Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 18:27
Des mensonges dans nos têtes - Robin Talley

« Les mots de l’homme sont pires qu’une gifle »

 

1959, en Virginie.

 

Je m’appelle Sarah Dunbar, j’ai 18 ans et je suis Noire. Si je vous le dis, c’est que dans mon histoire ce tout petit détail prend toute son importance. En septembre dernier, avec ma sœur Ruth et quelques élèves Noirs, nous avons intégré le Lycée Jefferson, un collège de Blancs. Le juge fédéral a émis son verdict, nous sommes les premiers Noirs du comté de Davisburg admis dans l’enceinte d’une école blanche. Au premier jour, nous n’avions même pas encore franchi la grande porte que les insultes fusaient dans tous les sens. Ici, nous n’étions pas les bienvenus, nous n’étions qu’une bande de « sales négros ». On nous a jeté des pierres, craché en pleine figure, balancé des coups de pieds, des coups de bâton, on s’est même fait agresser dans les couloirs. On s’est fait traiter d’agitateurs, d’intégrationnistes, on nous a violenté et regardé avec dédain, comme si le noir de notre peau était sale et contagieux. L’autre jour, mon ami Chuck s’est tellement fait tabasser qu’il s’est retrouvé à l’hôpital, entre la vie et la mort. À tous ceux qui croient que les Noirs sont inférieurs, j’aurais envie d’hurler que l’ignorance et le mépris de l’autre sont des actes bien plus faibles, qu’ils témoignent de la peur de reconnaître une richesse dans les différences… 

 

« Tous les hommes sont créés égaux » - Thomas Jefferson

 

Mais mon histoire ne s’arrête pas là, au contraire, je crois qu’elle est vraiment née le jour où j’ai rencontré Linda, une rousse aux yeux bleus, Blanche en l’occurrence. Son père est rédacteur en chef de la Gazette de Davisburg, un raciste ségrégationniste qui véhicule dans ses éditoriaux des messages haineux à l’encontre des Noirs. Et mon père travaille pour lui…

 

« Tout ce qui se passe, c’est la faute des Noirs »

 

« Les gens de couleur ne sont pas aussi intelligents »

 

« D’accord, je n’ai aucune envie de travailler pour un homme qui jette un verre à la poubelle parce qu’il croit que je l’ai touché, mais je ne pense pas que papa ait davantage envie de travailler pour un homme qui écrit des éditoriaux sur l’infériorité des Noirs. On n’a pas toujours le choix. »

 

Dans les premiers temps, je comprends Linda d’avoir été un peu hostile envers moi. J’ai réalisé qu’elle s’obligeait à ne pas contredire son père même si elle était en désaccord avec lui. C’est un homme violent, il l’a déjà battue pour n’avoir pas tenue les mêmes opinions que lui. Ce doit être terrible pour elle d’avoir chaque jour à affronter de l’intérieur ce discours ambivalent entre les mots de son père et la naissance de ses sentiments à mon égard. Au début, je la jugeais de ne pas s’assumer et de ne pas agir. Jusqu’au jour où elle a pris ma défense et s’est fait traiter de « lèche-nègres ».   

 

« J’essaie d’imaginer ce que ça doit être de réfléchir à quelque chose si fort qu’on finit par se rendre compte qu’on s’est trompé toute sa vie. De déclarer devant tous ceux que l’on connaît qu’on a changé d’avis. »

 

Avec le temps, les choses ont changées, nous avons cessé de nous cacher la réalité et choisi d’être nous-mêmes. Nous ne comprenions pas ce que nous « faisions de si mal ». Le blanc et le noir c’est qu’une couleur de peau, plutôt bien assortie je trouve. Et les sentiments que j’éprouve pour Linda portent les couleurs de l’amour.

 

Je m’appelle Sarah Dunbar, j’ai 18 ans et je suis Noire. Je suis même la première Noire diplômée de Jefferson. J’ai la fierté de reconnaître le courage que j’ai eu d’assumer mes choix et d’affronter la tête haute le regard des autres.

 

Robin Talley signe ici, avec son premier roman, un hommage émouvant aux précurseurs de toute une génération de jeunes qui ont eu la force de s’être battus au nom de leur dignité. Ils sont à mes yeux des héros…

 

Des mensonges dans nos têtes, une envie de vivre librement sa vie.

 

« Nous nous punissons nous-mêmes pour des fautes qui n’existent que dans notre tête et nous finissons par nous convaincre que ce que nous faisons est mal. Voilà dix-huit ans que je crois ce que les autres me disent sur le bien et le mal. À partir de maintenant, c’est moi qui décide. »

 

Un IMMENSE coup de coeur dont je dois la découverte à mon sweet manU! 

Merciiii! :-*

Des mensonges dans nos têtes - Robin Talley
Des mensonges dans nos têtes - Robin Talley
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 02:05
Le problème avec Jane - Catherine Cusset

« C’est exactement ça le problème avec toi Jane. Si ça ne marche pas c’est à cause de toi.

-De moi?

-Tu es tellement passive. C’est toujours moi qui dois tout faire. Et quand une fois je te demande de faire un truc, un seul, tu sens que je n’en ai pas envie. Super.

-Tu veux dire, demanda lentement Jane en le regardant, que je suis toujours trop passive?

-Oui

-Tu veux dire qu’on n’a jamais bien fait l’amour?

-Exactement

-…si c’est vrai, tu sais quoi? Paie une pute! »

 

Il paraît que t’as un problème, Jane. Pourtant, je viens de terminer ton histoire et je me dis que qu’à ce compte, on a tous un sacré problème! À l’amour comme à la guerre, que celui ou celle qui ne s’est jamais trompé jette la première pierre… Plutôt, je te trouve extrêmement courageuse. Déjà, tu as eu la force de nous parler de ces hommes qui ont marqué ta vie. Et tu l’as fait avec la franchise de quelqu’un qui n’a plus rien à prouver ni à perdre, et dont le temps lui a permis de reconnaître sa propre valeur.

 

Le problème avec toi, Jane, c’est que tu es une femme comme toutes les autres. Authentiquement imparfaite, tu rayonnes de tes qualités et tu grandis de tes limites. Le chemin que tu empruntes t’est unique, il t’appartient pour autant que tu ne laisses personne le tracer à ta place…

 

Eh oui, on se cherche, on se trouve et puis un jour, le cœur fourmille de sentiments doux. On se touche, on se découvre et on s’abandonne. Plus fort que tout, on se sent libre de cet amour assez vrai pour nous permettre de rester soi-même. Mais t’as raison, Jane, parfois il peut aussi nous faire tellement mal. C’est peut-être alors le temps de se demander ce que l’on cherche vraiment…  

 

Alex t’a laissé sans nouvelles depuis des jours. Et si c’était lui le problème? Et ton étudiant et ex petit ami, Josh, rien à faire de mieux celui-là que de se mettre à te psychanalyser! C’est lourdaud, tu ne trouves pas?

 

« Le problème avec toi, c’est que tu n’aimes pas ton corps. Tu refuses d’être une femme : c’est pour ça que tu n’as jamais eu d’orgasmes. Tu ne sais pas te détendre »

 

Effectivement, celui-là, il ne donne pas très envie d’avoir un orgasme! Bon, après il y a eu Norman, qui lui t’a demandé 20$ pour l’aider à payer l’addition au premier rendez-vous, quelle classe! D’autant plus qu’il croule sous l’argent à ne plus savoir quoi en faire. Il paraît que sa femme lui coûte cher, le pauvre. Ah oui, sa femme, le détail qui tue… On parlait de « faire des erreurs », mais ça, comment aurais-tu pu te douter qu’il était tellement égoïste? Enfin, il y a eu aussi Eyal, quelle brute! Puis Francisco, ton confident le plus intime, celui qui embrasse comme un Dieu.

 

« Elle repassait dans sa tête les images de la veille, leurs corps sur le tapis, la bouche d’Éric, sa poitrine large avec le duvet châtain, ses épaules musclées. Ses fesses rondes et fermes, ses cuisses, ses mollets parfaits et, au bas de son ventre, le sexe doux et brun tout petit quand il reposait sur l’oreiller des couilles et qui se gonflait sous les doigts de Jane jusqu’à se dresser, si grand qu’elle avait chaque fois l’impression d’être vierge. Juste la bonne taille. Elle aimait tout de lui. Sa langue rentrant entre les lèvres de son sexe, la fouillant ou l’effleurant avec délicatesse… »

 

Jusqu’au jour J d’Éric. Éric est celui de l’Amour avec un grand A. Pour lui, tu étais prête à renoncer à bien des choses, même à ce projet qui te tenait tant à cœur, avoir des enfants. Un jour, n’en pouvant plus, tu as aussi touché le fond et connu le désespoir d’un amour en chute libre. En venant enseigner le français à Old Newport, en banlieue de New-York, tu pensais refaire ta vie. Tu as vécu bien des peines, mais tu es restée celle que tu avais toujours été, une femme complexe et libre, sauvage, belle, indépendante, douteuse et insécure. En ce sens tu y as gagné tout ce qu’il y a de plus important au monde, le respect de toi-même. Et moi je t’admire…

 

Mais un mystère demeure. Qui peut bien être cette personne qui t’a envoyé anonymement un manuscrit portant le titre « Le problème avec Jane »? Et qui te connaisse assez pour raconter des détails intimes de ta vie, de la relation avec ton père à tes orgasmes?

 

Une lecture toute en tendresse et désespoir, de l’amour à l’acharnement, de la passion à la révolte. À travers une écriture parfois crue parfois douce, mais toujours émouvante...

 

Une auteure dont je dois la découverte à ma voyageuse de Lili! :D

Le problème avec Jane - Catherine Cusset
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 21:43
Les poissons ne ferment pas les yeux - Erri De Luca

« Maintenant encore, dans les nuits allongées en plein air, je sens le poids de l’air dans ma respiration et une acupuncture d’étoiles sur ma peau. »

 

***************

 

« À l’intérieur passait le spectre d’un petit arc-en-ciel. Là, j’ai su que la cascade est une merveille différente du feu d’artifice. J’aime la neige, la grêle et le saut à pic d’une cascade. J’admire l’avalanche, l’air déplacé comme une gifle, l’écroulement d’une paroi qui se détache avec sa charge de neige. J’aime l’eau qui plonge en descente, mais pas le feu qui s’élance vers le haut et veut monter, se cabrer et s’effriter en cendres. »

 

Erri De Luca revient avec nostalgie sur l’été de ses dix ans. Enfant casanier amoureux de la mer, chaque été il se rend sur l’île d’Ischia, petite île italienne située au nord du golfe de Naples. Il préfère la solitude des journées de pêche, ou encore la pureté des heures écoulées à regarder les pêcheurs tirer sur les filets, à l’encombrement des bandes de jeunes. D’ailleurs, les autres garçons de l’île le méprise, il est même rué de coups qu’il encaisse sans chercher à se défendre.    

 

« J’étais allé moi-même au-devant de ces coups, pour obliger mon corps à changer. »

 

Car l’été de ses dix ans, le corps du jeune Erri est emprisonné dans l’enfance, aux frontières d’un monde de grands qui lui est encore étranger. Il réalise avec douleur la vulnérabilité inhérente à ce qui nous est inconnu. Il prend aussi conscience de cette haine possible au coeur des humains, celle qui cache une fragilité plus grande encore que la peur. Cette tristesse comme une « contamination de nerfs étirés jusqu’à leur point de rupture et qui met du vinaigre dans les larmes. ».

 

Puis il apprend l’amour…

…d’abord à travers celui qu’il perçoit de ses parents, un amour difficile à comprendre et invisible à l’œil nu. Et puis celui des autres enfants de l’île, alors qu’ils découvriront les premiers émois d’un baiser ou les frissons d’une main fuyante de curiosité sur un territoire encore fragile. Mais un seul sera plus dense encore, parce qu’il ébranlera à la fois sa chair et ses émotions, et que les changements qu’il provoquera en lui bouleverseront sa vision du monde : celui de la fillette du Nord. Près d’elle il apprendra les battements du cœur. Et le sens du mot aimer…

 

« Ça a commencé par ma main, qui est tombée amoureuse de la tienne. Puis ça a été le tour des blessures, qui se sont mises à guérir très vite, le soir où tu es venue me voir et où tu m’as touché.

-Alors, tu aimes l’amour?

-Oui, mais c’est dangereux, il en sort des blessures. »

 

« Elle se détacha de mes lèvres avec un claquement. J’étais resté immobile à la regarder. « Mais toi tu ne fermes pas les yeux quand tu embrasses? … Les poissons ne ferment pas les yeux. » Les deux allongés sur le sable reprenaient leur souffle dans des geignements… »

 

« Ferme ces maudits yeux de poisson!

-Mais je ne peux pas. Si tu voyais ce que je vois, tu ne pourrais pas les fermer. »

 

Ce court roman est une pépite d’or où repose une enfance marquée par l’amour dans tout ce qu’il peut contenir de tristesse, de vibrations du cœur aux sentiments les plus vifs. Dans cette petite chambre de l’île d’Ischia, entouré des livres de son père, l’adulte raconte l’enfant de dix ans qu’il était, et combien ces livres lui ont appris le monde des grands...

 

« À travers les livres de mon père, j’apprenais à connaître les adultes de l’intérieur. Ils n’étaient pas les géants qu’ils croyaient être. C’étaient des enfants déformés par un corps encombrant. Ils étaient vulnérables, criminels, pathétiques et prévisibles… Ce qui me gênait le plus, c’était l’écart entre leurs phrases et les choses. Ils disaient, ne fût-ce qu’à eux-mêmes, des paroles qu’ils ne maintenaient pas. »

 

« Aucune habileté dans un domaine n’a pu corriger la conscience de l’insuffisance que j’ai de moi-même »

 

Cinquante ans se sont écoulés…

… et l’enfant né dans la période d’après-guerre nous livre un témoignage extrêmement touchant.

 

Les poissons ne ferment pas les yeux, une prose poétique d’une infinie douceur. Plus qu’un immense coup de cœur, ce roman est un chant d’amour <3 <3 <3

Je ne l’oublierai jamais…

 

Voir le billet de DIDI

Les poissons ne ferment pas les yeux - Erri De Luca
9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 01:09
Il ne faut pas parler dans l'ascenseur - Martin Michaud

« Je me suis posé la question dès ma toute première montée : pourquoi personne ne parle dans un ascenseur? »

 

…« Quand il se sent piégé, l’homme se replie sur lui-même »

 

Après avoir été séduite par S.A.S.H.A., vol 459, mon premier rendez-vous avec l’auteur, je me retrouve maintenant, par l’entremise de ce deuxième thriller psychologique, à passer mes journées – et quelques nuits blanches d’une enquête sordide – avec l’inspecteur Victor Lessard, enquêteur à la ville de Montréal. Il faut se le dire, le gars manque nettement de nuance, pour ne pas dire de délicatesse, il est rustre, cru, sec, aussi tranchant qu’une arme blanche. Mais moi il me plaît bien ce Lessard. Il met du piquant dans mon quotidien, cette petite touche épicée dans la douceur d’un bol de crème glacée au sirop d’érable. Mais là je m’égare… :D   

 

C’est donc l’histoire de Simone, designer Web chez Dinar Communications, une agence de pub. Hasard ou force du destin, au moment où elle sort du boulot, ce jour-là, une berline noire fonce à toute allure et la happe violemment. Elle passe vingt-quatre heures dans le coma. Qu’est-ce qui peut bien se passer dans l’autre monde et qui s’incruste si solidement à la chair qu’on se trouve changé lorsqu’on en revient?  

 

Suite de l’interrogatoire… Prenez votre temps Simone, essayez de nous parlez de Miles. Vous le connaissez depuis longtemps? Merde, c’est le fruit de votre imagination ou quoi? Hallucinations? Folie? Reprenons à zéro, comment se fait-il que les lieux autour de vous aient subi autant de transformations? Au fait vous l’avez rencontré où ce Miles? Vous cherchez à prendre la fuite d’un événement traumatisant ou quoi?

 

« Mes idées se bousculaient. Je me sentais prisonnière d’un monde où la réalité et mes hallucinations s’affrontaient, avec mon cerveau et ma santé mentale comme champ de bataille. »

 

C’est bien ce que je disais! Je me retrouve après ce deuxième rendez-vous avec Martin Michaud à me dire à quel point l’auteur arrive à me séduire avec son sens de l’analyse et sa fine psychologie. Sa plume est incisive et laisse une trace nette sur la chair de l’âme, qu’il manipule malgré nous avec tellement de soin qu’il arriverait à en convaincre le plus sceptique d’entre nous. Les mystères entourant la psyché humaine et les limites de la santé mentale, juste avant le point de rupture avec la folie, sont autopsiés avec doigté ; les déviances sexuelles, la paranoïa, les personnalités limites, les traumatismes de l’enfance et les psychoses de toutes sortes. Le sujet de la mort est placé sous la loupe d’une analyse poussée qui met en premier plan cette autre réalité de laquelle certains individus reviennent ou non : le coma. Et puis avant tout, on y parle des effets irréversibles des avancées médicales, de l’aveuglement de notre société vis-à-vis les fautes qu’elle commet et de déresponsabilisation...

 

« Je suis schizophrène, et moi aussi. » - Carl Jung

 

Un deuxième rendez-vous 100% réussit en compagnie de Martin Michaud, quand la folie côtoie le désir de vengeance…

 

Les autres thrillers signés Victor Lessard :

 

-La chorale du diable, 2011

-Je me souviens, 2012

-Violence à l’origine, 2014

 

Parce que c'est l'année du Québec chez mon sweet manU :D

Il ne faut pas parler dans l'ascenseur - Martin Michaud
23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 03:06

Joyeuses fêtes sur les airs de Beau Dommage! :D

Nad xx

 

sapdenoel 

 

23 décembre

 

Vidéo(clicker pour l'écouter, vous en ressortirez le sourire aux lèvres, c'est promis! ^^)

 

Beau Dommage

 

J'ai dans la tête un vieux sapin, une crèche en d'sous

Un Saint-Joseph avec une canne en caoutchouc
Était mal faite pis j'avais frettte
Quand je r'venais d'passer trois heures dans un igloo
Qu'on avait fait, deux ou trois gars, chez Guy Rondou

J'ai d'vant les yeux, quand j'suis heureux, une sorte de jeu
Qu'on avait eu une sorte de grange avec des bœufs
La même année où j'ai passé
Le temps des fêtes avec su'a tête une tuque d'hockey
Parce que j'voulais me faire passer pour Doug Harvey

{Refrain :}
23 décembre, Joyeux Noël, Monsieur Côté
Salut ti-cul, on se r'verra, le sept janvier

J'ai sur le cœur un jour de l'an où mes parents
Pensant bien faire, m'avaient habillé en communiant
Chez ma grand-mère c'était mon père
Qui s'déguisait en Père-Noël pour faire accroire
Que les cadeaux ça v'nait pas tout de Dupuis Frères

{Au refrain}

Ça m'tente des fois d'aller la voir pis d'y parler
Fée des étoiles, j'peux-tu avoir un autre hockey?
J'ai perdu l'mien, beau sans-dessein
J'l'ai échangé contre des photos où on voit rien
Une fille de dos qui s'cache les fesses avec les mains

{Au refrain} x2

 

00004606.lrg

Published by Nad - dans Musique
commenter cet article
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 23:34
St-Raphaël sous le soleil, une poutine à portée de main...

Un groooooooos merci à toi mon mangeux d’poutine, c’est tellement bôoooooooo!!!

 

Je vois d’ici la scène… alors que le soleil se couche, il sort son plat de poutine et sa bouteille de Margaux. Il ne lui manque qu’une chose, quelques tounes de Pink Floyd pour accompagner ce moment aussi magique que gastro-nomique… MDRRRR (merci de rien…)

 

ÉchoesWish you were here et Hey you (clicker sur le lien)

 

(le trio parfait avec la Poupou et Margot) ^^

 

Gigalitres de bave from Québec!

St-Raphaël sous le soleil, une poutine à portée de main...
St-Raphaël sous le soleil, une poutine à portée de main...
Published by Nad - dans Vos soleils
commenter cet article
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 23:12
Secrète Alliance

Secrète Alliance


Même si je suis le ciment de ton mouroir
La laide heure dont tu parles me décime…

D’un attrait subtil la secrète Horreur
Le Secret gelé m’est emblème de cœur
Sous la Peau damnée le sceau est bombe
Un pied dans le vide et l’autre en tombe

Même si je te vois en ce morne miroir
La raideur dont tu te pares m’abîme…

D’une souillon exilée ivre de fange
Le sépulcre exhale sa brise étrange
Un mal entendu des accords stridents
La voix sépulcrale épouse l’occident

Même si je suis le repère de ton savoir
La froideur dont tu t’armes me lamine…

D’une frontière aux infusions de narcisse
La Furie se meut dans le couloir factice
D’une fondrière aux allures de gangue
Le Fossile déploie sa mauvaise langue

Même si je me vois en ce reflet d’ivoire
Ta force d’âme - Mirenfant - me fascine…

 

Saphariel

14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 03:44

C’est tellement Magnifique… <3

 

Ces couleurs chaudes et les mouvements de l’arbre qui semblent figés au milieu d’une danse avec le vent. C’est plein de vie, c’est plein d’amour… !

 

Ce que j'donnerais pour voir cet arbre chaque matin au soleil levant et chaque soir pour bercer mes nuits. Je viendrais y poser mes rêves, mes désirs, mes bonheurs et mes instants fragiles...

 

J’me demande… est-ce que l’oiseau s’est perché quelque part sur une branche ?

 

« L’oiseau ne fait jamais palabre avec l’arbre, car il finit toujours par s’y poser »

Proverbe ivoirien

 

Merci mon sweet manU, si tu savais comme ces soleils éclairent mes journées. Il n’y a pas plus beau cadeau…

L'oiseau finit toujours par s'y poser...
L'oiseau finit toujours par s'y poser...
Published by Nad - dans Vos soleils
commenter cet article
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 02:11
L'ultime secret de Frida K. - Gregorio León

Un thriller politique situé dans le Mexique de Frida Kahlo, j’allais me régaler c’est certain! À Mexico ont débuté les préparatifs pour la célébration du centenaire de la naissance de l’artiste. Au même moment, des autels sont profanés, la guerre est déclarée à la Santa Muerte. Vierge des oubliés ou Sainte des narcotrafiquants, elle est cette figure emblématique d’un mouvement religieux mexicain - un squelette habillé d’une robe de mariée. Alors que des stripteaseuses sont retrouvées mortes avec cette icône macabre tatouée sur le sein gauche, dans une galerie d’art, un autoportrait de Frida avec un colibri dans la main droite (représentation de l’amour), dédicacé à Trotski, est volé. L’inspecteur Machuca et Daniela, une jeune détective privée, enquêtent…

 

Le contexte historique mouvementé dans lequel Gregorio León nous plonge est captivant, envoûtant, hypnotique! Du moins, et je reconnais manquer d’objectivité, pour ceux qui affectionnent ce pays autant qu’il me fascine. Le Mexique est donc divisé entre ceux qui défendent El Peje et ceux qui ont voté pour le Parti d’Action Nationale de Gustavo Madero Muñoz (enfin, même si en vérité il n’existe à mon sens qu’une seule division, marquée par une ligne géographique avec les États-Unis…). Néanmoins, l’auteur manie avec brio des allers retours entre le Mexique d’aujourd’hui et celui des années 40 à la Maison Bleue, 7 de la rue Coyoacan où habitaient Frida et Diego avec leurs invités Trotski et Natalia Sedova. Vous devinerez que je tournais les pages avec l’enthousiasme de retrouver le couple d’artistes! Gregorio León en a si bien peint la réalité que pour un instant je me serais cru dans une toile de l’un ou de l’autre à partager des fajitas tout en discutant Révolución…   

 

L’autoportrait de Frida dédicacé secrètement à Trotski est donc l’élément clé autour duquel pivote le roman. Il fait l’éveil notamment d’une correspondance entre les amants pour le moins compromettante. Alors que Diego s’était battu pour trouver un asile à Mexico à Trotski et sa femme, l’invité partageait le lit de son hôtesse. Il ne faut pas non plus se méprendre, je ne suis pas à faire l’apologie de Diego qui avait, à l’heure ou Frida se payait du bon temps, couché avec la moitié de Mexico! Trouvant donc refuge à la Maison Bleue, en dépit de leurs différents politiques, les deux hommes se lient d’amitié, du moins pour un temps. Si Rivera avait fait triompher la Révolución avec ses convictions politiques de gauche, le second, héros de la révolution d’Octobre et phare de la pensée marxiste, travaillait à une biographie sur Staline.

 

Quel régal que ce thriller politique! En plus d’y relater les frasques du couple, leur histoire, leur idéologie, leurs déchirures, leurs tromperies et plus encore, Gregorio León n’y va pas de main morte pour illustrer les corruptions, souvent d’actualité, entre l’église, les narcotrafiquants, la police et le milieu de la prostitution. 

 

J’ai dit déjà que je me suis régalée? :D

L'ultime secret de Frida K. - Gregorio León
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:53

vo« La Rochelle et Québec, deux villes situées sur le 46e parallèle Nord, sont unies par leur histoire. »

 

C’est fou comme j’suis impatiente de revoir un jour le soleil se coucher à l’Est du Québec!

 

Et pourquoi pas sur le 46e parallèle Nord…

…le soleil se couchant au chant des grenouilles qui croassent avec leur accent divin de colons d'marais charentais… ^^

 

Note pour une certaine grenouillE : les mouches trempées dans l’sirop d’érable et flambées au Cognac, c’est un met charentais qui doit te plaire non? Enfin, j’me pose la question comme ça, là…… J’me dis que se craquer quelques mouches en admirant un coucher de soleil ce doit être exquis. Pffffffffffff j’suis tellement romantique…… ptdrrrrr

 

Merci de me permettre de rêver avec ces superbes photos ma sweet grenouille...

 

Crôa Crôa BZzzZzZzzZzz

La Rochelle s’endort au chant des grenouilles
La Rochelle s’endort au chant des grenouilles
La Rochelle s’endort au chant des grenouilles
La Rochelle s’endort au chant des grenouilles
La Rochelle s’endort au chant des grenouilles
Published by Nad - dans Vos soleils
commenter cet article

L'amarrée Des Mots

  • : L'amarrée des mots
  • L'amarrée des mots
  • : « Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi... » - Eric-Emmanuel Schmitt
  • Contact

En ce moment je lis...

 

 

Rechercher