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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:23

    eros-et-psyche

 

Eros et Thanatos


J’aime les trains de soir qui emportent au seuil 
Des tunnels de la nuit des voyageurs hagards ; 
J’aime le rouge et noir du soleil qui se bat 
Et vit son dernier cri dans un sanglant nuage ; 

L’appel blanc des mouettes au bleu de l’océan, 
Ton ventre qui me veut vivant dans son écrin, 
La mort pâle qui guette un ultime faux-pas, 
L’arbre qui s’élève à l’invite du ciel. 

J’aime 

J’aime le cœur des fous battant quatre cents coups, 
Les larmes que l’un verse à la douleur de l’autre, 
Le vent qui va sifflant les notes du néant, 
Les flocons fossoyeurs des fastes de l’été. 

J’aime la mort qui vient, c’est le prix de l’amour ; 
Si j’étais éternel, éternelle la nuit ! 
Le désir inutile aurait tissé l’ennui, 
Je ne t’aimerais pas … Et je ne vivrais pas. 

Théo

Novembre 2006

16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:21

L’AMOUR CEST LE PIED (1)


Loin de moi toute idée de vous faire marcher même si ça vous faisait les pieds… plus nickelés, ça me ferait-il de belles jambes pour autant? Aussi bien bel entrain qu’en bagnole l’amour ça serait le pied, sans vouloir mettre ce pied dans le plat, ni tirer dans les pattes de qui conque ou pas : Elle est où la notice, comment fêtons pour savoir si ça marche ou pas et au pas: Suffit-il d’un simple appel du pied ou des deux, sachant qu’avec les deux, il y a de grande chance qu’on ne sache plus sur quel pied danser ni marcher, sans être un mille pattes ni même juste cent-pieds, vous vous imaginez mélanger vos pieds à les trier, les traîner les caser ou pire les casser, ça ne serait plus le pied ! Ou alors, l’amour n’est peut-être qu’un simple regard ou carrément un appel plein fard, autel cas on pourrait affirmer que l’amour est ce temple dont les yeux sont les jambes de force où les hommes vont prier; après tout, un simple regard c’est à l’œil mais ça peut être payant.

Certains vous diront que ça marche tout seul, comme sur des roulettes, comme si se rouler quelques patins (à roulettes russes?) ça suffisait à répondre à la pelle du pied qui O pas sage pue de la gueule (comme un pied de nez alors) ! D’autres pas plus bêtes que leurs pieds vous diront que ça ne se fait pas par-dessus la jambe (mais entre les…) deux jambes en l’air de rien, simple enjeu de jambes, pour sûr que jambes en l’air ça fait lever la patte (de velours ?) mais alors comment garder les pieds sur terre? Il paraît qu’en amour il ne faut pas lever le pied mais plutôt bien tenir la jambe ; lever le pied c’est logiquement ne plus rien avoir sous le pied, certes, mais ne pas lever le pied c’est donc garder le pied au plancher, certains(es) de guerre lasse en viennent même à lever le camp, preuve que l’amour ce n’est pas toujours le pied, levé ou pas en tout cas pas toujours le V de la victoire)! Admettons, vous lui tenez la jambe, soit elle prend son pied et au pied levé se pend à votre cou lisse ou pas, soit elle en a par-dessus la tête et prend ses jambes à son cou tordu (comme sa tête) et s’éclipse en coulisse, du coup vous n’êtes pas là de la revoir et c’est bien fait pour vos pieds!

Est-il utile de préciser que quand on parle de prendre son pied, il s’agit du sien mais pas celui de l’autre encore que pour un unijambiste, on pourrait con- cevoir qu’il veuille prendre le pied de l’autre, bien sûr il devra lui tenir la jambe un peu mais s’il tombe sur une bonne patte et que la greffe prenne, pourquoi pas, la morale ne peut pas réprouver une telle pratique benêt vole, n’est-ce pas charitable de mettre la main à la patte? Sans aller jusqu’à la patte brisée bien entendu. Pour le cul de jatte l’exercice devient un peu plus corsé, d’une part quand on n’a plus pied on peut se noyer d’autre part pour que ça marche il va lui falloir tenir la jambe aux deux, rassurons le, l’amour ne se fait pas forcément à quatre pattes, il pourra toujours leur serrer la patte, tout au plus il risque une simple mise à pied! In fine, il parait qu’en amour, quand on se prend la tête, on risque de perdre pied; hélas quand on prend son pied, on perd la tête! On ne gagne jamais alors, y gagnerait thon à ne jamais participer à ces concours de circonstances plus exténuantes qu’atténuantes. Qu’importe qu’on gagne ou qu’on perde, on récolte ce qu’on s’aime éperdu- ment. A ce niveau de résonnement de cloche, pour que ça marche même à cloche- pied, que l’amour se mette en branle, il faut d’abord vérifier le dit niveau sinon on s’en branle-bas du combat et c’est la panne des sens assurée; ensuite être bien sûr qu’au moins deux cœurs soient en état de marche. Faudrait-il le prendre avec des pincettes? Comme il n’y aurait pas d’amour sans sexe ou l’inverse, ces pincettes seraient bien à propos pour éviter les MST. Si vous n’y voyez aucun rapport, moi oui, il est intime et vous comprendrez donc que je ne veuille point m’étaler ici ! Ça paraît tiré par les cheveux, pourtant, pour toutes ces femmes à queue de cheval, surtout celles à cheval sur les principes: L’amour, ça serait le pied des stalles! M’enfin de là à ruer dans les rencards! Je vous fais une fleur en admettant que l’amour fleure bon mais reconnaissez que parfois il n’est pas tout rose, surtout celui repu du pied, celui qui nous fait oublier les épines, épines engendrant le pus, le pus en gendre en la gangrène de star. L’amour ça serait le pied, beau pied, mon œil, d’ailleurs, peut-il marcher en marche arrière: il paraît que oui, alors pourquoi pas tirer un petit coup de pied dans l’cul, sous ou pas soûls liés ou point liés, serrés bien enlacés, c’est chaud sûr mais si le cul vous botte, pourquoi pas, moi-même je le confesse contre fesses avec vous: si vous trouvez ça beau: à vos pieds, à vos marques, prêts… partez mais de grâce sans le saboter, ça lui serait fatal surtout si vous êtes sensible à sa beauté ! En amour on marche soit sur la tête soit sur des œufs, même que moi avec ma tête d’œuf, à toujours mettre les pieds dans le plat, ça finit en omelette, mais ne dicton pas : on ne fait pas d’homme blet sans lui casser les œufs! Ça tient-il du miracle: Certains(es) tout en marchant sur la tête réussissent quand même à retomber sur leurs pieds (JC a bien marché sur l’eau!).

Ah l’amour : c’est à prendre à l’essai ou apprendre à laisser ou tout simplement se méprendre son pied dans le tapis!

 

JC, Tianjin, octobre 2012

15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 19:21

L’AMOUR C’EST LE PIED (2)


Si malencontreusement l’amour marchait………… dans la merde, ça serait le pied que ça soit le pied………………… gauche (ça porte bonheur); vous connaissez la combine, donc pourquoi pas marchez dedans! L’amour ce colosse, est-ce le pied……………………………………………………………….. d’argile: Ce cas d’échéance* ça ne peut être qu’avec des capotes en glaise! L’amour, est-ce le pied……………………………………………………………………………………… marin : Sentiments qui s’évaporent avec une femme dans chaque pore et toutes qui pensent qu’en chaque homme sommeille un porc. L’amour, est-ce le pied……………………………………………………………………………………… d’égalité : Avec les femmes en cuisine et les hommes au salon !                                       

L’amour, est-ce le pied……………………………………………………………………………………… de guerre: Trêve sur l’oreiller avec l’amour mis aux nues ; pour cent balles, t’as plus rien, un casse-tête que d’aller au casse-pipe. L’amour, est-ce le pied… de grue : Inconvenant : Dans un lieu incongru et froid, tu fais les cent pas, elle ne vient pas et tu te fais gruger. L’amour, est-ce le pied… de biche: Plus du vol mais du viol et des années à bramer à travers des barreaux. L’amour, est-ce le pied….

Enflé : Polichinelle dans le tiroir, pas très commode et 9 mois d’attente avant de se dégonfler ! L’amour, est-ce le pied….

Paquets cas d’os pas franco de porc mais de moutons du…. L’amour, est-ce le pied…. à terre : Adultes taire leur pied à terre comme couples libertins, le pied mais point liés! L’amour, est-ce le pied…. de poule : sont ailleurs, sons plus riches, œufs d’or à La-Napoule, la nana poule dort! L’amour, ne le prenons pas au pied de la lettre, surtout si c’est celle de la rupture!

 

*sans apostrophe, ça le fait aussi!

 

JCE Tianjin Octobre 2012

26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 21:04

Source : Lionel, photographe

Son blog photos : http://www.flickr.com/photos/lionelducreau

 

Ah Québec ... ! Merci Lionel 

 

Québec - juin 2010

 

Québec

Juin 2010

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:47

Source : JM

 

Ce coucher de soleil auvergnat, sur les Combrailles, ne pourra que m'inciter à visiter un jour cette belle région que tu habites. Merci de tout coeur JM:)

 

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Auvergne

Février 2013 

Published by Nad - dans Vos soleils
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 10:11

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Toni Morrison, qui obtient avec Beloved le prix Nobel de littérature, est la première femme noire à recevoir cette distinction. Elle obtient également le prix Pulitzer, l'une des plus hautes consécrations littéraires américaines. Inutile de vous dire que ce livre est « considéré » comme un chef-d'oeuvre. J'ai pourtant mes réticences – et ceux qui me connaissent le savent - face aux prix à hautes distinctions littéraires : Nobel, prix de l'académie française, etc … J'ai en tête notamment L'attrape-coeurs de Salinger, avec ses émotions mal abouties et ses longueurs, à la différence près que Toni Morrison est une femme et une combattante. Et qu'ainsi, j'ai beaucoup de respect pour l'écrivaine ... Mais pourquoi faut-il que plus souvent qu'autrement ces prix littéraires soient mortellement ennuyants ? Je l'ai terminé avec supplice. J'irais presque à le comparer dans sa lourdeur à La route de Cormac McCarthy.

                   

L'histoire se déroule à Bluestone Road, dans les années 1870, aux États-Unis. Sethe est hantée par le souvenir de sa fille, qu'elle a tuée par amour maternel pour lui éviter l'abomination de l'esclavage (je ne vous révèle rien, c'est dans la quatrième de couverture). Ses pas quotidiens, ancrés dans un labyrinthe de souffrances et d'horreurs, sont alourdis par la culpabilité. Toutefois, jamais l'auteure ne figera ce personnage dans la victimisation. Sethe est une femme courageuse et forte, libre et maître de son destin. Elle est sans doute à l'image de cette femme-auteure, Toni Morrison, s'étant battue pour le droit des femmes.

 

Survient alors Beloved, énigmatique et mystérieuse, qui exorcisera les démons du passé de Sethe. Qui est cette femme? Je ne peux pas vous en révéler les secrets, mais là, Tony Morrison a eu une idée de génie, il faut bien l'admettre … Tout était là pour en faire un grand bouquin...

 

L'esclavage est représenté sous deux formes, celle du corps et celle de l'âme. Cette prison intérieure, vécue dans le tourment et l'isolement, est tout aussi dévastatrice et l'auteure nous le rend avec doigté. En peu de temps, nous nous retrouvons habités de toute part par les souffrances de cette mère.

 

L'écriture demeure douce et poétique. Il y a peu ou pas de transition entre les allers-retours du présent au passé, ce qui amène de la confusion. Au fil des pages, je ne peux pas dire que j'ai fini par m'y habituer et la formule m'a beaucoup agacée. Et puis, ce livre est lent, très lent, en plus d'être teinté d'une intolérable noirceur. Mais une chose est certaine, il est vraiment bouleversant ... Et Beloved m'a hantée longtemps après avoir refermé le livre.

 

morrisson

11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:31

Source: Lionel, photographe

Son site photos: http://www.flickr.com/photos/lionelducreau

 

Mille mercis Lionel, tu pouvais difficilement me faire plus plaisir!  Quel magnifique cadeau ...

Mille mercis à toi aussi Line d'y être allée:) Il faisait quand même froid ...

Je vous aime!

Nad xxx 

 

Lachine - février 2013

 

Lachine, Québec

Février 2013

Published by Nad - dans Vos soleils
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:00

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Zoé se plaignait à son père que l'orange qu'il lui avait donnée pour son lunch ne goûtait pas bon. Et de lui dire: En plus, elle était très difficile à « éplurer » !

 

Zoé, 8 ans

9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 21:46

Source: Lionel, photographe (un GRAND photographe:))

Son site photos: http://www.flickr.com/photos/lionelducreau

 

coucher soleil 2

 

Parc de la Rivière-des-Mille-Iles

2009  

 

coucher soleil1

 

Parc de la Rivière-des-Mille-Iles

2009  

Published by Nad - dans Vos soleils
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 00:17

La puissance des vaincus

 

Je n'ai jamais parcouru un roman de 1000 pages avec une telle énergie! Wally Lamb a un talent indéniable pour la rédaction de romans costauds. Il capte notre attention dès le départ, nous subjugue au point où l'on ne peut plus lâcher le livre, puis nous amène vers une finale sans ambiguïté, qui répond aux divers suspenses tout en affinant, dans un dernier aveu, la complexité des traits de personnalité de chaque personnage.

 

L'histoire est merveilleusement bien écrite, dense, d'une richesse peu commune... Elle analyse la recherche identitaire avec finesse. Mais avant tout, elle oppose la folie et la normalité chez les jumeaux identiques. Thomas est un schizophrène paranoïaque qui a des obsessions délirantes, et son frère jumeau, Dominik, est sain d'esprit. Ainsi débute le roman alors que Thomas, dans une bibliothèque, se tranche la main au nom de la paix, pour protester contre l'intervention militaire au Koweit. Dans son délire, il est persuadé que la CIA et le président Bush sont de connivence contre lui, que le FBI et le KGB veulent le supprimer et qu'il a été choisi par Dieu pour sauver le monde.

 

S'ensuivra chez Dominik une longue introspection visant à le défaire de sa rage et de sa culpabilité, de son impuissance et de ses remords, de sa détresse psychologique et de sa solitude. Pourquoi aurait-il défié les lois de l'hérédité en échappant à la psychose de son frère? Un retour dans les recoins les plus obscurs de leur histoire familiale tentera d'y répondre, par l'entremise d'une thérapie. Jusqu'à se demander, au final, lequel des deux frères est le plus souffrant ...

 

Ce roman aborde en parallèle le chagrin d'amour, la perte, le deuil et surtout, le pardon. L'histoire est authentique sans jamais sombrer dans le pathos. La représentation du milieu carcéral psychiatrique est troublante de vérité. C'est à mes yeux un véritable chef-d'oeuvre … J'irai remercier la gentille libraire que j'aime tant chez Renaud-Bray, d'avoir presque insisté pour que je l'achète, parce que je serais passée à côté d'un excellent moment de lecture...

 

L’avis d’Eeguab

 

lambokok

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