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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 15:48

Le Spectre de l’étrange... Ère

L’étrange est un être naïf
Un cadavre... intime
L'espoir... l'errance
Un désert si familier
J'ai ce tendre bourbier
D’où surgit l’insane
Des profondeurs
Et tel le bourbier mouvant
Lunaire ténébreux
Je rampe… boueuse
Ombre dévorant
Le corps désaccordé
Autant que noueux
De l’enfance timorée
Je me gorge de sang
De cette tendresse
Qui décharne de tout
De cette tendresse
Qui vous égorge
Vous laissant comme morte
De n’être pas obéissante
Au reflet de leur félonie

Moi… j’étais une enfant
Une petite fille
Une grande sœur
Je n’ai jamais voulu
Être ce Spectre
Réfléchissant
Leur chair putréfiée

 

Saphariel

17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 15:41

Je suis ceux que je suis...

Je suis la fille...
De l’homme qui a tué mon père
L’homme s’est approché de moi
Et mon père
En fût sauvagement immolé
L’on murmure ma complicité

Mais la rue meurt
De n’être foulée
Que par la vermine
Et si je fus un jour
Enfant
Meurtrière
Aguicheuse
Si je fus cet anémique fantôme
Cette « catin » suppliante

Ce n’est que par manque d’oxygène

Maman ! Maman !
(Emmène-moi…)
Maman… J’ai peur du loup…
Là… au fond du couloir
Son ombre me dévore
Pourquoi tu ne vois rien…

MAMAN !

(
Ne me laisse pas)

Mais au royaume de l’Aveugle
L’illusion protectrice
Fut lâche et parfaite
Et mon cœur se vit piétiner
Par deux faisceaux
Froidement accusateur

Car je suis
Aussi
La fille
De la femme
De l’homme
Qui a tué
Mon… (
Papa)
Et je sais
Quoi qu’en dise
Les Grandes Instances
Oui !

Je sais
Qu’ensemble
Mais…
Chacun de leur côté
L’un
Introduisant le poignard
L’autre
Le remuant
Ignorant de la souveraineté
De leurs maux sur
« La prunelle de leurs yeux »


Ensemble
Ils se crevèrent les yeux.

 

Saphariel

17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 15:36

Ce qui es tu...


Hors le chagrin est un masque souriant

Il nous raconte
Sans parole
Sans écho
La troublante disgrâce
De l’innocence
Psyché où se mire
Le fuyant
L’indécence

L’éphémère est un lac
Sans retour
Trop peu de printemps
Tant de trésor
Ensablé dans les tréfonds
De noires annales
La sidérale blancheur
De ton sang
Est ce pourquoi…
Ma chair est de glace
La corruption
En perspective
Voudrait te garder
Dans son silence effarant

Et je maudis l’échafaud…
Qui te fit croire à leur ligature

Je sais l’apocalypse
Qui chevauche tes reins
L’ébauche spectrale
Des frôlements de la Mort
Tu es partout et nulle part
À la fois
Pesante et si légère

Qui es-tu ?

 

Saphariel

28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 19:50

La Corde et le Nœud


Je parle seule
D’aussi loin
Que l’écho me revienne
Seule
Ou presque
Dans le tintamarre
Obsédant
De l’enfance

Le bitume
Tout de spectre revêtu
Me dévisage
Hors d’atteinte

Strangulation

Agonie
Ma belle
Ma flatteuse Héroïne

(Entends-moi)


Je veux à la démesure
De tes viles aspirations
À toi la meurtrière
Dédiée cet univers nébuleux
Absurde
Et sans adresse

Te parler aussi de
Ces quatre murs
De bois
De leur ivresse
Pourpre
Mais que ces murs sont
Aussi soyeux
Qu’abrasif

Te dire
La mélodie suave du mort
Qui pendule à mon cou
Te dire
Que je m’écrie
À gorge repliée

Même si parfois
Je m’édite
Lâche et désœuvrée

Je suis la corde
Tu es le nœud

Je suis toi
(Tuez-moi !)

La Corde e(s)t le Nœud
Coulant d’adieux

Au fond de la fosse
L’espoir perdure
Mais le caveau saigne
De solitude

Je suis vaincue
Autant
Qu’invaincue

J’ai tout avalé

Leurs couleuvres sont des vipères
Qui serpentent
Dans les artères froides
De ma déveine

Pourtant

Je m'y suis pendue

Deux serpents sans queue
Aux murmures incessant
Minaudent sous un soleil
De mort
Nous condamnant
À l’errance statique

Ceci est tient

Ceci est mien

Ceci est

La Loi

 

Saphariel

19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:53

Faussaire

J’appréhende les matins éclatants qui sertissent les yeux de faux semblant.

Au diable les « joyeux » mécontents. Je veux des matins sans décorum. Délivrant la mélancolie d’une profonde métamorphose. Des paupières rougissantes. Sans barreaux.

Je veux des cieux empourprés de mon âme close.

Elle se ferait oiseau. Libre et tonnante de mille mots endoloris. Sous la voûte, virevoltante, je jouerais Ma symphonie. Une suite d’accord morose que seuls les anges décrypteraient. J’enverrai valser les frontières aux regards foudroyants leurs rengaines, cette morne comptine… qui me lance… lance… lancinante :

« Mets ton masque petite fille
Ton visage frôle l’indécence
Mets ton masque petite fille
Ta tristesse frise l’impudence »


Et la foudre à mes mains serait mon tisonnier.

De ces longs combats nocturnes, je veux orchestrer la parade immortelle. Encenser l’éther blêmissant de mes aubes insoumises. Parader l’effroi de trop longues nuits insomniaques. Et dans la violence du déluge m’atomiser. Incendier les péchés dissidents de mes pensées. Hurler la peine qui déchire les parois de ma cage. Mettre le feu au pantin du politiquement correct.

Je veux un ciel de tempête, heureux de vivre son mal de vivre. Je veux la liberté d’être libre. Libre d’être mourante. Mourante et affamée de vivre. Vivre la tourmente et passer mon chemin.

Mais toujours cette sentence comme un boomerang:

"Les poupées cassées jamais ne se réparent
Les âmes brisées jamais ne se dénudent"


J’appréhende les beaux jours lumineux où il faut faire semblant et jouer.
Jouer un rôle qui rassure les mal heureux.

Je veux des jours sans comédie enjouée.

 

Saphariel

19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:33

Belle de Toi


Au seuil macabre de la nuit
Briser le pacte je me rétracte
Loin de toi mon amour
La sagesse est une fuite en arrière
Quand ma porte se referme sur toi
Je retourne dans mon placard
Mon cœur las s’enclose
Une pause en attente de ton sourire

L’obsession est mon hiver
J’en ai bien peur
Je prise le mutisme
Comme l’on prise l’engrenage
Mais le fer est immuable
Une douce vision de la violence
Un reflet de l’éthéré novice
Qui violemment me berce
Mon androïde miroir
N’est que revers
Il m’aveugle
Comme un soleil de neige

Ici
Tout est givre
Là-bas
Ne m’oublie pas

Loin de toi
Je suis impersonnelle
L’image vacante
D’une âme sans teint
Son ombre aliénée me fait offense
Lacère
L’interne dimension

Et comment te dire l’effroi…

Le confinement des sentiments
Me rapproche de l’hérésie
Il y a une baignoire
J’y plonge avec volupté
Me laissant engloutir
Car j’ai cru pouvoir nager…
Seule

Mais nage-t-on vraiment dans le noir ?

Il y a du sang
Un goutte-à-goutte
Je m’éviscère… je la tue…
Mais l’Immortelle est illusionniste
De la résurrection
De ce temps où tout est immobile
Je ne trouve que ricanement
Face à mon extinction
Je suis le combattant de la vacuité
L’antre famélique
Où se gave l’effondrement

Mes saintes fêlures font l’éloge de la mort

L’ombre me ceint du feint secret
Me traque
Me pourfend
Je suis le dédale
Le scélérat invoqué
La mégapole exacerbant mes péchés
Je suis l’idole de la désolation
Le fan de la prodigieuse mutilation
Parfois ange déchu de l’abstraction
Je sais le jour où nous sommes mortes
J’entrevois l’oeil torve et avide
Le festin du Grand Loup
Où le rouge des origines a été bu
Comme un élixir

Le schisme se veut lent
Abrasif

Je suis l’urne de chair
Où geint l’égorgée diurne
Gorgée d’absinthe
Et morte je le suis
D’elle… à moi
Son gouffre rayonne
Distillant l’ennui viscéral
D’un monde sans Amour

Et si je suis belle
Ce n’est que de son effroi...
Par toi
Par l’offrande de ton regard

Car…
Tu me vois
Et…
Je te vois

 

Saphariel

4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:21

À celui qui…


Rendre c'est ultime...

L’occulte menace
Sangsue ceignant
La commissure de mes lèvres
Ma fièvre
Ma fièvre
(L'aurai-je rêvé...)
Son sous-rire
Méphistophélique

Son infecte gestation…
Indigne

L'indigeste
Indigeste

Lui rendre le Verbe
Funeste
De sa dentition perfide…
Luciférienne
Crashant le réel
De sa langue bifide
D’un simple

« Motus mon ange »

Je ne refuse plus rien
Mais je rends Tout

La radiance de l’holocauste
La famine des sens
Le ghetto de son ire
L'Amor qui nécrose
(Est-ce... Est-ce...
Vraiment
Un détail de l'histoire
)
Cette ciguë qui m’anime
Qui me mine
Que je rumine

Cette vaillante Petite sœur
Qui tremble
Brisée
Dans la pâleur de mon charnier


Lui rendre
Son ego sans trique
La Tour Treize
Aux Cent Persiennes
L’envers
La terreur
D’une cage d’ascenseur
En haut… en bas
En haut… en bas

Je ne refuse plus rien
Mais je rends Tout

*

Car je sais qu’en…
Moins de dix ans
Un Ange sauta…
Même s’il était déjà mort

Car de cuirasse
Je n’avais que l’amour
Et j’y ai cru
Si long... temps
Je vous aim... ais
(Cela aurait dû suffire)
Mais moi…
J’étais aveugle
Comme une ecchymose

*

À l’Aube…

Alors si les non-dit
De leurs canines effilochées
Si la meute de molosses affamés
Qui parcourt l’hémoglobine
De mes artères poudreuse
S’interrogent sur leur sort
J’aimerais que ces mots
Soient leur cénotaphe

J’aimerais en secret
Dans ce trait que j’esquisse
Ils déterrent

Ma juvénile sérénité

 

Saphariel

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  • : « Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi... » - Eric-Emmanuel Schmitt
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