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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 13:59

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C'est le plus beau roman qu'on m'ait fait découvrir cette année. L'auteur nous plonge dans l'univers de quatre générations de femmes au lourd destin (mépris des hommes, exploitation, viols, prostitution). Ces horreurs s'insèrent au fil des pages dans la juste et précise description de la condition féminine dans une société machiste. On s'attache vite aux personnages de Rosa et Vera Candida. Elles sont libres, déterminées, courageuses, mais à la fois fatalistes et résignées, en quelque sorte «otages» de l'île imaginaire de Vatapuna où elles vivent. L'atmosphère latine hypnotise à elle seule le lecteur; on s'y sent bien, transporté. C'est à Lahoméria que le destin de la lignée se brise, là où fuit Rosa Candida à l'âge de 15 ans, pour des raisons que je veux taire et vous laisser découvrir. Mais là-bas, tout est possible...

 

J'ai été heurtée par le style littéraire assez peu ponctué, mais m'y suis adaptée après quelque temps. Ce n'est quand même pas du Saramago...

 

Les sentiments et émotions sont riches. Impossible de «sortir» de ce livre sans prendre le temps de se poser, se questionner. C'est aussi, en quelque sorte, un beau roman d'amour... d'amour solidaire et filial. Vous y passerez de belles heures...

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 19:00

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J'ai lu quelque part que Nicole Krauss avait connu le succès grâce à son célèbre mari écrivain, Jonathan Safran-Foer. Que c'est lui qui avait jeté l'intérêt des lecteurs sur son premier roman. Si l'on est apte à saisir certaines affinités dans la finesse de leur plume, Nicole Krauss n'est aucunement l'auteure qui vit dans l'ombre de son mari. Elle possède un génie qui, n'enlevant rien à Jonathan Safran-Foer, bien au contraire, se démarque des écrivains de son époque.

 

En dépit du titre, L'histoire de l'amour n'a rien du roman rose bonbon et des histoires d'amours pathétiques. L'auteure traite avec doigté du deuil et de la perte, du manque, de la mémoire... Et elle rend avant tout hommage à la vie, à la reconstruction de l'âme, dans un amour qui triomphe avec beauté de la perte. Ce livre, hanté par la Shoah, est original et bouleversant. Trois destins se croisent et se rejoignent en un seul fil conducteur. L'histoire est complexe mais sans lourdeur. Une auteure profondément humaine, qui semble connaître avec sensibilité les trésors et la complexité de l'âme humaine. Et qui sait les transmettre. Quel coup de cœur....

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:58

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Shalom Auslander signe avec ce livre son premier roman autobiographique. L'auteur, élevé dans les plus pures traditions juives orthodoxes, est hanté par les souvenirs de son enfance. Entre la peur maladive de son père et sa paranoïa face à Dieu, dont il est persuadé qu'il devra en payer tous les écarts de conduite, l'auteur est littéralement ravagé. Jusqu'au jour où il se révolte... non pas contre Dieu, mais contre la rigidité de ses croyances et pratiques.

 

Sur plusieurs pages l'auteur nous décrit avec précision, humour et pathétisme à la fois, «Le Guide des bénédictions»: ces centaines d'aliments bannis par la Torah. Mais quand survient la révolte et la consommation d'aliments «bibliquement prohibés», c'est beaucoup plus que drôle, c'est à mourir de rire, en dépit du sentiment de culpabilité qui le ronge «je suis un malade, un criminel, un Sodomite, un Amoréen, un Hétéen..... je suis Caïn, Esaü, la femme de Lot...».

 

Et puis il y a le nouveau-né..... un garçon! Le circoncire ou non? Osera-t-il renier sa famille et leurs croyances?

 

Ce livre est hilarant mais aussi infiniment touchant. On en sort avec le sentiment de connaître beaucoup mieux le drame existentiel qui se joue chez plusieurs enfants issus de la communauté juive orthodoxe.

 

Roman assurément à lire...

 

Il est où???

 

prépuce

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:57

 

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C'est un ami qui m'a fait découvrir l'auteur et le livre. Un chef-d'oeuvre, un coup de coeur...

Russell Banks, militant politique et fervent critique de la société même dans laquelle il vit, nous transporte ici dans ce qui constitue son plus grand chef-d'oeuvre politique.

 

Le drame promène le lecteur entre deux continents, deux époques: le Liberia et les terroristes d'extrême-gauche américains, des années 70 à ce jour.

 

C'est l'histoire imbriquée d'un présent hanté par le passé. Le personnage principal, la narratrice, à l'époque (dans les années 70) jeune activiste en faveur des droits civiques, refait surface dans son Liberia d'antan, 40 ans plus tard, rongée par la tourmente et alors qu'elle est âgée de 60 ans. Une magnifique représentation des forces de la psyché sur le passage temps.

 

Son style littéraire nous transporte à travers un livre dense, sans pour autant nous blaser. On est continuellement porté à aller plus loin, à comprendre et à connaître le destin de cette femme que rien n'arrête dans sa lutte...

 

L’avis du Bison sur « Un membre permanent de la famille »

 

"La tristesse des vies se résume en une douzaine de nouvelles, chacune chargée d’émotion, de peur ou d’impuissance. Toutes ont ce point commun la solitude de ces êtres, ces gens pour qui la société semble leur échapper. Magnifique écriture, sombres vies, vibrantes nouvelles"

 

 

liberia

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:55

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J'ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire ce roman, même suffisamment pour ressentir le désir d'en savoir davantage et lire le tome 2: L'appel de la rivière (trilogie dont le troisième volume n'est pas encore paru). Par contre, si beaucoup de sujets forts et de drames sont traités: l'adolescence, la mort, le deuil, le premier amour, la sexualité, l'anorexie, l'abandon, la culpabilité, l'inceste, l'homosexualité etc, les émotions sont effleurées, à peine évoquées. C'est dommage, je me sentais constamment sur ma soif d'en connaître un peu plus...

 

Je me suis attachée aux personnages et j'ai éprouvé de la compassion pour ce qu'ils vivent, aussi détestables et antipathiques que certains puissent l'être (je pense à Anja). J'ai aimé découvrir chez chacun la trame de leur drame personnel et chercher à comprendre ce qui a forgé les fondements de leur personnalité.

 

Ce qui m'a le plus touchée dans ce roman est sans doute la relation entre les jeunes pianistes. Cette «Société de jeunes pianistes» qu'ils créent, la passion commune qui les unit et les liens qui se tissent entre eux, complexes et riches comme peuvent l'être les relations adolescentes. Au-delà de leur volonté de gagner le concours «Jeune Maestro», je crois que l'auteur voulait nous illustrer le monde «différent» dans lequel ces jeunes évoluent. Les défis auxquels ils sont confrontés chaque jour. Ketil Bjornstad a lui-même étudié le piano et gagné le Grand concours des jeunes pianistes d'Oslo alors qu'il avait 14 ans. C'est dire qu'il sait de quoi il parle et ça se sent. Des notes glissent sur le papier tout au long de la lecture. Sa passion nous est communiquée avec force et beauté.

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:52

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Eh bien, comme première critique sur mon blog en 2012, je n’avais pas beaucoup de jasette! Je rends bien peu hommage à l’auteur qui pourtant est un maître! Je laisse le com quand même 


"Un vrai petit bijou de livre d'à peine 84 pages, qui se lit d'une traite, sans pouvoir le poser avant le dernier souffle.


Écrit sous forme de monologue, avec des mots qui coulent au gré des pages, ce roman poétique est d'une musicalité déconcertante. Barrico a lui-même fait des études en musique et ça se sent, ça se vit.

 

Les mots sont rythmés, ils dansent au fil des vagues, fluides et empreints de magie.

 

Émouvant, touchant, riche et sensible, ce roman épouse l'océan et la musique avec art. Il est magnifique..."

 

pianiste

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:50

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Parce qu'il s'agit d'un roman-culte qui a été vendu à plus de 60 millions d'exemplaires dans le monde et qui figure parmi les 25 livres les plus vendus de la littérature américaine, je m'attendais à beaucoup. Je m'attendais à être touchée, bouleversée. Je m'attendais à me dire: «C'est certain que je le relirai un jour.». À chaque chapitre, je me disais: «Ça viendra... ça y est! Je le sens... je vais être émue...». Mais ce n'est pas venu...

 

Je ne dis pas que Salinger est un écrivain médiocre, je me demande simplement ce qui a fait la renommée de ce livre. La vie tourmentée de l'auteur? Sa personnalité? Je cherche encore... et si jamais vous faites un détour par ici, merci de participer à ma réflexion...

 

Foglia, notre fameux chroniqueur de La Presse, a écrit un article sans détour (fidèle à son habitude) sur ce livre, en janvier 2010, suite à la mort de Salinger. L'attrape-coeurs se dit un roman de l'adolescence. Foglia répondra: «Roman de l'adolescence mon cul: une petite histoire de fugue, banale et décousue». Et j'avoue être passablement en accord avec lui. Les quelques émotions dévoilées sont plutôt superficielles. On ne rentre pas très en profondeur dans la psyché de l'adolescence et c'est ce qui m'a le plus déçu.

 

J'ai eu le sentiment que l'histoire se tissait au fil des pages, que les événements précédaient la pensée de l'auteur, sans liens entre eux, au gré d'une inspiration momentanée.

 

J'ai lu dans un autre article de journal, publié également à l'époque de sa mort, des faits sur l'auteur qui m'étaient alors inconnus: la guerre a laissé de profondes cicatrices, jusqu'au choc post-traumatique. Il détestait la vie publique, était antisocial, reclus et ses proches l'ont décrit comme un manipulateur jonglant avec la religion. Et ce genre d'éloges n'en finit plus... Tout compte fait, ne serais-je pas plus fascinée et touchée par les fondements psychologues de sa personnalité que par sa plume? Certainement...

 

Quoi qu'il en soit, beaucoup de livres ne connaîtront jamais un succès mondial et, pourtant, il me semble avoir croisé, au fil des ans, des lectures qui en auraient, à mon avis, tout le mérite.

 

salinger

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:05

13 à table ! Édition 2015 - Les restos du coeur

13 à table ! Édition 2016 - Les restos du coeur

 

-A-

 

ADAM, Olivier

AGUS, Milena

APOSTOLSKA, Aline

ARCAN, Nelly

ARTHUR H

AUSLANDER, Shalom    

AUSTER, Paul

AYERDHAL

 

-B-

 

BÂ, Mariama

BABIN, Miléna

BANKS, Russell

BANVILLE, John

BARCELO, François

BARICCO, Alessandro

BASS, Rick

BENACQUISTA, Tonino

BENHABIB, Djemila

BEN JELLOUN, Tahar

BJORNSTAD, Ketil

BRETÉCHER, Claire

BRINK, André

BRONTË, Charlotte

BRONTË, Emily

  

-C-  

 

CAMILLE et RODIN

CHALANDON, Sorj

CHAMBLAIN, Joris

CLARO

COETZEE, J. M.  

COLOANE, Francisco

COOK, Kenneth

CUSSET, Catherine

 

-D-

 

DAMASIO, Alain

DARRIEUSSECQ, Marie

DE CORTANZE, Gérard

DE KERANGAL, Maylis

DE LUCA, Erri

DE ROSNAY, Tatiana

DE VIGAN, Delphine

DEWITT, Patrick

DIOUF, Boucar

DOLAN, Xavier

DOLE, Antoine

DOMPIERRE, Stéphane

DUBOIS, Jean-Paul

DURAS, Marguerite  

 

-E-

 

ENDÔ, SHÛSAKU

ERNAUX, Annie 

 

-F-

 

F. WRIGHT, Jason

FAYE, Gaël

FERRANTE, Elena

FINE, Anne

FOENKINOS, David

FOTTORINO, Éric   

FRAIN, Irène

 

-G-

 

GAINES, Ernest J. 

GALLAY, Claudie

GARCIA MARQUEZ, Gabriel

GAUDÉ, Laurent

GILBERT, Élizabeth    

GIONO, Jean 

GIRALDI, William

GIRAUD, Brigitte

GIRAUDEAU, Bernard

GIULIANI, Emma

GOBY, Valentyne 

GOLDSTYN, Jacques

GOOLRICK, Robert

GRÉGOIRE, Fabian

GUOJING

 

-H-

 

HAUSMAN-Dubois

HEIJMANS, Toine

HUNZINGER, Claudie

HUSTON, Nancy

HUSTVEDT, Siri

 

-I-

 

ICHIKAWA, Takuji

INDRIDASON, Arnaldur

ISHIGURO, Kazuo

 

-J-

 

JAMIS, Rauda

JONASSON, Jonas    

 

-K-

 

KANEKO, Misuzu

KAPUSCINSKI, Ryszard

KATAYAMA, Kyoichi

KAWABATA, Yasunari

KESSEL, Joseph

KHADRA, Yasmina

KINGSOLVER, Barbara

KINSELLA, Sophie

KOCH, Herman

KRAUSS, Nicole

 

-L-

 

LABERGE, Marie

LAFERRIÈRE, Dany

LAMB, Wally

LAMBERT, Christophe

LAVOIE, Marie-Renée

LE CALLET, Blandine

LEON, Gregorio

LEWYCKA, Monica

 

 

-M-

 

MABANCKOU, Alain

MAKINE, Andreï

MARIENSKÉ, Héléna

MARTINEZ, Carole

MICHAUD, Martin

MINERVUDOTTIR, Gudrun Eva 

MINGARELLI, Hubert

MISHIMA

MISTRY, Rohinton 

MORRISON, Toni

MUKASONGA, Scholastique

MURAKAMI, Haruki

 

-O-

 

OGAWA, Ito

ORSENNA, Éric

OTSUKA, Julie

OVALDÉ, Véronique

 

-P-

 

PAGE, Martin

PARVIN, Roy

PENNAC, Daniel

PERCIN, Anne

PERREAULT, Stéphanie et SIMON. D

PLACE, François

POULAIN, Catherine

POULIN, Jacques  

 

-Q-

 

QUENEAU, Raymond

-R-

 

RAHIMI, Atiq

REZA, Yasmina

RIEL, Jorn

ROQUES, Dominique

ROUMAIN, Jacques

RUIZ ZAFON, Carlos

RUMIZ, Paolo

 

-S-

 

SAFRAN FOER, Jonathan

SALGADO, Sebastião

SALINGER, J.D.

SAUCIER, Jocelyne

SCHLINK, Bernard

SCHMITT, Éric-Emmanuel

SENDKER, Jan-Philipp

SEPULVEDA, Luis

SIAM, Mathieu

SOLÉ, Caroline

STEDMAN, M.L.

STEFANSSON, Jon Kalson

STEINBECK, John

ST-EXUPÉRY, Antoine de

STOCKETT, Kathryn

 

-T-

 

TALLEY, Robin

TESSON, Sylvain

THÉRIAULT, Denis

THUY, Kim

TONG CUONG, Valérie

 

-V-

 

VAN CAUWELAERT

VANN, David

    Published by Nad
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