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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 23:26

Source: Pascale

 

64  

12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 21:29

Je veux garder cette nuit

 

 

Je veux garder cette nuit

 

je supplie le jour

 

de ne pas allumer à l'aube

 

je veux que cette nuit

 

dure encore une autre nuit.

 

 

 

Que cette nuit soit noctambule

 

que cette nuit soit funambule;

 

la garder entre nos bras

 

la bercer entre nos draps,

 

qu'importe la pénombre

 

on l'éclairera

 

à la lueur de nos yeux

 

nos rêves emmitoufflés

 

nos rêves à nos côtés

 

on parlera aux étoiles

 

dans le dernier quartier

 

de lune,on se retranchera!

 

 

 

Je veux garder cette nuit

 

pour seulement toi et moi

 

je prie le jour, je supplie le soleil

 

de ne pas se lever

 

je veux que cette nuit

 

dure encore une autre nuit.

 

 

 

Garder cette nuit pour seulement

 

toi et moi,

 

à minuit avec les loups on dansera

 

à minuit une autre nuit se lèvera

 

blottie entre toi et moi.

 

J-C

12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 21:25

CHATEAU FORT      

 

Fort est mon cœur comme un château

Pendu à un mât de cocagne

Entre l’enclume et le marteau

Dans les oubliettes d’un bagne.

 

Dans quel paradis haut perché

Hume t-il l’âcre odeur du soir

Peut-être au verger du péché

Où il est défendu de boire.

 

Jeux ou amour dans un calice

Béni au sel de son esprit

Jusqu’à la lie de ces délices

Dont en athée il s’est épris.

 

Est-il allé sur les remparts

Guetter poindre les anges nus

N’a t-il pas vu comme un regard

Percer sa carapace drue.

 

Bien gardée entre ses tourelles

Toute une vie inséparable

Se flageller d’absence d’elle

A cimenter l’irréparable.

 

Ce cœur bourreau et condamné

Solitaire dans ce château

Déjà vieux de vingt-deux années

Conduit l’espoir à l’échafaud.

 

Château en ruines bétonné

De remords de pièges et pleurs,

Ce cœur qui ne veut plus donner

Ni recevoir la moindre fleur.

 

Gris est ce cœur comme la cendre

Plus volatile que l’amer

Entre presque rien et la Flandres

Dans les mâchoires de la mer.

 

JCE

12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 21:22

CATHARSIS    

 

    Vaines étincelles du rire  

Dans l’âtre sournois de ses flammes

A ravager en un soupir

Les sauvages remords d’une âme.

 

Cet outil tranchant qui s’ennuie

Sur les aiguilles de l’horloge

Ce spectre intemporel de nuits

Où l’enfance n’a plus de loge.

 

Dans l’éden de son inconscient

La scie guette où l’oubli acquitte ;

Transfert de ces instants latents

D’un ego en mal névrotique.

 

Tu t’es bâti un mur de pierres

Où l’écho du rire est un pleur

Quand Œdipe ne fut qu’un tiers

A fleur de peau au fond du cœur.

 

La vie refoule et ça te blesse

Esprit greffé présent fané ;

Tu es dans ce jardin sans cesse

Remuant tes vertes années.

 

Ose, de ce glauque marais

Tirer la quintessence d’or,

De ton passé chasser l’ivraie

De ce jardin naîtra l’aurore.

 

Voici ton mal libre de chaînes

Devant le tain de ce psyché

Où l’étincelle n’est plus vaine

Si l’amour fou n’est pas péché.

 

JCE

11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 23:00

25-insolite-11

 

Pêche aux vers requinqués

(Partie 1)

 

Un petit poisson rouge orphelin de sa mer

se ramène tout nu sur la plage à nudistes

gigotant zen et fier en son âme bouddhiste

il s’est mis en tête de retrouver sa mère.

 

Las, la vague à son âme agitée par les eaux

lui fit croire un instant qu’ainsi les âmes sont

d’égoïstes marées pour un vain rejeton

emporté par les flots si loin de son berceau.

 

Elle s’est plantée là l’innocente sirène

s’imagine au volant d’un camion de pompier

brandit son corps boyaux en faire un rescapé

arborant à son cou une belle murène.

 

Ses arêtes à vif, va-t-il mourir défunt

rêvassant au Margaux qu’il vit flotter au loin

C’est pas la mère à voir un simple petit point

La bouteille à la mer un espoir pour demain.

 

Le regard embué par le sel et les pleurs

Il aperçut Solange et ses seins nourriciers

Élixir d’une enfance à peine inachevée

Sans surprise il fut pris par l’appât du pêcheur.

 

Las appâts pas de loup un joli corps nichons

Pêcheur, poisson, péché leurs quatre yeux qui louchent

La belle ils taquinent plutôt que le bouchon

Naïveté au point de croire à une touche.

 

Désir de papoter vils appâts pas mobiles

Le poisson requinqué le pêcheur affairé

Sa canne bien dressée Solange qui jubile

Croit noyer le poisson d’un clin d’œil à ferrer!

 

De mordre à l’hameçon s’en étant bien gardé

Leçon apprise un jour au divan de sa psy

notre garce allumée la ligne à frétiller

Empoigna de sa main la proie de son chéri.

 

Le poisson se noya n’en croyant pas ses yeux

Quand le marin son père un certain rimarien

Ne sachant pas nager leva les poings vers Dieux

Solange essaims à l’air dit quel niais pour rien.

 

Gardons un poil raison et ne confondons pas

La noyade et Naïade et sa peur du pompier

Solange et saut de l’ange au-delà du trépas

Ce qui prime avant tout c’est de prendre son pied.

 

Oh ce beau cal au pied elle noue joue du cor

Solange bien trempée dans son verre à  Margaux

Agitée du bocal a gîté sur bâbord

Pour finir par tomber dans la nasse à gogos.

 

Rémi en grand sauveur s’y trouvant à cuver

Grand cru millésimé ci nommée la poutine

Eut l’idée d’picoler la Soso sans pitié

De sa robe imbibée à l’odeur de cantine.

 

Extase et pas de bol le dernier grain en bouche

S’est coincé de travers mettant fin aux ébats

Solange tout étonnée mais que rien n’effarouche

Lui fit le bouche-à-bouche en dansant la samba.

 

Fin débat d’aquarium à quoi rions ce soir

Foin de l’amie carpe gardons-nous du silence

Levons plutôt nos vers c’est pas l’amer à boire

Pour trouver en ce trou sa part de truculence.

 

JC/Nad 2013

 

À SUIVRE...


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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 22:29

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« Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter. 

 

Marguerite Duras »

 

Cet extrait, tiré d’un roman de Marguerite Duras, figure en début de livre. Le roman lui-même en porte d’ailleurs le titre. Hum… Quatre phrases assassines qui en disaient déjà beaucoup sur les enjeux auxquels le lecteur serait confronté. Si cette auteure à la plume sublime (Duras), demeure l’une des plus grandes écrivaines de son temps, il n’en demeure pas moins que je reste peu étonnée de l’entendre prononcer ces quelques mots. Quelle femme désagréable était-elle, quand on regarde de plus près la nature de la relation qu’elle a entretenue avec Yann Andrea Steiner. Il m’est indéniable qu’elle devait elle-même être insupportable. Mais ne vous fourvoyez pas, je l’adore, littéralement parlant. Toutefois, par cet extrait, je me savais déjà soumise à des rapports tendus et douloureux, toujours à cent lieues du roman d’amour que je recherche désespérément. Ce court extrait mis à part, j’ai lu la quatrième de couverture, pour m’en donner une meilleure idée, voire motiver ma lecture. Je peux vous la transcrire ici, elle fait quatre lignes, elle aussi : « Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L’homme est noir, la femme est blanche. Et alors? ». Voilà qui ne m’avançait guère plus, l’un comme l’autre prenant des directions diamétralement opposées. La meilleure chose à faire étant d’en juger par moi-même…    

 

En effet, l’homme est noir et la femme est blanche. Et alors? Présenté ainsi, on s’attendrait à un choc des cultures, à une forme de racisme à laquelle seraient soumis les amants. À un amour plus grand que tout, prêt à tout. Mais non… À part un bref épisode où le père de Solange, rencontrant pour la première fois Kouhouesso, fixe ce dernier avec stupeur en s’apercevant qu’il est noir, je n’ai pas vu. J’étais plutôt à rire de ce ridicule. On est loin de la période de l’esclavagisme, non? À moins qu’on soit encore aussi attardé? Bon, je n’ai pas compris la nécessité d’imposer cet enjeu alors qu’il sert davantage de prétexte à l’histoire que de finalité en soi. Finalement, ce roman n’est aucunement représenté correctement par la quatrième de couverture. Par contre, avec l’extrait de Duras, tout est là… Une femme, un homme et beaucoup de souffrances imposées par ce dernier…      

 

Kouhouesso est citoyen canadien né au Cameroun anglophone. Il vit à Los Angeles où il pratique le métier d’acteur. Un torse massif, des épaules larges sur un corps très long, il est représenté dans le livre telle une icône de la beauté masculine. Le type d’homme, comme le décrit Darrieussecq, qui déclenche « l’adoration, la peur et le manque ». Mais également l’archétype de l’homme égoïste qui parle beaucoup de lui et s’intéresse peu aux autres. Et par-dessus tout, qui offre beaucoup de promesses…

 

Solange en tombe amoureuse, d’un amour qui côtoie de près la folie. En peu de temps son cœur bascule dans les tourments de l’attente, des textos qui ne viennent pas, du vide. Il repousse ses caresses, lui laisse des messages ambigus, de rupture. Refuse la main qu’elle lui tend. Et puis, le grand silence… Jusqu’à deux mois sans nouvelles… Au bout de combien de temps se rompt un lien? Se dénoue une histoire? Elle ira dans son Afrique natale à la recherche d’un écho de ses origines, pour mieux le connaître. Jamais Solange, désespérée, ne renoncera.      


Oui, comme dirait Duras, il faut beaucoup aimer les hommes pour les aimer, dans un tel contexte. Et Darrieussecq, psychanalyste de profession, arrive à représenter cette souffrance de l’attente avec beaucoup de justesse. Certes, je n’aime pas son style littéraire écrit à la troisième personne et dépourvu de dialogues. Il faut dire aussi que je suis loin d’être une adepte du mouvement psychanalytique, qui transparaît, il faut bien le dire, de chacune des pages de ce roman, où l’on imagine aisément Solange sur le divan de sa psy. Néanmoins, elle sait parler de sentiments et nous faire vivre la chute de l’âme, de l’euphorie à l’effondrement. C’est déjà ça…      

 

Bla Bla Bla !!!!!!...................

 

psy

11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 16:44

64

 

À l'horizon...

 

 

 

J'ai vogué l'océan des marées à la grève,

 

Agitée par les vents d'une ondée de ta voix,

 

Amarré le silence, enjolivé le froid

 

Que tes maux mon amie à jamais se soulèvent.

 

 

 

J’ai vogué en regard là-bas sur l’horizon,

 

Murmurant au vent quelques mots sans raison,

 

Doucement voguer dans l’éclatante saison.

 

Ouvrant le chemin du cœur de nos maisons.

 

 

 

Dans nos mains l'horizon n'est qu'un pas à franchir,

 

Voyageons vers demain, cette escale à cueillir,

 

De nos cœurs tisser le secret des coquillages

 

Espérer, un jour nos vies, sur le même ravage.

 

 

 

Nous nous amarrerons aux caresses du temps,

 

Plus loin que les courants qui traversent les âges,

 

Sur les sables fuyants esquissant un voyage,

 

Nous marcherons la vie, l'avenir droit devant.

 

 

 

Que l’écume des vagues, sur le rivage

 

Ramène avec elle, le renouveau de nos vies.

 

Il renaît de son étoffe blanche, l’envie,

 

Et le besoin de se remettre à l’ouvrage.

 

 

 

Dans nos coeurs l'horizon n'est qu'un souffle vital,

 

Une vague attendrit par les eaux de cristal,

 

N’aie crainte, mon amie, le soleil à l’horizon

 

Brillera en bonheur de nos mots floraison…

 

 

Babou, Doudou & Nad

 

Avril 2009

10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 00:26

Source: Saphariel

 

Saph 6

 

Saph 4

 

Saph 3

 

Saph 2

10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 00:24

Source: Saphariel

 

Saph 5

 

Saph 1

1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 21:06

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