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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:36

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"Né en Allemagne, où ses parents faisaient leurs études, Corneille passe son enfance au Rwanda. C’est en 1993 qu'il se découvre une passion pour la chanson. Il fait alors partie d’un groupe R'n'B au Rwanda, et s’initie à l’écriture de textes et à la composition musicale. Il trouve ses influences dans la soul et le funk américain, ses « maîtres chanteurs » s’appellent Prince, Marvin Gaye, Stevie Wonder et Michael Jackson. Le groupe enregistre une démo puis remporte le concours "Découverte 1993" de la télévision rwandaise.

 

Il a seize ans lors du génocide, sa mère est Hutu et son père Tutsi. Un groupe armé entre dans la maison familiale et tue ses parents ainsi que ses frères et sœurs. Corneille assiste au massacre, il survit car il s'est caché derrière un canapé. Il s'enfuit au Zaïre à des jours de marche, et trouve un refuge chez un couple allemand ami de ses parents.

 

En juillet 1997, il quitte l’Allemagne pour poursuivre ses études en communication à l'Université Concordia de Montréal. Quelques mois après son arrivée au Québec (Canada), il fait la rencontre de Pierre Gage et Gardy Martin (alias Gardy Fury), avec lesquels il forme le groupe R'n'B O.N.E. Grâce au talent d'écriture et de composition de Corneille, O.N.E classe leur titre "Zoukin" no 1 de l'airplay canadien.

 

Il abandonne le groupe en janvier 2001 pour poursuivre sa carrière solo. Il recentre son écriture sur son vécu et prépare son premier album.

 

En 2002, il participe à plusieurs projets. Il compose et écrit le titre « Ce Soir » pour la compilation COCKTAIL R&B 2 (Ghetto R'n'B/Sony Music), ainsi que le titre "Si seulement on s'aimait" pour l'album Hip Hop Folies avec les featurings de Passi, Daddy Mory, K-mel, Sniper, Nâdiya, Sheraz, EJM, Nathalie Loriot, La Fouine, etc."


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Redemption Song 

 

Seul au monde 

 

Laissez-nous vivre 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 15:50

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Suis-je objective lorsque je commente Marie Laberge? Absolument pas! Mais tenez-vous-le pour dit, je l’assume très bien … Qu’importe les sujets abordés, sa fine psychologie et la force de ses dialogues arrivent chaque fois à me plonger dans l’univers dramatique de ses personnages pour en vivre tous les états d’âme, du plus subtil au plus profond. Je ressens cette émotion difficilement exprimable que ses mots me rejoignent là où mon âme est la plus sensible. Le rapport que j’entretiens face à ses écrits est viscéral, oui, c’est le mot juste … ils m’atteignent, me perturbent, me font pleurer parfois, rire aussi et surtout, ne me laissent jamais indifférente. C’est ce qui me plaît avant tout dans la littérature, la force qu’ont certains auteurs, à travers leurs écrits, de laisser en nous une trace palpable des lieux, des personnalités, des atmosphères, bien après en avoir refermé les pages. Marie Laberge y arrive avec grâce …

 

Dans ce roman policier (son deuxième après « Sans rien ni personne »), elle s’attaque, si je puis me permettre l’expression, à un sujet fort délicat : les abus sexuels perpétrés par les membres de l’église. Elle illustre avec insistance la difficulté d’obtenir justice face aux institutions religieuses ; les victimes se faisant ordonner de garder le silence et de respecter l’ensemble de l’église, de la protéger et de ne pas la salir en dénonçant des agresseurs repentants auxquels le diocèse a déjà pardonné. Elle ne manque pas de rappeler que les gens abusés sont souvent considérés comme des pêcheurs indignes qui ont attiré les prêtres dans la disgrâce. L’Église est ainsi allée dans le même sens néfaste que la psychanalyse en culpabilisant les enfants face aux actes commis à leur égard et en achetant le silence des victimes. En ignorant la maltraitance et les abus, elle a laissé planer le doute et l’incertitude chez elles, en plus d’avoir été complice des gestes violents posés par ses membres.

 

Ce roman est écrit, comme toujours et pour mon plus grand plaisir, dans un québécois pure laine que les lecteurs non familiers avec ses expressions pourraient avoir du mal à suivre. Loin de sombrer dans le chauvinisme, Marie Laberge reste fidèle à ses racines et fière d’y appartenir. Marie Laberge est une auteure authentique, que je pourrais comparer en ce sens à Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Victor-Lévy Beaulieu, etc … Dans ce roman policier, elle allie ses talents de dramaturge à ceux de romancière. L’intrigue est bien ficelée et intelligente. Le dénouement final est mené avec brio. Si la plupart de ses romans abordent des sujets controversés, certains sont récurrents, comme l’exclusion sociale. Les dialogues sont savoureux, opposant deux enquêteurs, l’une québécoise, l’autre français. Les chocs culturels qui en résultent de part et d’autre m’ont fait sourire … L’atmosphère est palpable, on se croirait même dans ce petit coin reculé du Québec, à Sainte-Rose-du-Nord. Hommage à la citation de Camus en début de livre. Une autre merveille …

20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:09

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Ange d'Asie

 

Trempe trempe mon ange, aux eaux chaudes du Gange 

Ton petit pied agile, aux eaux jaunes qui filent ; 

Mange avec moi la mangue et prête- moi ta langue, 

Ce poisson qui frétille au plaisir des papilles ! 

 

Douce douce est ta main qui connaît le chemin 

Des points géaschéi à l’envers du sari, 

Et qui trotte menu sur la terre inconnue 

De ma peau rajeunie par ta peau de sushi. 

 

Une fleur que j’effeuille allongé sur les feuilles, 

Et qui s’ouvre pour moi dans un parfum d’émoi, 

M’apprend l’hindoustani en douces litanies 

Et prie les dieux d’Angkor pour qu’encore et encor. 

 

Un mage assis aux rives de Vaanarasi, 

Donne ton corps promis aux eaux saintes d'Asie

A mon vieux corps voleur de ta jeune magie. 

 Trempe, trempe mon ange en mon âge ton âge. 

 

Théo

Juin 2006

20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:08

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Temple d'en-corps et encor

 (Hommage à Gérard Manset)


Je vois les ruines aux larmes tombées de bruine,
D’un temple encor et toujours rebâti,
Que visitent pèlerins repentis ;
Angkor est grand, ton corps est froid, que je contemple.

A l’ambre ample de l’ombre de notre temple,
Que visitent grands amants et petits,
A genoux, sur les mains, le nez dans les cailloux,
Je crois en toi et aux dieux de l’Asie.

Je croise en eux leur regard immobile,
En la sagesse sise sur leur corpus débile,
Et sous le feu des questions du silence,
Je suis statue, moi aussi, qui avance.

Statue de sel que ton regard savoure,
Reine Khmère, Princesse de l’amour,
Statue de celle qui me laisse au rivage,
Rescapé lapidaire des pierres sans âge.

Mange la mangue à la saveur de langue, ose ;
Hier, née de l’humus des fleurs de lotus rose,
Tu boudais, assise en Bouddha près du fleuve,
Je goûtais ta blanche peau toujours neuve.

Douce saveur dans corps et en corps,
Je bois ton thé au verre souvenir,
Je bois ton corps au vert devenir,
Tu es mon temple d’Angkor et encore.


2005

20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:05

Les Huit Plaies

Je ne suis…
Ni fille
Ni sœur

J’ai dans le crâne ma propre singularité

Dans la glace je vois
Son visage de triste cire
Qui avance de dos
Mon visage d’ire
Dix formes
Sa crinière de feu
Ma chevelure roussie

Des échos de voix qui me disent…

« Ton horizon est passé... passé... passé...
Il est des étoiles qui meurent...

Meurent... meurent...
Sans détonation
Que l’on efface... efface... efface...

d’un trait de couteau... couteau... couteau...
Mais dans le noir... noir... noir...

Elle brille... brille... brille...
En silence sans éclat »

(Nous aussi…
Puis-je faire demi-tour)

Je suis…
Mi-vivante
Mi-morte

Car en mon âme et…
Consciente

J’ai brûlé toutes les comètes
La première…
Un parent (il me semble)
La deuxième…
Un autre parent semblable
Puis…
1
2
3
4
5
6
Frères et sœurs
(Qui manquent (tous) à en mourir)

Une amphore
(Mon urne funéraire)
Où je garde de délicates
Et violentes gouttes de sang
Mes huit plaies

Et quand minuit
Réveille le vampire
Somnolent
Que la soif frénétique
De l’absence m’engloutit
Je mélange mon sang
Au leur…

Je redeviens fille d’eux… et sœur d’eux…

Fille

Et

Sœur

 

Saphariel

13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 22:24

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L’étoile


Toi qui brille dans le ciel
Oui, toi jolie étoile
Tu t’amuses très bien avec ton amie la lune
Tu brilles dans le ciel pour éclairer nos maisons
Toi et ton amie la lune vous nous aidez à surmonter nos peurs
Et à la fin de la nuit vous nous dites :
"Au revoir !"

5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 21:36

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J’ai eu la chance de voir dernièrement le spectacle de Robert Charlebois, « 50 ans de carrière en 50 chansons ». Mes coups de cœur? Ses vieux classiques... : « Si j’avais les ailes d’un ange », « J’t’aime comme un fou », « Entre deux joints », « Je reviendrai à Montréal », « Te v’la », « Un gars ben ordinaire », « Lindberg »… Ceux qu’on associe à l’évolution de la société québécoise, des grands bouleversements du 20e siècle. C’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que le chanteur revenait sur ses premières chansons, celles qui ont marqué l’effervescence du Québec des années 70.

 

Évidemment, je l’avais déjà vu quelques fois sur les Plaines d’Abraham dans mes jeunes années (sourire). Aux Francofolies de Montréal aussi... Mais là, j’ai assisté à un spectacle magnifique dans une petite salle intimiste. Inoubliable… 

 

IMG 2454

 

Si j'avais les ailes d'un ange: http://www.youtube.com/watch?v=R-_j9t-Oit0

Te v'la: http://www.youtube.com/watch?v=WonqpteprKw

Entre deux joints: http://www.youtube.com/watch?v=QrQda5C3nzQ

Lindberg: http://www.youtube.com/watch?v=PSqhNWoUt-Q

J't'aime comme un fou: http://www.youtube.com/watch?v=uh3Clu0JOVk

Je reviendrai à Montréal: http://www.youtube.com/watch?v=Al1F2eiPkTI

Un gars ben ordinaire: http://www.youtube.com/watch?v=dG4TPKdraxQ

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 23:22

Toscane, juillet 2013

 

Italie 2013 1047

 

 

Italie 2013 1052


29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:43

Premier de corde et...

 

Selon les autres,

Il n’a jamais eu le moindre potentiel

Ce long périple de discorde, d’impotent ciel

Jamais plus d’une corde à son arc

Un irrésistible désir de s’épandre aux coups du sort

Une envie plus que folle de se pendre.

Aujourd’hui ça tombe pile poil, il pleut des cordes!

Tenir la corde, c’est dans ses cordes :

De la main cordialement elle passe à son cou

Epis que pendre et pis s’éprendre de ce qui lui pend au nez :

Une morve toute bleue, pied de nez ?

Et au cou, qu’est-ce qui lui pend :

Une corde toute raide ;

Il tire la langue, jeu du pendu ?

Non, rien n’a changé, depuis tant de temps

Tant damné né, d’années néfastes

Qu’il y était sur la corde raide.

O miséricorde sa femme

Qui ne se repent pas, s’accorde du bon temps

En sus pendue au cou de son amant

Qui la prendra à ses dépens, lamentations…..

O misère, rit corde sensible de voir que

Tout concorde jusqu’aux cendres épandues.

Serait-ce inutiles leurres de remettre

Les pendus à l’heure ?

Ça dépend :

Si les leurres sont les leurs

Si ces leurres ont l’heur de leur plaire;

Ça dépend surtout si leur heure a sonné.

 

JC.ELOY Tianjin 18/07/2013

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:42

Sang-carnation

Pour les coups de bouche
Je suis sans cœur...
Pour les coups de chair
Je suis sang mort...

Pour tant et tant

Le Sous-bois
L’Homme-nie-présent
Désincarné

Née-en-moins

Parfois

Les coups ont du cœur
Ils se blottissent
Comme des blessés
Sous les combles
Dans l'obscur
Dans l'inavoué

Attendant d'accomplir leurs destinés

"Ô las mémoire !
Les Moires sont à l'affût
De l'Histoire
Des Heures
De l'inévitable..."

Morte langue
La Nona court en artères

Frénétiquement

Et je plonge

Et je vole

Pour le meilleur
Pour le rire
Le rien
L'acte
Indocile
Aérien
Contradictoire

Et je vole
Et je plonge

Frénétiquement

Inversion des pôles

L’abysse est en haut
L’illumination est en bas

Magnétisme en vers
Vers l’uni

Morte en haut
Vivante en bas

Sous la tombe
Creusant une galerie

Sous les bombes
Menant au filon

Sous un linceul
Les mains dans la boue

J’ai trouvé
Un Chef-d’œuvre
Rare
Précieux

C’était un cœur
Bleu nuit
Embourbé

Et...

Il battait

Battait... battait... battait... battait... battait...

Et...
(Depuis)

Je ne suis plus
Sans cœur...

Mais je reste
Sang mort...

 

Saphariel

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