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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:05

Les Huit Plaies

Je ne suis…
Ni fille
Ni sœur

J’ai dans le crâne ma propre singularité

Dans la glace je vois
Son visage de triste cire
Qui avance de dos
Mon visage d’ire
Dix formes
Sa crinière de feu
Ma chevelure roussie

Des échos de voix qui me disent…

« Ton horizon est passé... passé... passé...
Il est des étoiles qui meurent...

Meurent... meurent...
Sans détonation
Que l’on efface... efface... efface...

d’un trait de couteau... couteau... couteau...
Mais dans le noir... noir... noir...

Elle brille... brille... brille...
En silence sans éclat »

(Nous aussi…
Puis-je faire demi-tour)

Je suis…
Mi-vivante
Mi-morte

Car en mon âme et…
Consciente

J’ai brûlé toutes les comètes
La première…
Un parent (il me semble)
La deuxième…
Un autre parent semblable
Puis…
1
2
3
4
5
6
Frères et sœurs
(Qui manquent (tous) à en mourir)

Une amphore
(Mon urne funéraire)
Où je garde de délicates
Et violentes gouttes de sang
Mes huit plaies

Et quand minuit
Réveille le vampire
Somnolent
Que la soif frénétique
De l’absence m’engloutit
Je mélange mon sang
Au leur…

Je redeviens fille d’eux… et sœur d’eux…

Fille

Et

Sœur

 

Saphariel

13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 22:24

CG BACKGROUND AP54101

 

L’étoile


Toi qui brille dans le ciel
Oui, toi jolie étoile
Tu t’amuses très bien avec ton amie la lune
Tu brilles dans le ciel pour éclairer nos maisons
Toi et ton amie la lune vous nous aidez à surmonter nos peurs
Et à la fin de la nuit vous nous dites :
"Au revoir !"

5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 21:36

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J’ai eu la chance de voir dernièrement le spectacle de Robert Charlebois, « 50 ans de carrière en 50 chansons ». Mes coups de cœur? Ses vieux classiques... : « Si j’avais les ailes d’un ange », « J’t’aime comme un fou », « Entre deux joints », « Je reviendrai à Montréal », « Te v’la », « Un gars ben ordinaire », « Lindberg »… Ceux qu’on associe à l’évolution de la société québécoise, des grands bouleversements du 20e siècle. C’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que le chanteur revenait sur ses premières chansons, celles qui ont marqué l’effervescence du Québec des années 70.

 

Évidemment, je l’avais déjà vu quelques fois sur les Plaines d’Abraham dans mes jeunes années (sourire). Aux Francofolies de Montréal aussi... Mais là, j’ai assisté à un spectacle magnifique dans une petite salle intimiste. Inoubliable… 

 

IMG 2454

 

Si j'avais les ailes d'un ange: http://www.youtube.com/watch?v=R-_j9t-Oit0

Te v'la: http://www.youtube.com/watch?v=WonqpteprKw

Entre deux joints: http://www.youtube.com/watch?v=QrQda5C3nzQ

Lindberg: http://www.youtube.com/watch?v=PSqhNWoUt-Q

J't'aime comme un fou: http://www.youtube.com/watch?v=uh3Clu0JOVk

Je reviendrai à Montréal: http://www.youtube.com/watch?v=Al1F2eiPkTI

Un gars ben ordinaire: http://www.youtube.com/watch?v=dG4TPKdraxQ

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 23:22

Toscane, juillet 2013

 

Italie 2013 1047

 

 

Italie 2013 1052


29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:43

Premier de corde et...

 

Selon les autres,

Il n’a jamais eu le moindre potentiel

Ce long périple de discorde, d’impotent ciel

Jamais plus d’une corde à son arc

Un irrésistible désir de s’épandre aux coups du sort

Une envie plus que folle de se pendre.

Aujourd’hui ça tombe pile poil, il pleut des cordes!

Tenir la corde, c’est dans ses cordes :

De la main cordialement elle passe à son cou

Epis que pendre et pis s’éprendre de ce qui lui pend au nez :

Une morve toute bleue, pied de nez ?

Et au cou, qu’est-ce qui lui pend :

Une corde toute raide ;

Il tire la langue, jeu du pendu ?

Non, rien n’a changé, depuis tant de temps

Tant damné né, d’années néfastes

Qu’il y était sur la corde raide.

O miséricorde sa femme

Qui ne se repent pas, s’accorde du bon temps

En sus pendue au cou de son amant

Qui la prendra à ses dépens, lamentations…..

O misère, rit corde sensible de voir que

Tout concorde jusqu’aux cendres épandues.

Serait-ce inutiles leurres de remettre

Les pendus à l’heure ?

Ça dépend :

Si les leurres sont les leurs

Si ces leurres ont l’heur de leur plaire;

Ça dépend surtout si leur heure a sonné.

 

JC.ELOY Tianjin 18/07/2013

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:42

Sang-carnation

Pour les coups de bouche
Je suis sans cœur...
Pour les coups de chair
Je suis sang mort...

Pour tant et tant

Le Sous-bois
L’Homme-nie-présent
Désincarné

Née-en-moins

Parfois

Les coups ont du cœur
Ils se blottissent
Comme des blessés
Sous les combles
Dans l'obscur
Dans l'inavoué

Attendant d'accomplir leurs destinés

"Ô las mémoire !
Les Moires sont à l'affût
De l'Histoire
Des Heures
De l'inévitable..."

Morte langue
La Nona court en artères

Frénétiquement

Et je plonge

Et je vole

Pour le meilleur
Pour le rire
Le rien
L'acte
Indocile
Aérien
Contradictoire

Et je vole
Et je plonge

Frénétiquement

Inversion des pôles

L’abysse est en haut
L’illumination est en bas

Magnétisme en vers
Vers l’uni

Morte en haut
Vivante en bas

Sous la tombe
Creusant une galerie

Sous les bombes
Menant au filon

Sous un linceul
Les mains dans la boue

J’ai trouvé
Un Chef-d’œuvre
Rare
Précieux

C’était un cœur
Bleu nuit
Embourbé

Et...

Il battait

Battait... battait... battait... battait... battait...

Et...
(Depuis)

Je ne suis plus
Sans cœur...

Mais je reste
Sang mort...

 

Saphariel

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:41

En Terre de Sienne

Le Passé est une malle
Forestière
Où la vie vante…
Cloître
Je déterre
L’être en G...
Son corps
Méconnu
Famélique
Terreux
Le désosse
(Des os ?)
Des eaux
Se hisse
L’informe…
Elle
Mais...
Qui s’y glisse
Cilice
Là…
Est le délice
Yeux péchés
Origine…
Elle
Le Passé
Est une malle
Façon
Maître
De la mise
En taire
La Floraison
Se fera essence
(De)
Ciel
Et
Sans en faire

Plus
Que nécessaire
Je creuserai...
Dieu que
L’appelle est sourd
Et

J'entends
La pelle...
Si lourde
Je déraisonne… !?
(Sans doute)
Pourtant l’Arbre
Sémantique...
Ce n’est pas moi
(Nul doute)
Disons juste que…
Le Passé
Est une malle
En mal de Mai…
Moires
Disons-lui
Sans fosse
Pudeur
(Plus aucun doute)
Comment ce
Mal jardinier
Cette cheire
Terre de Sienne
Viole ma voie
D'une...
Suture
De deux...
Couture
Deux.. trois...
Griffures
Sous
Un Tertre à Fleurs
De
Silence
Un silence
Affleure de mort

 

Saphariel

24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 16:04

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Depuis des lustres, j’entends parler des sœurs Brontë, icônes de la littérature anglaise, et mon choix premier s’est arrêté sur Jane Eyre dont on entend les échos un peu partout. Initialement, ce livre avait été publié sous le pseudonyme masculin de Currer Bell pour des raisons qui semblent échapper au commun des mortels. C’est, à mon sens, un livre qu’il faut avoir lu un jour ou l’autre, inévitablement.

 

Jane Eyre est une jeune orpheline lorsqu’elle sera prise en charge par sa tante, Mrs Reed, une femme autoritaire et méprisante, qui n’a de regard que pour ses trois enfants - d’où l’ironie de l’emploi du mot « prise en charge », à l’encontre de « chaleureusement accueillie ». Vous aurez saisi la nuance … À l’âge de 10 ans, elle intégrera un pensionnat dirigé par un homme qui l’humiliera à son tour. Cette jeune femme rebelle, indépendante, intelligente et passionnée, sera en pleine révolte face à un monde bourgeois auquel elle aura peine à s’identifier. Elle suscitera non seulement la haine de sa tante, mais celle de ses enfants, dont John, qui ne manquera aucune occasion de la frapper, voire la martyriser. Elle mettra du temps à trouver l’amour, à le comprendre et l’accepter, l’empreinte de son enfance demeurant en elle, tenace et fragile. Jusqu’au jour où elle rencontre Rochester …

 

Il est le propriétaire du château où elle devient sa pupille. Cet homme est mystérieux, solitaire, sec, froid et méprisant, ses traits sont sévères et, malgré tout, il amène un changement dans la vie monotone de Jane. Et elle tombe amoureuse … Elle lui voue une admiration profonde que j’ai eu du mal à saisir, au vu du portrait de l’homme que je viens de définir. Mais j’ai lu quelque part que ce livre est présenté comme l’autobiographie de l’héroïne, ce qui en dit long sur l’identité de ses modèles familiaux. Quoi qu’il en soit, Rochester s’intéresse aussi à Jane, d’abord à ses dessins, puis finit par lui témoigner une certaine affection. Elle déchantera vite lorsqu’elle apprendra qu’il en courtise une autre et qu’il se sert d’elle comme exutoire à ses propres fantaisies, faisant fi des sentiments qu’elle éprouve à son égard. J’ai détesté ce personnage tout le long du livre pour ce jeu cruel auquel il s’est livré … Et les sentiments subséquents de sa part n’ont trouvé en moi l’écho d’aucune absolution.

 

Charlotte Brontë trace avec doigté un portrait de famille où la folie est maîtresse et le respect dérisoire. Les traces de son propre héritage transpirent de chaque page. On y parle de trahison, d’espoir, de la reconstruction de l’âme, bien au-delà des pertes et des deuils, et de l’amour, aussi … On ne peut qu’en sortir bouleversée. 

21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:52

(Vidéo - You Tube)


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kennedy and khrushchev in vienna 1961

 

      Russians

 

In Europe and America, there's a growing feeling of hysteria
Conditioned to respond to all the threats
In the rhetorical speeches of the Soviets
Mr. Krushchev said we will bury you
I don't subscribe to this point of view
It would be such an ignorant thing to do
If the Russians love their children too

How can I save my little boy from Oppenheimer's deadly toy
There is no monopoly in common sense
On either side of the political fence
We share the same biology
Regardless of ideology
Believe me when I say to you
I hope the Russians love their children too

There is no historical precedent
To put the words in the mouth of the President
There's no such thing as a winnable war
It's a lie that we don't believe anymore
Mr. Reagan says we will protect you
I don't subscribe to this point of view
Believe me when I say to you
I hope the Russians love their children too

We share the same biology
Regardless of ideology
What might save us, me, and you
Is that the Russians love their children too


Sting

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 00:00

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En refermant le livre sur la dernière page, une première question m’est venue à l’esprit : « Est-ce que le roman autobiographique est un prétexte à l’expression publique de sa folie? » De me poser la question même m’a semblé un euphémisme … Car si l’écriture semble, pour beaucoup de ces auteurs marqués au fer rouge, l’exutoire le plus efficace à la libération des épisodes marquants de leur vie, le roman autobiographique ne s’associe que très peu dans mon esprit aux sentiments sains et dépourvus d’une certaine révolte.

 

La famille Goolrick a quelques traits en commun avec les Jardin et Gary de ce monde, et ce n’est pas peu dire … Ne vous méprenez pas sur mon appréciation à leur sujet, Romain Gary demeure mon écrivain culte. Dans la tourmente, certains auteurs, tels que lui, ont cet avantage, allié à la richesse de leur personnalité, de pouvoir tirer la profondeur de sentiments forts et le talent pour les mettre en mots. Robert Goolrick n’a sans doute pas eu, à mes yeux, le même génie de transformer les maux en des mots aussi imagés et forts de sens, mais je ne lui enlève pas le courage de les avoir affrontés par ce médium. Il faut dire, aussi, que certaines histoires nous dérangent plus que d’autres, sans doute en partie parce que nous nous y associons dans certains passages. Bref, j’ai eu du mal à le terminer et je me suis même demandé où l’auteur avait pu puiser la force d’écrire ce roman sans s’effondrer avant la dernière page.

 

Le moins qu’on puisse dire est que ce livre est d’une noirceur inqualifiable, dense et à la limite de l’insupportable. Après avoir dressé, dans les premiers chapitres, un sombre aperçu de chacun des membres de sa famille, Robert Goolrick plonge tête première dans les réminiscences de son passé, plus spécifiquement dans la bourgeoisie des années 50, à l’époque où son cadre familial baignait dans les cocktails et l’alcoolisme. Entre sa mère tyrannique, sa tante attardée, ses grands-parents alcooliques (comme tous les autres d’ailleurs) et son père abuseur, en passant par son frère tout aussi sain d’esprit, Goolrick arrive à peine à survivre à ses maintes tentatives de suicide. Il se drogue aux tranquillisants et aux neuroleptiques, se défonce à la cocaïne, s’automutile, sans oublier de sombrer dans la promiscuité avec des hommes, des femmes, au gré de ses humeurs. Ce qu’on ressent avant tout en lisant ce livre, c’est la terrible tristesse qui envahit tout son être et aussi la part de responsabilité qu’il s’attribue dans cette déchéance familiale. Il demeure convaincu que tout a explosé le jour où il a publié son premier roman, Chronique du dormeur, où il parlait publiquement de sa famille. Pas étonnant qu’il se soit retrouvé interné dans un asile de fous. Robert Goolrick est un grand dépressif. Une phrase tirée du livre est assez représentative de son état de pensée : « En période de chagrin, on attend que quelque chose se passe, mais ce que l’on attend s’est déjà produit. » 

 

Si ce roman est certes bien écrit, l’auteur nous raconte son enfance malheureuse comme un récit de vie digne des manuels de psycho à l’usage des étudiants assoiffés d’en apprendre sur les empreintes familiales dévastatrices. J’en ai déjà lu suffisamment quand j’étais sur les bancs d’école. Je laisse ces ouvrages à ceux ou celles qui pourront mieux les apprécier...

 

férovevrai

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