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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 20:16

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Votre cochon s’couche :

http://www.youtube.com/watch?v=R8pdX7AEJvA

Race de monde :

http://www.youtube.com/watch?v=8vnaLj31MB8

Une entrevue de 8 minutes, si le cœur vous en dit :

http://www.youtube.com/watch?v=Bh3KEh_4bSs 

23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 22:47

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« Jamais je n’ai eu sous les yeux une partition aussi complexe et délicate que la membrure de Clara Werner. Son corps mérite de l’inédit, un mouvement singulier pour main seule, une main qui improvise, une main qui apprivoise » 


Ça y est, je l’ai trouvé, enfin, et je le tiens entre mes mains… C’est ce que je me suis dite en découvrant ce petit livre de Fottorino, soulagée d’avoir repéré le roman qui offrirait à mes sens cette idée d’avoir déjà vécu ma vie, littéralement parlant, d’en avoir éprouvé les plus belles sensations d’amour. Et puis, au final, l’auteur n’est pas allé au seuil des émotions pures. Il s’est arrêté quelque part, alors que je croyais tenir à bout de doigts la promesse du sublime. Tout était là, pourtant. Les blessures d’une femme et les mains d’un homme, pour redonner vie à ce territoire intime et profondément fracassé.  

 

Clara est biologiste. Elle fuira Fès, à l’âge de 23 ans, pour rejoindre l’Institut Océanique de Norvège, dans l’espoir d’une vie meilleure. Elle prendra surtout la fuite d’un mariage raté durant lequel elle sera victime de violence, de séquestration, des pires humiliations. Et son corps se souviendra, il portera les traces de la haine, du manque d’amour, d’une douleur sourde, du regret et du renoncement, aussi. Il sera en mille morceaux lorsqu’elle arrivera à Bergen, couverte d’eczéma. C’est ainsi qu’elle punira son corps du bien-être qu’il éprouve… 


« J’ai l’impression que l’accordeur a repéré une trace sur mon bras. Ses mains me font peur. S’il me touche, il va s’apercevoir que mon corps est en mille morceaux. Ou qu’il n’existe pas. Et s’il réveille ma première peau, ma peau d’avant les coups de minuit, ce sera pire encore. Il verra l’empreinte de ma mère… qui ne m’a rien donné, sinon la vie…»


Lui, on le surnomme « l’accordeur de corps ». Ce qu’il accorde aussi et surtout, c’est la confiance à ceux ou celles qui l’ont perdue. Du bout des doigts, il ressent le chaos sonore des corps meurtris, la souffrance palpable des tissus abîmés. Et le hasard les mettra l’un l’autre sur le même chemin. Avec ses mains aimantes et douces, il l’aidera à retrouver ce qu’elle est, à lui redonner cette part de valeur qui lui revient, en tant que femme. Il fermera les yeux, pour mieux la ressentir, pour lui faire découvrir les limites de son corps, les fissures, les traumatismes. Pour atteindre l’intérieur de ses frontières intimes. Il sera son ultime pourvoyeur de caresses. Mais il faudra beaucoup de temps pour accorder le corps d’une femme qui ne s’aime plus…

 

« Je suis un accordeur de corps. J’accorde les muscles et les vertèbres comme un guérisseur de piano rend leur souplesse aux cordes martelées de la table d’harmonie. C’est toute ma vie, accorder. Au fond, je ne connais pas d’oeuvre plus humaine ». 


L’histoire en soi se laissait savourer, à rythme lent, jusqu’à l’arrivée d’un troisième personnage, peintre. Il posera un regard sur les souffrances de Clara, là où l’accordeur de corps y aura posé ses mains. Ce personnage n’ajoutera rien à l’histoire, sinon qu’il tentera de redonner confiance à Clara en éveillant sa beauté. Je n’ai pas saisi les motivations de l’auteur à ce sujet. Autrement, les images sont magnifiques, j’ai surligné plusieurs passages au fil de ma lecture. Certains symboles sont aussi très forts. Mais il manquait un je ne sais quoi dans l’élaboration des sentiments. Pas que je me sois attendue à des ébats amoureux à ne plus finir, mais certainement à une reconnaissance des gestes posés, en retour. C’est donc la finalité qui m’a laissée sur ma soif, toujours à l'affût d’un certain éveil chez Clara. Aussi respectueusement que ses mains caressaient son corps, jamais n’est exprimé le bien-être profond qu’elles ont sur le grain de sa peau. Le territoire est fragile, certes, mais la reconstruction de l’âme est aussi possible. C’est ma seule déception…    

19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:35

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« Le vent ne vient de rien et nulle part ne va, il passe »

 

L’univers de Damasio est vaste et riche, et la force de son imaginaire d’une créativité hors du commun. Il arrive à transposer les mots en images avec un génie de l’art descriptif à vous couper le souffle, sans vouloir jouer sur les mots. Car de vent il est question, dans ce superbe roman. Mais pas n’importe lequel…

 

Ils sont 23, hommes, femmes, scribe, pilier, troubadour, sourcière, braconnier du ciel et j’en passe, et sont de la 34ième « horde du contrevent ». Ils marcheront durant plus de 30 ans avec acharnement, conviction, courage, intelligence, sans répit, affrontant les vents les plus dévastateurs. Des vents mordants, voire mortels, à moins deux cents degrés, le corps vitrifié, telles des griffes qui vous lacèrent la peau jusqu’à l’âme. Ils suffoqueront jusqu’à se cracher les poumons. Et nous souffrirons tout autant qu’eux, grâce à ce génie qu’a l’auteur à nous faire ressentir la fragilité derrière les épreuves avec tant de précision. Ils avanceront en position groupée, en delta, en forme de goutte d’eau, en diamant, en cône, car le code numéro un de la horde est le suivant : seul le corps peut contrer le vent. Cette hiérarchie des corps leur conférera une force, une confiance. L’espoir vissé au ventre, ils n’auront qu’un seul objectif, atteindre le bout de la Terre, l’Extrême-Amont, et découvrir l’origine du vent. Et de cette quête, affronter leur destin…

 

La poésie est au centre de ce roman et m’a profondément émue. Si l’histoire en soi est un grand poème, de même que les lieux, car n’est-il pas poétique de rechercher le vent, des métaphores sublimes recouvrent les mots d’un voile d’une infinie douceur. Je repense à ce passage, notamment : « je cherche Aoi, ma petite goutte, tellement légère, chancelante de pluie…». Ou à ceux-là : « Bruissant est le sable », « Dans le rideau du ciel »… Je n’oublie pas non plus les images magnifiques, telles ces méduses qui tombent du ciel et les maisons en forme de goutte d’eau. Et puis, il y a ce septième art, échappé de la plume de Damasio, celui de jouer avec les mots avec tant de magie, car de deux mots jumelés en naîtra un seul : pharéole (phare – Éole – phare dans le ciel), fréole (frégate – Éole – navire du ciel), etc…

 

Outre cette gamme d’émotions qu’il arrive finement à nous transmettre, l’auteur est d’un humour stupéfiant. Golgoth, le Traceur de la horde, de par son personnage dur, au langage cru et non affiné (il m’a fait rire celui-là!), offre un contraste déconcertant avec la poésie de l’ensemble. Il émet ainsi une dualité des sensations, des ressentis… Émanent aussi de ce roman de fortes réflexions philosophiques, des passages extrêmement touchants et une complicité émouvante des personnages. Complicité d’amitié, d’amour aussi…

 

Et puis, il y a les « chrones » (Chronos, Dieu du Temps et de la Destinée), ces entités présentées sous plusieurs formes, et qui sont propres à l’univers de Damasio. 700 pages seront parvenues à me les imaginer, telles des formes de silence qui dérivent, mais toujours abstraitement, c’est pourquoi je joins ici un lien qui vous les fera mieux connaître : http://mushin.fr/les-chrones-dapres-alain-damasio/.

 

C’est donc un très beau roman, dense, complexe, émouvant. La présentation des personnages sous forme de symboles, à chaque chapitre, peut en décourager dès le départ plus d’un. Mais une fois les premières pages franchies, on ne peut que difficilement le lâcher…

18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 21:38

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Cette chanson, tirée du film « Despicable me », fait rire Vincent et Thomas aux éclats ! Et leur maman aussi ! Je sais, ça ne vous étonne pas… Mais c’est tellement drôle… ! Non? Mouah ha ha ha ha ha ha

Ah oui ! Le titre ? Tes doigts d’pieds (j'en ris encore plus !)

 

C'est ici:

http://www.youtube.com/watch?v=_sqk4F017IY

13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

 

Vieux livres

 

L’autre jour à l’aréna, je discutais avec Krystyne, alors que nos enfants jouaient au hockey. Elle a eu une brillante idée, celle de partager nos coups de cœur littéraire. Cet espace est donc le vôtre. En commentaire, déposez-y vos livres préférés, qu’importe le style, polar, amour, science-fiction, fantasy, jeunesse, romans tout court... Je les transférerai au fur et à mesure dans cette page d’accueil. Venez-y tant que vous voulez, maintenant et au fil de vos lectures. Je ferai aussi ma liste, promis (oui oui, j’en entends déjà qui rouspètent ! mdr). Mais avant, j’attends un peu de la vôtre… Ok, je mentionne déjà un premier auteur, Romain Gary, avec « La promesse de l’aube » et « La vie devant soi ». C’est à vous maintenant… Qui se lance en premier?  

 

Krystyne

-Jeanne, fille du roi – Suzanne Martel

-Les filles de Caleb – Arlette Cousture

-Jane Eyre – Charlotte Brontë

 

Audrey (ma p’tite Audlidou d’amour)

-Shantaram – Gregory David Roberts

-La vie devant soi – Romain Gary

-La couleur des sentiments – Kathryn Stockett

 

Nadael

Son blog : http://lesmotsdelafin.wordpress.com/

-Les pays – Marie-Hélène Lafon

-Rosa Candida – Audur Ava Olafsdottir

-Un bûcher sous la neige – Susan Fletcher

-Dans les veines ce fleuve d’argent – Dario Franceschini

-La naissance du jour – Colette

 

Line

-Le tableau du maître flamand – Arturo Perez-Reverte

-Alyss et le passager – Patrick Senécal

-Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

-La princesse des glaces – Camilla Lackberg

-Il ne faut pas parler dans l’ascenseur – Martin Michaud

-Différent tout comme moi – Ron Hall & Denver Moore

-13 heures – Deon Myer

-La colline des chagrins – Ian Rankin

 

Le Bison alias Bibison

Son blog : http://leranchsansnom.free.fr/

-Enigma – Antoni Casas Ros

-Le théorème d’Almodovar – Antoni Casas Ros

-Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowsky

-Moon Palace – Paul Auster

-Traîne pas trop sous la pluie – Richard Bohringer

-Désolations – David Vann

 

Amélie

-Divergent – Veronica Roth

-Ru  - Kim Thuy

-Ensemble c’est tout – Anna Gavalda

-Hunger games – Suzanne Collins

-Le Seigneur des anneaux – Tolkien

-The Fault in Our Stars – John Green

 

Sophie (et son ti minou Clémentine!)

-Le Grand Meaulnes – Alain Fournier

-L’invitée – Simone de Beauvoir

-La nuit des temps – Barjavel

-La Chambre des Dames – Jeanne Bourin

-Bonjour Tristesse – Françoise Sagan

-Vol de nuit – Antoine de Saint-Exupéry

 

Saphariel

-Les Seigneur des Anneaux – Tolkien

-La forêt d’Iscambe – Christian Charrière

-Gaïa – Yannick Monget

-La Citadelle des Ombres – Robbin Hobb

-Le retour des ténèbres – Asimov & Robert Silverberg

 

Ubu

-Gagner la guerre – JP Jaworski

-La horde du contrevent – Alain Damasio

-Le comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas

-Les gouttes de Dieu – Tadashi Agi

 

Eeguab

Son blog : http://eeguab.canalblog.com/

-Le désert des Tartares – Dino Buzzati

-Don Quijote – Cervantes

-L’étrange cas du Dr. Jekyll – Robert Louis Stevenson

 

Pascale (Babou)

Son blog : http://la-tisseuse-de-mots.over-blog.com/

-La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

-Les enfants de la Terre – Jean Auel

 

manU ma p’tite grenouille

Son blog : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.ca/ 

-L'Auberge des pauvres – Tahar Ben Jelloun
-Les Âmes grises – Philippe Claudel
-Sukkwan Island – David Vann
-Les chaussures italiennes – Henning Mankell
-Trois Chevaux – Erri De Luca
-L'Ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon
-Neige – Maxence Fermine
-Aucun homme ni dieu – William Giraldi

 

Quelques-uns des miens (la liste pourrait être bien plus longue!)

-Frida Kahlo – Rauda Jamis

-La rencontre de deux destins – Camille et Rodin

-La promesse de l’aube, Les cerfs-volants, La vie devant soi, Les racines du ciel – Romain Gary

-M. Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L’enfant de Noé – Éric-Emmanuel Schmitt

-L’odeur du café – Dany Laferrière

-La petite fille de Monsieur Linh – Philippe Claudel

-Tout ce que j’aimais – Siri Hustvedt

-Soie, Novecento : pianiste, Emmaüs - Alessandro Baricco

-L’amant – Marguerite Duras

-Le soleil des Scorta - Laurent Gaudé

-L’histoire de l’amour – Nicole Krauss

-Kafka sur le rivage - Haruki Murakami

-Ru - Kim Thuy

-L’ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon

-Tout, de Gilles Vigneault

-Le joueur d’échec, Amok - Stefan Sweig 

-L'Auberge des pauvres – Tahar Ben Jelloun

-Sukkwan Island –David Vann

9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 04:59

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Je dois à Zafon la force de l’emprise qu’il a à me faire voyager dans le Barcelone mystique que j’aime tant. Il a le pouvoir d’emprisonner mes pensées pour les mener vers des lieux d’évasion desquels je ne voudrais jamais revenir. Dans ce roman, j’ai revu avec nostalgie La Rambla, menant à la mer, le Parc Guell et ses jardins magnifiques, le quartier gothique, la Sagrada Familia, œuvre grandiose, le marché abondant de la Boqueria, le Palau de la Musica où j’ai été emportée d’émotions par un quatuor à cordes et les pas d’un flamenco… J’ai aussi et surtout revu Gaudi et chaque recoin de son œuvre architecturale qui m’avait initialement amenée à faire ce voyage. Ne serait-ce que pour m’avoir permis de revisiter ces lieux, je suis comblée par le roman… Mais avant tout, et objectivement, il est très bon.  

 

L’histoire se situe donc à Barcelone, en période d’avant et après-guerre. Quelques brèves références historiques à la guerre civile opposant les républicains et les nationalistes, ainsi qu’à la chute de Barcelone, viennent alimenter le contexte de l’histoire sans en faire pour autant un roman historique. La prison de Montjuic, qui a gardé sous les verrous les détenus politiques sous Franco, est au cœur de ce roman énigmatique. L’atmosphère est chargée, elle donne froid dans le dos. Il s’agit sans doute du tome le plus noir de cette trilogie, car si les deux premiers tomes nous laissaient l’empreinte mystique, voire enchanteresse, des quartiers gothiques de la ville, celui-ci nous plonge dans l’univers sinistre du milieu carcéral et des sentiments fragiles.

 

Nous retrouvons quelques personnages tels que Daniel Sempere, chez qui la magie de l’enfance a laissé place aux soucis et aux responsabilités familiales. Fermin sera le principal acteur. Nous découvrirons enfin les énigmatiques David Martin et Julian Carax, même si certains questionnements me sont restés à leur sujet. Et surtout, nous sommes ramenés au cœur du Cimetière des Livres Oubliés, ce lieu que j’ai envié Daniel de découvrir. Tout au long de ce roman, on est transporté par l’amour, celui du cœur et des sentiments, par la fidélité de l’amitié et les fantômes qui se cachent derrière les réminiscences du passé… Ah…! Zafon, je l’aime, tout simplement…

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:29

     Fiu Aita Péapéa      

 

Entêté de ciel pur et d'un bleu paysage
j'oubliais que ton coeur est l'âme du voyage;
pourquoi vouloir chérir ces bas-fonds de corail?
je n'y vois qu'un nuage ensaché de grisaille.

Toujours mes souvenirs retournent à la brume
à ton visage d'ange au temps et son enclume;
qu'importe tamouré et ses feux de Bengale
je n'entends rien d'autre qu'un silence banal.

J'ai cru à ces colliers de fleurs de tiaré
la vahiné lascive au monoï parfumée;
j'ai cru au lagon bleu où nageaient les poissons
à ces farés fleuris ou baignait le poison.

Foncer pavois hissé à l'assaut de ces proies
tels ces navigateurs fuyant quand ils ont froid;
j'ai voulu m'enfouir sous un soleil de plomb
alors que de tes yeux jaillit mon horizon;

JC.ELOY - TAHITI

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:25

Réciprocité de l’immédiat

 

 

Des flammes dont tu connais la dextérité
à suspendre les regards dans l'âtre de nos yeux,
ces pétales, à la folie, sur le tapis vert
inconnues fébriles aux doigts, dés jetés
étrange autant que belles et
dont la beauté ne peut égaler
l'aveuglante nudité de ta chair.
Dans cette immensité de coeur mouvant
où s'enfoncent les corps, liquéfiés;
cette arrogante immobilité de la pierre
ces pierres dont tu connais la flamme perpétuelle
à bâtir des empires que convoitent les ruines,
ces pierres à marche forcée sur les forêts incendiaires,
coquelicots timides au cou du mystère
un mystère sorti d'un néant triomphale;
un infime trou d'épingle par lequel
je suis entré dans l'âge de déraison.
Ces seins égratignés par des ricochets de doigts noirs
les balles salvatrices en un front dégarni
des corps implosés puis dissouts par la pluie.
ces étreintes de flammes aux cous des pendus repentis;
elle est ouverte la blessure à la fenêtre du temps
la plaie béante à la porte de l'oubli.
Ces flammes charnelles gesticulent
ces flammes obscènes dans l'âtre de nos yeux,
et le long tapis rouge sur un grand ciel tout vert,
nos mains sur l'écho plus muet qu'une étreinte
plus inconnue et toujours toujours plus loin:
immobilisme pour ta nudité parfaite.

JC.ELOY

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:21

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Île de Demain : La boîte de Pandore

Nous n’irons plus au bois, la forêt enchantée
Se ferme pour toujours aux désirs murmurés …
Nous irons sur le sol d’un désert inventé,
Sur la croûte épuisée d’un âge épouvanté …

Le soleil percera les crânes nouveaux-nés,
Tu n’auras plus de larmes à abandonner
Au creux sec de ma main tendue vers ta douleur ;
Le gris terne des jours mangera les couleurs.

Des arbres de métal empaleront les heures
Qui mourront lentement en pleurant leurs secondes ;
Le seul vent se levant sera celui des cœurs,
Un souffle agonisant sur la mer qui succombe.

La mer à bout de vague et des vagues de plomb … !
Au ressac disparu de rivages martiens,
Tituberont nos pas écrasés par l’aplomb
De l’étoile à midi, qui cherchera les siens …

Nous n’irons plus au bois, les forêts sont coupées,
Nos rêves morts de soif aux fontaines étroites,
Tous fauves libérés, rapaces aux aguets …


Pandore l’avait dit : n’ouvrez pas cette boîte …

Théo
2003/avril 2008

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:11

Songes poème théo

 

SONGES 



L’étoile 


Certains soirs il fait bon sur la plage s’asseoir 
Pour regarder le vent jusques au fond des yeux, 
Et puis convoquer Dieu 
A venir au parloir. 

Agrippés aux barreaux de nos prisons de chair, 
User la liberté que l’étoile nous laisse 
De boire sa lumière, 
Ou ténèbres épaisses. 

Le pas mêlant le sel aux embruns clairs-obscurs 
Fouler, mais solitaire, une dernière terre, 
Qui s’offre en un murmure 
A la première mer. 

Savoir que de nos pas, 
Il ne restera pas seulement une empreinte, 
De la page un seul mot, sur la dernière plage, 
Et malgré nos étreintes … 

Le savoir et s’asseoir, le soir, face à la mer, 
Pour regarder l’étoile 
Qui teinte d’infini cette nuit carcérale 
Aux brisants de la Terre. 


Mai 2006 



Amour 


Aiguisant mon attente 
Au fourreau de tes lèvres, 
Le roc de ma jeunesse 
Poussait contre le ciel 

La voile d’un esquif 
Qu’un vent avait perdu 
S’accrochait à la mer 
Et dansait avec elle 

Lorsque tes reins ployés 
Se creusaient en mourant 
Aux vagues insoumises 
Du désir qui nous prend, 

A l’écume des jours 
Ne restait que lumière 
Qui rejetait la mort 
Aux portes du néant. 

Nous sommes grains de sable 
Sous un diamant de Lune, 
Le silence écarté 
Par un seul mot toujours : 

« Amour ». 

 *

Théo 

Mai 2006

L'amarrée Des Mots

  • : L'amarrée des mots
  • : « Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi... » - Eric-Emmanuel Schmitt
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