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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 23:29

ciel-nuit

 

La nuit     

 

La nuit on meurt    

On meurt de nous   

On meurt debout    

La nuit, de peur.   

 

Nuages en robes blanches qu’un vent soulève     

Inconstantes vapeurs, où êtes-vous ? 

Il  est des chemins perdus interdits de rêve,    

Que jonchent et sont épars souvenirs de nous.   

 

Le jour un pleur      

Un pleur de nous    

Un pleur, c’est tout    

De jour trompeur.   

 

Visages roses de l’amour que le temps creuse      

Masques du bonheur, que dites-vous ? 

Oubliées les vagues  bleues de  chair heureuse,    

La mer qui se retire est grise en ses remous.   

 

La nuit debout      

Je meurs de nous    

Amour trompeur 

Un pleur, c’est tout.    

 

Théo

2013/2014

commentaires

manU 03/01/2017 08:10

Très beau...

Nad 05/01/2017 02:49

La plume de Théo (c'est l'ami qui habite en Auvergne) est sublime et unique. C'est d'une beauté à couper le souffle...
Merci d'être passé ici sweet yoU :-*

Théo 31/03/2014 19:48

Chère Nad,

il est vrai que chez moi, le souci de la prosodie est secondaire, mais je suis sensible à la musique des mots. J'aime beaucoup la poésie "libre" ou ce qui s'en rapproche. Sur le fond, on dira que
j'écris avec le bout du coeur ... :-)
Et je t'embrasse du bout des lèvres :-)

Nad 31/03/2014 20:12



J’ai remarqué, depuis le temps que je lis tes mots
que j’aime tant, que jamais tu ne t’objectes à un pied de trop dans un vers ou que tu conserves une rime à tout prix. Sans doute parce que tes poèmes sont écrits avec le bout de ton cœur, et que
ce dernier ne sacrifie jamais le sens profond au profit du superflu. C’est ce qui rend ta plume si vraie, si dense et si belle…



Gros becs, magicien des mots



Nad 16/03/2014 18:38

Mon cher J-M…
J’ai lu quelques poèmes de toi qui alternent ainsi les strophes en nombre de pieds, et je les adore dans le rythme, la musicalité. Juste le temps de reprendre notre souffle pour traverser la
nouvelle vague d’émotions. Dur à expliquer, mais j’aime énormément. Et puis pour le fond, c’est toujours aussi profond et dense, ce qui fait la beauté de tes poèmes. Jamais que du vent… Le manque
et l’amour, exprimés si bien en ces seuls vers : « La mer qui se retire est grise en ses remous ».
Bises

Théo 13/03/2014 15:55

Merci Saphariel ... De toutes façons, chez notre amie Nadine, il n'y a que du bon :-)).
Bien, je vais soigner mes chevilles :-)

Nad 16/03/2014 18:42



Quand on écrit si bien, il faut accepter quelques
enflures :-)



Tu es le magicien des mots…



Saphariel 13/03/2014 15:45

Des images fortes et de l'émotion à te lire... merci...

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