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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:47

Voyage Théo

 

Voyages

 

 

Et je me perpétue, 

Du rêve tu de toi, à toi perdue au rêve,

Sempiternelle fuite d'un jour 

Qui jamais ne se lève 

Battements d'un cœur de nuit toujours 

Dans l'attente de l'aube, 

Qui se dérobe.

  

 

Je ne suis que cela, ombre d’une main, 

Chemin, 

Qui effleure ta robe.

 

   

Voyage éternel au pays 

D’où l’on ne revient pas 

De l'amour de toi, 

Croix qui me consumera 

Et me porte en ses bras.

  

 

Voyage, mouvement qui déforme l'ennui ! 

Cargos, aéroplanes et trains lents de mi-nuit ! 

J'ai tout essayé 

Que ton image fuie, 

Mais sur mer et dans l'air ton visage me suit !

  

 

Et je me perpétue de silence vêtu 

Mendiant l’eau de ta bouche 

De silence cousue 

Et le chaud de ta couche 

A mon corps éperdu.

  

 

Voyage au pays des rêves 

Offrande de fève, 

Reine de ma fièvre, 

Que je porte à tes lèvres, 

Immobile en silence

  

 

Quand ta douleur me lance.

 

 

11 janvier 2007

31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:30

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Si je n’ai pas lu ce roman avec la même énergie que La puissance des vaincus, du même auteur, il n’en demeure pas moins que je l’ai dévoré en quelques jours. Là où La puissance des vaincus abordait la recherche identitaire chez les jumeaux identiques, en opposant la normalité à la folie, celui-ci décortique en 600 pages un pan de la détresse adolescente : l’obésité. Au fil des pages, Wally Lamb arrive à nous faire vivre le quotidien de Dolorès, de son déclin à la chute. L’héroïne a 13 ans lorsqu’elle se fait violer (je ne vous dévoile rien, c’est dans la quatrième de couverture). Ses tourments sont à l’image des souffrances auxquelles certaines adolescentes font face. Elle est la risée de toute l’école, jusqu’au jour où, l’âme meurtrie, elle se laisse mourir en se gavant de sucreries, vivant en parfaite réclusion avec son désespoir. Ce qui l’habite est la culpabilité constante des victimes du viol.

 

Comme lectrice, je l’ai détestée. Son caractère est trop représentatif à mon goût des femmes qui attribuent leur malheur aux fautes commises, et qui, par le fait même, offrent une justification au lâcher-prise. Ces femmes qui intériorisent la victimisation et ont cessé de lutter. J’avoue que je suis très peu objective, j’ai toujours eu en aversion ce genre de personnalité. Par contre, j’ai adoré le fait que l’héroïne ne réponde pas aux standards de la beauté et que ce livre aille à l’encontre des clichés de la femme parfaite et séduisante que l’on côtoie dans trop de romans. J’ai aussi toujours été étonnée par ces hommes auteurs qui abordent avec autant de finesse l’intimité des femmes. Je pense notamment à Douglas Kennedy, qui arrive à décrire une dépression post-partum à vous couper le souffle! Bref, ce livre est aussi une leçon de courage, un cri du cœur et une longue introspection visant à se défaire de sa rage et de sa culpabilité, de son impuissance et de ses remords, de sa détresse psychologique et de sa solitude. Dans ses deux romans, Wally Lamb nous élabore un processus thérapeutique avec suffisamment de doigté pour que je sois portée à aller lire sa biographie et chercher en lui un psy de formation. J’ai fait fausse route à ce sujet, mais l’auteur est certes profondément humain…

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 23:30

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UNE GIRAFE PAS COMPLÈTEMENT HASE

 

En proche banlieue de la brousse africaine

Dans une case à confort modéré,

Ce qu’on appellerait communément chez nous :

Un clapier HLM ;

Raphaelle la girafe vit à la colle

avec Jeannot, un lapin de Varenne;

Elle le surgnome : Mon ptit lapin

Lui la surnomme : Ma femme girafe.

pour être plus à la hauteur

Rapha s’adonne au grand écart mais,

pas trop sûre de son cou, elle arbore une minerve.

Pendant ce temps-là, que fait le beau Jeannot:

Il coure deux lièvres à la fois, en fait

Jeannot la peint, quoi la peint là?

Peint la girafe pardi, en show la peint même.

un peu trop sûr de son coup

Jeannot lapin aux quatre cent coups fait rire

avec gravée sur sa porte, sa vanne favorite en guise d’épitaphe :

Ici gît Rapha moi !

pas vraiment sûr de son coût

Rapha pense malgré tout

qu’un cou de girofle ça ne vaut pas un clou

de girafe;

Jeannot, plus terre à terre

que ça ne vaut pas un pet de lapin mais

qu’il vaut mieux se prendre

Le cou d’une girafe que le coup du lapin.

Pour  ma part je pense que :

Quand on en arrive à confondre clou de girofle avec cou de girafe,

on peut donc conclure que l’épée de lapin ne vaut pas

le pet de Damoclès !

on peut surtout penser que cette union est

encore plus incongrue

que celle de la carpe et du lapin!

Vu les grandes oreilles des collets du Jeannot

Rapha ferait mieux de lui poser un lapin ;

de toute façon, jamais elle ne saura ce qu’est lapine,

pire son Jeannot un peu trop sur a les yeux rouges.

 

JCE Tianjin 17/01/2014

25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 23:21

Source: Audlidou (janvier 2014)

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 22:21

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Avant d’aborder ce livre, demandez-vous si vous êtes en grande forme psychique. Pour ceux ou celles qui habitent le Québec, il est certainement à proscrire en ces longs mois d’hiver où la moitié de la population déprime dû au manque de lumière. Revenez-y donc au printemps, frais et dispo. Parce que dans ce roman, on y décortique la folie sous toutes ses formes. Et il ne serait pas exagéré de dire qu’en réalité, il offre en soi un synopsis assez précis et juste du DSM 5R. Mais est-ce pour autant un roman médiocre? Pas du tout, bien au contraire… Seulement, le style est lourd et les personnages aussi malsains les uns que les autres.

 

Il m’est difficile de faire une brève critique sans en comparer le Rochester de Jane Eyre (Charlotte Brontë) avec le Heathcliff de celui-ci, tous deux, étonnants de ressemblances. Si Rochester est mystérieux, solitaire, antisocial, autoritaire, sec, froid et méprisant, Heathcliff présente les mêmes traits, auxquels j’ajouterais la violence, l’irrespect, la cruauté, la tyrannie et la hargne. Vous tenez le coup? Personnellement, je n’étais pas certaine d’avoir envie de poursuivre cette lecture, d’autant plus que les autres personnages ne m’offraient pas un portrait beaucoup plus reluisant. Dans l’ensemble, les psychés sont morbides et dysfonctionnelles. Certaines y voient des fantômes, des spectres, des diables et Satan. Les dialogues sont teintés de pleurs, caprices, hystérie et menaces. Aucun état d’âme ne nous est épargné. Les rapports sont tordus et malsains. De plus, on se perd complètement dans les noms. Heureusement, un tableau généalogique en début de livre vient secourir nos amnésies momentanées.

 

Paradoxalement, je suis heureuse d’avoir mené à terme cette lecture. C’est l’œuvre d’une femme qui a défié les pensées de son époque pour s’ouvrir sur un monde alors mal compris : la folie. Rappelons qu’Emily Brontë est née en 1818. Il ne fait donc nul doute dans mon esprit que son roman a fait l’objet d’indignation et de soulèvement populaire. Je crois que pour s’y connaître aussi bien sur les déviations de la psyché, il faille les avoir côtoyées de près dans son environnement immédiat. Je n’ai pas analysé son histoire familiale, ni les liens qui unissaient ses membres, encore moins n’ai-je cherché à savoir si ce livre s’offrait, au même titre que Jane Eyre, comme une autographie de l’auteure. Mais les traces de son propre héritage transpirent à chaque page. Elles sont bourrasques de vent, fidèles au titre de ce grand roman…

16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:17

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On m’a offert ce livre et j’ai eu un immense plaisir à le parcourir. Ce fut la découverte non seulement d’un auteur, mais d’un univers auquel il me tardait chaque fois de revenir. Un médecin se fait kidnapper et se réveille dans le désert africain entouré d’un groupuscule de médecins humanitaires anarchistes. Ses ravisseurs, aux méthodes terroristes, ont pour tête dirigeante une dénommée Dziiva. Pourquoi ce kidnapping? Un moyen de pression et de vengeance sur les nantis de l’Occident. Par l’entremise de ses deux protagonistes (Dziiya et le kidnappé), deux mondes s’opposeront : les pays industrialisés (sous la forme futuriste du monde spatial) et le tiers-monde (désert africain). À mon sens, la force de ce roman repose sur la richesse des dialogues philosophiques entre ces deux personnages qui sont autant de représentations de la privation de liberté, du libre choix, de la conscience humanitaire et de l’altruisme.   

 

Dziiva, la plus revendicatrice des deux, critiquera le gouffre économique causé par la spatialisation. L’aide et la conscience humanitaires qui se seront éteintes par le même phénomène. Elle décrira avec un impressionnant doigté la spirale hiérarchique de l’altruisme. À commencer par « charité bien ordonnée commence par soi-même »… Elle cherchera à inverser les priorités pour d’abord nourrir les affamés, soigner les malades et loger les sans-abri. Mais elle ne manquera pas de rappeler que cette initiative impliquerait d’enrayer l’égoïsme, la quête de privilèges, la notion de profit ou de puissance. C’est donc un roman fort en réflexions sur le monde industrialisé.

 

Le titre tire son origine de la démarche sous-jacente à toute cette entreprise : terraformer le désert, c’est-à-dire transformer son environnement naturel afin de le rendre habitable. Même si j’arrivais à en déduire le sens, ce mot m’était alors inconnu. Après quelques recherches, j’ai lu quelque part que la « terraformation » est un terme de science-fiction qui a été popularisé par l’auteur américain Jack Williamson. Forts de cette information, vous vous demanderez sans doute si notre kidnappé, fraîchement débarqué dans ce désert africain, arrivera à reconnaître les failles de son système qui privilégie les plus nantis au profit des pauvres… Pour le savoir, il faut le lire…

 

On dit d’Ayerdhal qu’il est un homme engagé, et je n’ai aucun mal à le croire. Chaque grain de ce désert est l’empreinte vivante de ses idéologies. Je remercie l’acteur de ce présent qui m’a amenée à découvrir un auteur remarquable, riche de profondeur humaine et d’imagination…

11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 00:01

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Ce livre repose désormais non loin de « Mange, prie, aime » d’Élizabeth Gilbert. À vrai dire, ils se voisinent de très près. C’est contagieux, vous croyez ? Pour ceux ou celles qui me connaissent, c’est donc dire qu’il se trouve sur l’étagère « à proscrire » de ma bibliothèque. Dois-je quand même préciser que mon intention initiale en l’abordant était d’ordre affectif, elle visait à partager une lecture avec ma nièce Amélie, accro du shopping. Qui plus est, nous revenions de New York... Bon, assez les excuses, je l’ai lu, et jusqu’au dernier mot. Oui oui, vous pourrez vérifier, il s’agit de « Félicitations ». Ironique, non?

 

Le roman débute par une profonde dédicace : « Pour Gemma, qui a toujours su la valeur d’une écharpe Denny and George ». Ça commence fort… Mais parlons du personnage principal, Becky Bloomfield. Elle est experte financière à une émission télévisée, « Morning Coffee », où elle prodigue des conseils d’épargne à des milliers de téléspectateurs. Cordonnier mal chaussé, la dame Bloomfield en question n’arrive pas à payer son loyer, est au bord de la faillite personnelle et croule sous les dettes. Elle est accro à la dépense et aux mauvais placements.

 

Durant ces 400 interminables pages, nous l’accompagnons dans les plus grandes boutiques de New York, les instituts de beauté, les restos bon chic bon genre. Nous assistons aussi à de pénibles discussions stériles et superficielles. Mais le comble, là où j’ai littéralement craqué, est ce long passage qui vante la consommation au profit de la culture. Attendez, je vous explique… En chemin vers le Musée Guggenhein, l’un des plus grands musées new-yorkais, Becky est déviée de sa route par Chanel, Saks, Yves St-Laurent… C’en est trop, elle craque… La pauvre, si vulnérable… Mais elle n’est pas sans ressource… Quelle imagination ! Elle passe donc par la boutique du dit musée et s’achète le catalogue des œuvres, pour aussitôt repartir soulagée d’un énorme poids, et reconquérir l’univers numéro un du consumérisme. J’avais envie de pleurer…

 

En gros, si vous avez envie d’un roman qui manque de style, de profondeur et de raffinement, vous serez ravies. Ajoutez à ce désastre tous les clichés de la femme-objet, nunuche et dépensière, hystérique et impulsive, écervelée… En ai-je oublié ? Ah, si ! Où ai-je la tête… Il y a le charme, les apparences… et je cite, « l’apparence est le secret de toute négociation ». Pour vous situer dans le contexte, Becky devait rendre visite à John Gavin, directeur des services de découvert. Pour l’occasion, elle ne manque pas de prévoir des sous-vêtements sexy... Je crois que Simone de Beauvoir en aurait aussi pleuré…

2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 21:04

Source: Priti et Jacques


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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 21:02

Source: Priti et Jacques


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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 15:37

      Montagne

 

Montagne 

Montagne ô silence immobile, terrestre érection, 
Invitation aux cieux d’avoir à nous répondre ; 
Désir de voûte bleue qu’un dieu frigide effondre, 
Et rend à la poussière en ultime passion ! 

Fleuves orphelins de mer, rivières désemparées, 
Flots tumultueux de graves océans 
Qu’exacerbe le vent ; 
Apaisés par la Lune ; 
Bégaiement du ressac et vanité des brumes. 

Que nous reste-t-il à l’écume du temps, 
Quand le soir s’épanche au creux du lit du jour 
Que nous reste-t-il qu’une main qui se tend 
Et qui nous fait mendiant d’un dernier bel amour ? 

Montagnes, océans, vents marins qui nous font 
Esclaves d’éphémères et futiles passions 
Pour vivre encore un peu ; 
Aimer, si cela peut ; 
Et fuir de notre mère au sein froid de la terre. 


Théo
Juillet-Août 2007 

L'amarrée Des Mots

  • : L'amarrée des mots
  • : « Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi... » - Eric-Emmanuel Schmitt
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