Sans trop en raconter, j’ai horreur de ça, c’est un roman qui parlera à beaucoup, l’auteur s’y entend pour mettre de l’émotion dans ses mots. Mais s’il est une chose dont je suis certain, c’est qu’il parlera encore davantage à tous ceux qui ont vécu ou vivent un amour qui doit rester secret ou qu’on préfère garder secret. Amour entre personnes du même sexe mais aussi liaison adultère qu’on doit garder pour soi afin de ne blesser personne. Un amour gardé secret est toujours à double tranchant. Il vous semble encore plus précieux mais tôt ou tard, il risque de finir pour vous étouffer et tout faire voler en éclat. 

L’amour secret est sans doute le plus douloureux. Il nous pousse à franchir une zone inestimable, le mensonge. Celui que l’on impose à l’autre ou que l’on se fait imposer. Tôt ou tard, comme tu le dis si bien, la blessure survient, inévitable, manifestée par diverses émotions, la douleur de l’attente, celle du manque, de l’abandon, autant de sentiments qui ont habité l’auteur à travers les pages de son récit. Il faut cacher son bonheur, se cacher tout court, cacher son amour envers l’autre, « faire semblant », ne pas pouvoir se montrer ensemble. Car « les autres », eux, ont tous ces droits. Être heureux et le crier à la Terre entière… 

J’ai été profondément touchée par l’humilité et la franchise de Philippe Besson. J’ai lu quelque part qu’à travers ce livre il s’ouvrait pour la première fois sur cet épisode marquant de sa vie. Il ressort de cette mise à nue des aveux qui ont dû lui demander un certain courage ou un courage certain… je me dis que le besoin de nous la raconter – son histoire – a dû être une forme d’exutoire, de libération.

Avoir 17 ans est difficile, avec toute cette charge émotive qu’elle contient déjà et qui demande une adaptation de tous les jours. Les questionnements, les hésitations, les dénis, les premiers touchers, les premières découvertes. Quand s’ajoute à cela un si grand secret, un si grand amour qu’on se doit de taire, à l’abri des regards, les bouleversements intérieurs doivent être parfois insupportables. Puis vient la violence des mots et des insultes, quand le doute s’installe autour d’eux et que ces gens tout autour n’ont rien compris des sentiments profonds qui habitaient ces deux hommes. 

Le garçon sur la couverture du livre est beau. Il ne se doutait sans doute pas qu’un jour le silence se briserait. Et que notre auteur livrerait sur la page cet amour « interdit ». Mais quelque chose me dit qu’il en aurait peut-être été libéré lui aussi… 

Que tu en parles bien ma très chère Nad et que ta conclusion est belle ! ♥ 

Le hasard a voulu que je rencontre et échange quelques mots avec PhilippeBesson alors que nous venions de débuter ce blabla. Une rencontre dont je me souviendrai longtemps. J’ai même une photo floue en souvenir ! ;) L’occasion de lui dire à quel point son histoire m’a touché, d’évoquer avec lui le poids des secrets, parler à demi-mots et avoir le doux plaisir de sentir compris…

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

Gros becs mon kinG

Merci de me l'avoir fait découvrir <3

 

 

 

12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 13:17

 

 

Alors ma Québécoise, toi qui es aussi lumineuse qu'un rayon de soleil, qu'as-tu pensé de cet Arc-en-ciel ? As-tu entendu le bruissement des feuilles du vieux chêne et le coassement de la grenouille ? Que t'as inspiré ce deuxième roman graphique de Mathieu Siam ?

 

Lorsque je ferme les yeux, l'auteur fait naître en moi, par ses mots et images, des "couleurs flamboyantes" qui fascinent mon imaginaire.

Je vois ce vieux chêne, porteur de solitude, et mon coeur se heurte à ses craquements... 

Ses cent ans...

En fermant les yeux, je vois Rainette, alliage doux de jaune et de bleu. Je découvre la vie sous son regard. 

L'écho d'un miroir...

Et si nous fermions les yeux pour mieux voir...

Ce que m'inspire Mathieu Siam?

Un univers vaste à découvrir... 

Le son des métaphores et le goût incolore de l'eau. 

La mémoire qui s'éveille, la richesse des rides. 

Il m'inspire la vie qui s'insuffle en toutes choses. La fleur éclose...

 

Un arc-en-ciel de poésie donc...

 

La poésie de l'instant, les couleurs du temps...

Celles des étoiles et celles de l'amitié, mille couleurs portées par le vent.

Les essences du soleil, l'arc-en-ciel de la nuit ; l'envol des oiseaux, libres comme le matin. 

Ces couleurs dans ta main...

Ferme les yeux.

Tu verras ce Vieux Chêne, à jamais..

 

Je ferme les yeux. Tes mots se mêlent ceux de l’auteur, à ses dessins, et l’arc-en-ciel de poésie devient arc-en-ciel d’émotions… Merci.

 

"Regarde cette goutte. Si tu la perces, tu verras...  que dans un gros chagrin on peut cacher mille copains."

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

 

Merci mon sweet kinG pour ce merveilleux cadeau Arc-en-ciel <3

 

 

6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 13:10

 

 

Ça fait bien une éternité qu’on n’a pas blablaté mon sweet kinG ! Qu’est-ce que ça m’avait manquée… Alors « La femme aux cartes postales » ? Tu l’as aimée ? Je me suis tellement attachée à cette Rose et son tragique destin, femme forte et fragile fraîchement débarquée de sa Gaspésie natale pour se retrouver au cœur de la métropole au milieu des années 50. Années où le Jazz est en pleine effervescence. Témoin de ses déambulations, je revisite le Montréal d’autrefois et je suis conquise… J’embarque dans un tramway direction rue Ontario. Je croise le Rockhead Paradise. Et je me surprends à m’exprimer à voix haute : « crisse » ! Rufus Rockhead, ce bon vieux tavernier… Je lève mon verre à sa santé. Et si on s’envoyait une carte postale? 

 

Si je l’ai aimée ? Je l’ai adoré oui ! Au moins 4 fois que je relis son histoire, elle est tellement attachante cette Rosie avec ses rêves plein la tête. Son envie de quitter son village, ses rêves de scènes, de cabarets et une fois dans la place, sa crainte de passer pour « une habitante ». J’ai aimé cette ambiance pleine de fièvre entre jazz, fêtes et jeux. Et puis cette amusante habitude qu’elle a prise de s’envoyer des cartes postales, comme elle aurait pu religieusement écrire dans son journal intime, comme on alimenterait aujourd’hui son blog ou sa page. Et évidemment, par-dessus tout, j’ai adoré « entendre » cet accent québécois qui me manque tant ! :)

 

Tu l’as lue 4 fois ? Ah ben mautadine ! J’ose à peine te demander pourquoi… (^^) S’envoyer des cartes postales c’est en effet plutôt amusant, une idée qui ne m’a encore jamais traversé l’esprit. J’pense encore préférer qu’elles survolent l’Atlantique vers les marais à grenouilles. D’ailleurs, à quand remonte la dernière ? Elle doit reposer à l’heure qu’il est dans une boîte aux lettres… carte postale représentant les maisons colorées de la métropole. Rosie les a connues, rue St-Hubert… C’était avant ou après la défaite du maire Drapeau en 57. Je ne sais plus… À cette époque, de grands noms résonnaient dans la ville, Dominique Michel, Guy Lafleur, Pauline Julien. Et ce cher ami, Rufus. Rufus Rockhead… J’me demande si son oreille musicale s’était adaptée à l’accent d’ici ? Bonyeux… j’ai une carte postale à terminer, je te reviens…

 

Entre présent et passé, entre quête de soi et quête des origines, elle est touchante et inattendue l’histoire de Rosie. Et en plus de m’avoir fait « entendre » l’accent québécois, elle a fait surgir en moi les couleurs chatoyante d’une vie pas comme les autres, malgré le noir et blanc de ses illustrations. Rosie, une femme belle, incroyable, avec un tempérament de feu, inoubliable, une québécoise quoi ! ;)

 

*[Rufus Rockhead : Homme d'affaires (tavernier) né en 1899 en Jamaïque. Achète une taverne sur la rue Saint-Antoine de Montréal en 1928 et y crée le plus réputé club de nuit de Montréal qui présente les plus grands noms du jazz, du rythm and blues et de soul tels Oscar Peterson, Billie Holliday, Redd Fox, Ella Fitzgerald, Sammy Davis et Louis Armstrong. Décès en 1981.] 

 

Merci pour tout mon sweet kinG des marais. Merci d'être un Ami aussi formidable. Tu sais que j't'aime fort toé <3

 

 

 

Rendez-vous dans quelque temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 04:24

 

 

« Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence. »

 

Excellent ce livre !!! Va savoir pourquoi j’ai toujours été fascinée par les personnages qui disjonctent! (^^) Une chose est certaine, avec ce roman d’Olivier Bourdeaut on est plus que servi, George et Marguerite étant délicieusement cinglés, j’étais aux anges, je jubilais même au fil des pages de découvrir leurs nouvelles lubies! Aucun temps mort, d’un bout à l’autre je me suis laissé entrainer par leur histoire, cette lente métamorphose vers le déluge, la chute et l’internement. Et toi mon kinG, tu l’as aimé autant que moi?

 

Oui, va savoir pour... ^^

Comment dire ce livre ? Un peu les montagnes russes comme l'humeur de Marguerite ou Hortense ou... Je n'ai lu et entendu que du bien de ce livre depuis sa sortie. J'avais très envie de lire et encore plus de partager cette lecture avec toi. J'ai adoré le premier chapitre, surprenant, pétillant, drôle. Las, au deuxième chapitre, plouf, mon enthousiasme est complètement retombé. J'ai complètement déconnecté, l'auteur m'a totalement perdu...  Dans les limbes de la folie de ses personnages ? Je ne sais pas. Une sensation de "too much" ? C'est possible... Si ça n'avait pas été une lecture commune avec toi, je pense que j'aurai abandonné là ma lecture. J'ai poursuivi ma lecture sans conviction, totalement à distance, sans le moindre intérêt pour le devenir de ces personnages. Puis environ au 3/4 du livre je dirai, je suis réentré dans l'histoire, totalement accroché, n'arrivant finalement plus à la lâcher avant la fin ! Fin qui m'a cueilli, fin que j'ai adorée et qui m'a totalement fait oublier mes précédentes réserves.

    

De mon côté je ne l’ai vraiment pas lâché du début à la fin, mais avec un intérêt grandissant au moment de l’internement, de la dissociation de l’âme avec la psyché. J’ai même apprécié cette lenteur progressive mais efficace avec laquelle l’auteur a su nous dresser le portrait de ses héros. J’ai craqué pour la galerie de personnages hauts en couleur de l’institut psychiatrique, Bulle d’air, Yaourt et tous les autres. Que l’histoire nous soit racontée à travers le regard du fils m’a émue, j’ai ressenti énormément d’empathie pour ce jeune garçon plongé trop tôt dans un monde de grands. Avec une mère pareille, qui donne un sens à sa vie en la transformant en un grand mensonge déconnecté de la réalité, on suppose facilement l’effort d’adaptation qu’il a dû déployer pour arriver à trouver le chemin de son propre équilibre.

 

Je n'aurai pas mieux dit. Rien à ajouter ! ^^

 

Un excellent moment de lecture donc, humour, cynisme, excentricité, un régal !

Merci à toi mon kinG pour ce cadeau ! :-*

 

Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

 

 

21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 15:24

 

Qu’est-ce que j’ai aimé m’immiscer dans l’univers des Quatre de Baker Street ! C’est une superbe plongée londonienne au cœur de l’époque victorienne, là où il fallait se la jouer dur pour gagner sa croûte et rester en vie. Je me suis tellement attachée à nos jeunes espions en herbe - Billy, Charlie et Black Tom, l’irlandais - les protégés de Holmes ou les Irréguliers de Baker Street, comme on dit dans le jargon Holmesien. Ce que j’ai surtout aimé c’est le fait que nos héros soient des enfants des rues ! Il fallait de l’audace de la part des auteurs pour les faire évoluer dans un monde de grands, car nos francs-tireurs courent les recoins louches de l’East End, un quartier malfamé de Londres où se côtoient tavernes, ivrognes, mendiants, voleurs, trafiquants, prostituées et j’en passe. D’ailleurs, la petite Betty, 13 ans, se fait enlever par un proxénète et emmener de force dans un bordel. Nos jeunes futés sont bien décidés à la retrouver !

 

C’est vrai qu’on s’attache très vite aux héros de cette histoire, la proximité avec Sherlock Holmes aide beaucoup mais c’est aussi en grande partie grâce au dessin très réussi et aux cadrages très cinématographiques. C’est nerveux, rythmé, la reconstitution de l’époque vraiment convaincante et le travail sur les couleurs superbe.

 

Le scénario n’est pas en reste. On accroche tout de suite et on ne lâche plus la bande avant de connaître le fin mot de l’histoire. Et tu as raison, qu’ils soient des enfants des rues nous les rend d’emblée sympathique, on tremble pour eux, on a envie qu’ils s’en sortent tant les pièges et les chausses trappes sont légions.

 

Et puis la bande est confrontée à une sacrée galerie de personnages. Certains t’ont-ils particulièrement marquée ?

 

Ah ça oui ! (merci de m’ouvrir la porte mon kinG ^^) Il y a tout un délicieux langage propre à l’univers Holmesien, notamment en ce qui a trait aux personnages. Les « Clappendoggen » ou « mendiants qui font semblant d’être infirmes », les « Hommes d’Abraham » également, ces « mendiants qui font semblant d’être timbrés ». Excellent clin d’œil aussi à « Bedlam », un hôpital psychiatrique du borough londonien de Bromley fondé en 1400. Il devait s’en passer de belles là-dedans ! D’autant plus qu’à l’époque on internait quiconque avait un œil de travers. On dit même qu’il a été le théâtre de plusieurs pratiques cruelles et inhumaines. On imagine bien la scène, des médecins en robes blanches aux pratiques sadiques et sanguinaires. Ça devait quand même être quelque chose... Sinon c’est vrai que les dessins sont magnifiques, sans oublier la jolie préface de Régis Loisel du Magasin Général. Quand on y pense, Sherlock avait du cran de payer des gamins pour leur faire accomplir des filatures et recueillir des informations pour son compte ! En gros, c’est une super BD, d’ailleurs merci mon crapaud de me l’avoir fait découvrir.

 

(Pfffff... et tu crois qu’on arrivera à poster ce blabla un vrai jour de « weekend » ? Parce qu’après tout ce sont les blablas du weekend mdrrrrrrr on est trop forts ! ^^ ) 

 

Effectivement, ce serait plus logique... ^^ Bon sinon, content que ça te plaise !

 

J’en termine en précisant que j’ai la chance d’avoir chiné mon exemplaire dans un dépôt-vente. Il est contenu dans un superbe coffret qui comprend aussi un album rigide intitulé Le Monde des Quatre de Baker Street et un album souple intitulé Un jeu de rôle d’aventures et d’enquêtes. Si je ne me suis pas vraiment penché sur le jeu de rôle, je me suis régalé du premier qui est d’une incroyable richesse. Présentation du Londres de l’époque et de L’East End en particulier, de Sherlock Holmes et de ses principales affaires, de la bande des 4, de Watson, Moriarty, Mycroft Holmes, de l’ombre inquiétante de Jack l’éventreur et bien d’autres sujets encore liés à leur univers dont ces mendiants qui t’ont marquée. On découvre également une BD d’une dizaine de planches qui nous est présentée comme la première enquête de nos héros. Bref, un vrai régal que je te recommande !

 

C'est noté mon kinG ! :-)

 

 

Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

 

 

 

22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 19:59

 

Quand j’ai découvert ce manga, Le Mari de mon frère, j’ai tout de suite eu envie de te le faire découvrir. Je me suis dit que toi aussi tu serais touchée par l’humanité de ses personnages principaux.

L’histoire commence quand Mike, type au look de gros bûcheron canadien baraqué, débarque au Japon chez Yaichi, son beau-frère. Détail qui a son importance, Yaichi est le frère jumeau du défunt mari de Mike qui a souhaité venir découvrir le pays de son amour disparu. 

Yaichi n’est pas sans éprouver un certain malaise lié à la présence de cet homme, homosexuel, chez lui, inquiet du qu’en dira-t-on et du jugement de son voisinage. A contrario, sa fille Kana, désarmante de naturel, et sans tous les préjugés qui peuvent encombrer l’esprit des adultes, est super heureuse de la présence de ce gentil tonton venu du froid.

Alors, qu’as-tu pensé de ces trois-là ?  

 
Ce sont des personnages comme je les aime et que l’on croise rarement...
 

Tu avais raison, j’ai même été profondément touchée par leur humanité, leur sensibilité et leur côté introspectif. La petite Kana est craquante et même croquante! Quelle est belle avec son innocence de petite fille épurée de tous préjugés, débordante d’enthousiasme, pleine d’humour et spontanée! Je l’ai trouvé tellement attachante avec ses grands yeux curieux et ses milles questions au tonton Mike, toutes en douceur, assoiffée de comprendre le monde qui l’entoure. Parce que ce tonton elle s’y attache et d’ailleurs, comment faire autrement, il est charmant comme tout! Le portrait type du gros bûcheron bien poilu, bien viril, chemise à carreaux, avec un cœur gros comme ça et habité de sentiments forts. Son mari Ryôji lui manque, il en fait pitié, on voudrait le serrer dans nos bras qu’il en pleure un bon coup et se libère un peu de sa douleur, même si on ressent bien que Kana et Yaichi l’apaisent. Mais comme l’auteur le rappelle avec tendresse, c’est normal de souffrir et d’éprouver de la nostalgie quand on perd quelqu’un qu’on aime. Yaichi n’a pas vu son frère jumeau depuis dix ans, il arrive difficilement à répondre aux questions de sa petite Kana concernant ce frère et l’homosexualité. Ce que j’ai le plus aimé dans son personnage c’est son évolution, ses introspections et ses préjugés qui s’estompent. Au départ déboussolé par l’arrivée de Mike, mal à l’aise et déstabilisé, il prend conscience avec le temps du fait qu’il « était tellement ignorant ». Trois personnages que je n’oublierai jamais tant ils sont beaux!      

Et toi, qu’est-ce qui t’a le plus touché dans ce manga?

 
Difficile de dire ce qui m’a le plus touché, c’est davantage un ensemble de choses/faits qui donne sa richesse à cette histoire : la spontanéité/fraicheur de Kana, les doutes et l’évolution de Yaichi et parfois la détresse/douleur/tristesse dans le regard de Mike face au jumeau de son défunt mari. Peut-on imaginer sans l’avoir vécu ce qu’on peut ressentir en se retrouvant nez à nez avec le jumeau ou la jumelle de l’être aimé qu’on vient de perdre ? Ça a beau ne pas être la même personne, ce doit être particulièrement troublant.

Et sinon, qu'as-tu pensé de la rubrique "Petite leçon de culture gay" ? As-tu appris des choses ?

 
J’peux même pas imaginer le fait de se retrouver face au jumeau (elle) de la personne que l’on vient de perdre. Je suppose que l’on fait face à beaucoup de détresse et de douleur et que le deuil doit être encore plus difficile et long à traverser. En même temps, je me dis qu’au contact de cette personne, le fait de « revivre l’autre » nous aide peut-être à éprouver plus graduellement les maux liés à la perte, comme une soupape de transition émotive. Car il doit être aussi réconfortant de savoir que l’autre « vit » toujours, ne serait-ce qu’à travers une autre personne. Enfin je ne sais pas, il faut le vivre je crois pour le comprendre…

Sinon j’ai trouvé la « Petite leçon de culture gay » super intéressante! Les symboles ou expressions m’étaient familiers mais j’ai appris sur les origines du « triangle rose » comme symbole identitaire, Act Up qui s’en est servi durant l’épidémie du Sida, etc.

Il y a aussi dans ce manga de belles tranches d’humanité, comme par exemple lorsque Mike dit à Yaichi « vous êtes aussi le papa de Kana », sous-entendu « même si vous ne travaillez pas à l’extérieur ». C’est très beau tu ne trouves pas?

 

Superbe oui ! Encore une preuve de la grande ouverture d'esprit que l'auteur instille tout au long de cette histoire ! 
Alors, partante pour la suite ?
 
Je n'ai pas pu résister pantoute à m'offrir le plaisir de lire de tome 2... et même le 3! <3
Alors dans ce prochain Blabla, on s'fait quoi mon kinG d'la banquise?

 

 

Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

 

Pour lire l'avis de ma Rousse et le super billet de From the Avenue

Aussi le magnifique billet de A girl from earth

 

 

 

 

24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 01:16

 

 

Un caleçon qui sèche, étendu sur un fil à linge. Une femme s’empare d’une pomme. Rouge. Le fruit défendu ? Déjà la voilà, elle apparaît, Anne Dorval alias Diane alias D.I.E.

La scène suivante, sa voiture se fait percuter. Elle sort, le front en sang, titubante.

A peine est-il commencé que le film balance déjà entre douceur et violence alternant les moments beaux et tendres avec les moments tendus à la violence verbale oppressante et à la violence physique latente. C’est un film fort et tellement terrible à la fois…

 

Bien vu pour la pomme mon kinG!

 

J’trouve que le génie de Dolan se situe là, dans sa capacité à nous faire pivoter d’une extrémité d’émotions à une autre. On se sent déstabilisé, perturbé même, constamment sur le qui-vive, dans l’attente ou l’anticipation de voir ses personnages basculer et nous entraîner dans leur chute. Ils sont intenses, torturés et expressifs, et quel sens de la réplique! On les ressent en perpétuelle crise identitaire, aux limites de toutes confrontations.

 

Mes auteurs fétiches réunis dans un même film! Tabarnak!!!!!!! (il ne faut pas se gêner pour mettre en valeur cette si belle expression issue du jouale québécois et qu’on doit bien entendre au bas mot une cinquantaine de fois durant le film. J’en connais un dont les majeurs ont dû frétiller de plaisir!) :D

 

Quels sont tes moments préférés ? Moi, j’en ai plusieurs.

 

Celui où Steve met un CD avec la chanson de Céline Dion, On ne change pas. Ils se mettent tous à chanter, même Kyla, et à danser. Comme souvent Dolan fait d’une chanson populaire, que certains prendraient plaisir à dénigrer, un moment fort, un moment de communion entre les personnages et les spectateurs. Et puis on a tous des chansons pourries qu’on a plaisir à réécouter, non ?

 

Celui où Kyla pète un plomb avec Steve. On la comprend… Suzanne Clément est excellente dans cette scène. Un peu comme cette scène dans Laurence Anyways où elle hurle sur une nana ! J’adore !

 

Celui où tout semble aller mieux enfin et que l’écran s’élargit. La taille de l’image choisit par Dolan contribue largement à l’ambiance oppressante du film. Mais très vite, l’écran se rétrécit à nouveau…

 

Hum mes moments préférés, j’en ai plusieurs aussi. J’aurais voulu le revoir pour pouvoir m’en imprégner à nouveau, mais je n’suis pas arrivée à l’trouver, mautadine! Je me souviens pourtant de la scène du caddie et de toutes celles, douloureuses, qui mettent en évidence une relation mère-fils faite de violence, d’incompatibilité à communiquer et de désespoir. Du début à la fin du film on ressent jusqu’au fond de nos tripes la douleur causée par les limites de l’amour maternel et les troubles de l’attachement. Kyla est là pour ramener un peu d’équilibre à travers le chaos. Femme énigmatique, étonnante et mystérieuse, superbement interprétée par Suzanne Clément.

 

Il n’en demeure pas moins que ma scène culte est celle sous l’air de « On ne change pas », je pourrais la regarder en boucle!!! Les trois acteurs sont extraordinaires mais Antoine-Olivier Pilon et Anne Dorval sont explosifs de justesse. J’adore le personnage de Steve et l’acteur qui l’incarne, impulsif, sensible, hyperactif, violent, le portrait type de l’ado TDAH. Et « Die », la mère dépassée, aussi intense que passionnée, excessive, passant du rire aux larmes, alternance entre amour et révolte. Mon actrice chouchou!!!

 

Ah Anne Dorval !!! <3 Impossible de conclure sans ajouter un mot sur elle. Si je trouve les trois acteurs formidables, pour moi elle explose dans Mommy !

Des film de Dolan aux Parents en passant par le Cœur a ses raisons, dans des registres donc totalement différents, chaque fois elle me donne des frissons.

Quel talent ! Quelle est belle ! Quelle est juste !

 

Anne Dorval est une Tabarnak de comédienne, esprit !!! ;)

 

« On ne change pas
On met juste les costumes d'autres sur soi
On ne change pas
Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit
On ne grandit pas
On pousse un peu, tout juste
Le temps d'un rêve, d'un songe
Et les toucher du doigt
»

 

 

Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad !

 

 

 

 

 

C'est l’occasion de te souhaiter un tabarnak de JOYEUX ANNIVERSAIRE Bison !!! Sans oublier de t'offrir cette VIDÉO (CLICKER ICI) qui fait forcément frémir tes majeurs :P 

 

« Attaches ta tuque, tcheck ça ! »

« C’est notre trésor national esprit !!! » :D

 

« D’ailleurs, je me demande si, entre eux, ils se comprennent réellement » ptdrrrrrrrrrrrrrrrrrrr j’t’assure qu’entre nous on n’a pas besoin des sous-titres ... ^^

 

 

 

 

 

 

 

 

20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 00:37

 

 

Sur tes conseils, je suis allé voir Moonlight. Quel film étonnant mais quel beau film ! Ce qui m’a le plus marqué je crois, c’est le rythme. Cette lenteur, ce calme, alors qu’il s’y dit et s’y passe des choses terribles.

 

Crois-tu que la musique y est pour quelque chose? Cette musique je l’ai trouvé enveloppante, vraiment superbe. Une harmonie de douceur vive au milieu du tumulte. Il y a une force dans les notes qui désamorce le drame sans pour autant lui enlever d’importance, qui au contraire met en valeur toute la charge émotive contenue dans ce film intelligent et sensible. Poignant, intense, bouleversant…
Qu’est-ce qui t’a le plus touché durant ces deux heures?
 
Une musique enveloppante et néanmoins contrastée par rapport à ce qui est en train de se jouer.
Qu'est-ce qui m'a le plus touché ? Difficile à dire...
Sans doute ses rapports, compliqués, avec sa mère, cette femme complètement broyée par son addiction, leur impossibilité à communiquer, leur douleur, puis réaliser le paradoxe de la "voie" qu'il va finalement suivre.
 
Ça m’a fait mal cette relation avec sa mère, ce jeune homme introverti qui se cherche et qui n’arrive à trouver aucune réponse auprès d’elle. En ce sens j’ai trouvé le film humainement violent. Toute cette trahison, et l’oppression omniprésente du début à la fin, que la qualité des acteurs rend à merveille!
Certains diront que le thème principal du film porte sur l’homosexualité. Moi je crois que, plus fort encore, il y a la question de l’identité que chacun porte en soi, avec ses doutes et ses interrogations.
Toi, t’en penses quoi?
 
Dirait-on que le thème du film porte sur l’hétérosexualité si telle était l’orientation sexuelle du héros ? Je ne crois pas !
Pour moi, il est question de quête d’identité évidemment, et d’amour, amour au sens large.
L’amour un peu paternel d’un dealer envers un gamin paumé.
L’amour d’une mère pour son fils même si la route sera longue et l’issue incertaine.
Et enfin un amour passé sous silence, sous une chape de plomb même, avant de se révéler enfin…
 
J’suis d’accord avec toi et c’est pourquoi je le soulève, l’orientation sexuelle ne se catégorise pas plus qu’aucun sentiment humain, j’ai d’ailleurs toujours eu horreur des catégorisations qui nous ostracisent, c’est la forme la plus cruelle d’exclusion et d’intolérance. Si les gens ne nous rejettent pas pour nos choix, ils le feront sous d’autres couverts que sont ceux du racisme, des guerres de religion, de l’intelligence cognitive, des inégalités sociales etc
L’identité est un terme plus global et plus juste pour parler des émotions, de la recherche de soi et de son accomplissement. Pour parler de l’Amour...
 
J’t’offre un gros bol de crème glacée avec extra sirop d’érable mon kinG? (le popcorn c’est trop light et banal) :D
 
 
 

 

 
Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad!
 
 
 

 

 

10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 01:33

 

 

Douloureux… C’est le mot qui vient en sortant du dernier film de Xavier Dolan…

 
Je trouve aussi que c'est le bon mot, la douleur de ce fils qui revient après plusieurs années d'absence annoncer sa mort. Il choisit de s'entourer de sa famille pour briser le poids de la solitude. Puis il repart, plus seul encore, étranger dans un univers familial fait de violence contenue et de vieilles rancœurs. Chacun est emmuré dans son indifférence, le poids de ses conflits avec l’autre. C’est donc ça l'égoïsme?
Les silences et les regards dans ce film m'ont arraché le cœur.
Douloureux, c'est le bon mot...
 
Oui, les regards. D'incompréhension, fuyants, interrogateurs, suppliants. Perdus.
Notamment ceux du personnage de Marion Cotillard. Tellement effacée, tellement horripilante, par ses multiples hésitations, et à la fois tellement troublante, tellement touchante. J’ai eu mal pour elle.
 
Si j’ai souffert pour l’un des personnages c’est bien elle. On sent qu’elle porte douloureusement la solitude de chacun. Ils sont tous dépassés par l’incapacité d’accueillir la souffrance de l’autre. Son âme est sur le point de se fissurer. Elle semble supplier celui qui croise son regard de la libérer. Regard désespéré, dissocié de la réalité, sur le seuil de la rupture.
Il existe plus grande solitude tu crois?
 
Je ne sais pas mais on a mal pour elle. Tellement enfermée, empêtrée, avec une telle volonté de bien faire, incomprise alors qu'au final, elle est la seule à comprendre...
C'est vraiment un huis clos oppressant. Étouffant. Suffocant.
Et le seul moment où l'on sort de la maison, je pense à la scène dans la voiture, c'est encore pire. Un lieu en mouvement, avec vue sur la nature extérieure et pourtant, c'est terrible. Encore plus oppressant.
 
J’y ai beaucoup réfléchit en sortant du film. C’est quand même fort, elle est la seule à avoir un lien indirect avec la famille et à la fois la seule à comprendre. Son « détachement » lui donne sans doute la force d’écoute que les autres n’ont pas. L’écoute à travers le regard et les mots…
J’ai eu du mal avec la scène de la voiture, j’avais l’impression d’étouffer. J’aurais voulu ouvrir cette maudite portière pour que Louis échappe à la violence de son frère. C’était tellement insupportablement bien joué que je ressentais une angoisse terrible en moi, il me semble que la scène n’en finissait pas! Comme tu dis, le lieu était en mouvement et en même temps figé dans un espace restreint auquel il est à peu près impossible de fuir sinon qu’en se jetant par la fenêtre. Quelle torture!
 
Aucune échappatoire possible !
Globalement, les acteurs sont remarquables. Moi qui ne suis pas très fans de Vincent Cassel et encore moins de Léa Seydoux, les deux m'ont vraiment bluffé, notamment dans les dernières scènes. On vit avec eux, l'impression qu'ils ne jouent plus mais qu'ils sont.
 
Oui, ils sont tous exceptionnels, Dolan arrive à les mettre en valeur à travers leur rôle. Je ne suis pas non plus une grande fan de Cassel et Seydoux et pourtant ici ils m'ont laissé sans voix, surtout Cassel. Je me dis que quand j'arrive à autant détester la personnalité d'un acteur; c'est qu'il a vraiment fait son travail! J'aurais eu envie à quelques reprises de le secouer un peu, il faut dire que les colériques je les fuis comme la peste!
 
Un film de Dolan assez différent même si on retrouve sa patte. Gros plan, regards, ralentis.
Et notamment dans ces intermèdes musicaux pour le moins décalés. Inclure le tube d'O-Zone dans ce film, il fallait oser !
 
Il m’a tellement fait sourire avec ce clin d’œil musical! Je me suis rappelée le fameux On ne change pas de Céline Dion dans Mommy, une chanson que personne n’oubliera jamais, et pour cause! :D
J’ai lu quelque part que la bande sonore originale est l’œuvre de Gabriel Yared, le même compositeur qui a produit la bande originale du Patient anglais. Je crois que c’est la seule musique de film que je ne me suis jamais achetée dans ma vie. Elle m’avait procuré des émotions fortes, vingt ans après le film il m’arrive encore de l’écouter. Quel talent!
 
Quel talent, c'est aussi ce que je me suis dit à propos de Xavier Dolan après avoir vu ce film !
 
Dolan, sacré jeune prodige, ne cessera jamais de m’étonner! J’attends déjà le prochain avec impatience.
Voilà, je retourne à mon bol de popcorn extra beurre…….. ^^
Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad!
 
Pour lire l'excellent billet du Bison d'un Déjeuner de Famille 
 
Et le tout aussi excellent billet de Guillome From the Avenue
 

 

 

 

 

 

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