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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 17:34

Merci ma gentille Nadael d’avoir eu pour moi cette pensée qui me touche énormément. C’est un grand cadeau tu sais… <3

 

Comme c’est magnifique en Haute-Normandie, du côté d’Étretat! Et ces falaises qui me font tellement rêver…

 

Je garde précieusement ici tes couchers de soleil, comme une douce lumière venue de ton coin de pays. Et puis, en hiver, je viendrai me réchauffer tout près d’eux ^^

 

« la MER me fascine…le bruit des galets quand ils roulent dans l'eau grâce aux vagues, les falaises impressionnantes de hauteurs qui invitent au respect… »

 

Un grand merci et des gros becs xxx

Soleils sur la Manche
Soleils sur la Manche
Soleils sur la Manche
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 04:17
La marelle de Samin

Photo prise par Sebastiao Salgado

 

 

La marelle de Samin

 

Sur un béton rouillé habité par les ronces

fils de fer, terrain vague, un dépotoir immonde

Samin trace à la craie les contours de son monde

au loin c’est cris d’obus de chars coups de semonces.

 

Craie bleue deux demi ronds pour le ciel et la terre

un nombre par case se choisit un galet

point bleu pour i de ciel sans faute écrit enfer

puis saute à cloche-pied en poussant son palet.

 

Il lance sa marelle avance en sautillant

il esquive l’enfer réussit la culotte

il est à la porte d’un éden scintillant;

au loin c’est cris au but et sombres bruits de bottes.

 

Il a franchi le neuf ce sans mordre une ligne

pose son pied léger sur le beau i de ciel,

son corps vole en éclats, une mine maligne

pour moins qu’une tu meurs en cris trop démentiels.

 

Un an de pleurs mouillés les ronces ont grandi

Samin à cloche-pied pousse la chansonnette

les armes se sont tues, les affaires, on dit?

Sur un amas d’ordures il tire une charrette.

 

Les armes se sont tues

ça lui fait une belle jambe.

Toutes les armes tuent

à tutoyer la mort.

 

À vous enfants niés d’un monde où la vie est en guerre

à vous enfants de ces charniers en fouillis sous la terre :

 

Ces charognards vous volent

les doux œufs de vos nids

et ils tuent et ils violent

par-dessus ça ils nient.

 

J-C Eloy - 2005

22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 02:27

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente l’exposition "Métamorphoses - Dans le secret de l'atelier de Rodin". Avec plus de 300 œuvres, sculptures, croquis et aquarelles, j’ai vécu un grand voyage dans l’intimité de l’artiste que j’admire au-delà de tout ce que je n’arriverai jamais à exprimer. Il en est ainsi des longues histoires d’amour impossible à réduire en quelques mots sans avoir le sentiment de trahir la passion qui nous habite. Merci au maître et à son élève, Camille Claudel, d’avoir à l’époque ouvert la porte de mes 18 ans sur cet univers de beautés et de possibilités. Ma vie en a été changée…

 

« Camille, je t'embrasse les mains, toi qui me donne des jouissances si élevées, si ardentes, près de toi, mon âme existe avec force et, dans sa fureur d'amour, ton respect est toujours au dessus. Le respect que j'ai pour ton caractère, pour toi ma Camille, est une cause de ma violente passion. Je t’aime avec fureur » 

 

nnnnn

 

7 septembre 2014 (ancien billet):

 

« Quand un sculpteur modèle un torse humain, ce ne sont pas seulement des muscles qu’il représente, c’est la vie qui les anime... mieux que la vie... la puissance qui les façonna et leur communiqua soit la grâce, soit la vigueur, soit le charme amoureux, soit la fougue indomptée ». Rodin

 

J’ai toujours été passionnée par l’œuvre de Camille et Rodin. Plus qu’une passion, je crois que c’est une réelle fascination. Ce n’est pas pour rien que je ne suis jamais arrivée à communiquer mon ressenti. C’est trop haut, trop grand et mes mots trop fades. Leurs sculptures, leur histoire, éveillent en moi des frissons, l’empreinte indélébile de souvenirs encore gravés au bout de mes doigts. Des souvenirs qui demandent à se renouveler, à reprendre vie. Des souvenirs encore emmurés dans les salles au charme clair obscur de ce Musée Rodin que j’aime tant... 

 

download

 

Camille et Rodin, deux sculpteurs, deux génies, deux destins, une immense passion l’un pour l’autre. Il se sont rencontrés dans l’atelier de Rodin en 1883. Elle deviendra sa jeune élève, sa muse, puis son plus grand amour. Rodin est fasciné par le génie artistique de Camille, sa créativité, son originalité. Son audace aussi, car les femmes artistes étaient rares et jugées provocatrices à cette époque. Elle participera d’abord, auprès de lui, à la création des Bourgeois de Calais, du Baiser, de la Porte de l’Enfer, puis à d’autres œuvres communes inconnues. Des œuvres incroyables sont nées sous les doigts de l’élève. Rodin jugera lui-même qu’elles seront plus abouties que les siennes.    

 

Dans l’atelier de Rodin, Camille se met à nu et pose pour l’artiste. Les yeux bandés, ses doigts se posent sur son corps. Il caresse chaque muscle, chaque grain de peau, ses lèvres, ses cheveux, ses seins, tout... Le sculpteur veut arriver à sculpter son modèle avec la seule force des souvenirs gravés dans ses mains. Et il y arrivera… Quand il sculpte, ce sont les émotions qui s’expriment, le corps devient miroir de l’âme.

 

Leur relation durera 15 ans, au terme de laquelle Camille se résoudra à rompre. Portant l’enfant de Rodin, elle ne se sera jamais remise de l’avortement. De son côté, Rodin a vécu toute sa vie auprès de Rose Beunet, une blanchisseuse de Champagne qu’il a mariée quelques mois avant sa mort. Une femme qu’il n’aimait pas mais qu’il était incapable de quitter. Camille en mourra. Peu de temps après l’interruption de grossesse, certains diront qu’elle a sombré dans la folie. On peut émettre des doutes là-dessus, surtout quand on sait à quel point il s’en fallait de peu à cette époque pour être considéré fou. Après tout, c’est quoi la folie ou bien, c’est quoi la normalité? Dans le cas de Camille, peut-être ne s’est-elle jamais remise de cette séparation avec Rodin et qu’elle s’est laissée doucement glisser vers l’isolement de la dépression, avec tout ce qui s’ensuit. Un jour avant son enfermement, elle avait détruit la moitié de ses œuvres.  

 

« Je réclame la liberté à grands cris », Camille Claudel

 

Paul Claudel, son frère, l’a fait interner à l’institut psychiatrique de Montfavet dans le Vaucluse. Elle y a passé les trente dernières années de sa vie, murée dans le silence. Paul est venu la voir trois fois en trente ans. Cinq ans après son internement, elle envoie une lettre désespérée au docteur Michaux pour demander sa libération. Sans réponse… Son internement a donné lieu à beaucoup de controverses. Certains disant qu’elle avait des délires paranoïaques, qu’elle ne s’alimentait plus, d’autres qu’elle souffrait du syndrome de Korsakoff (trouble neurologique lié à l’alcoolisme chronique). En lisant les différents ouvrages sur sa vie et son œuvre on pourrait en fait conclure qu’elle est morte de chagrin et d’ennui, et que c’est l’enfermement qui l’a plongé progressivement dans cette détresse, et non l’inverse. C’est une hypothèse qui en vaut une autre.  

 

« Sakountala » ou « L’abandon », par Camille. À l’image de la légende de Sakountala, Rodin s’agenouille devant Camille et implore son pardon.

 

sakountala1

 

« L’implorante », par Camille. Camille et Rodin sont séparés depuis 2 ans, elle implore Rodin de revenir vers elle. Une œuvre bouleversante de souffrance…

 

implorante2

 

« L’éternelle idole » : Rodin sculpte son éternelle idole, la femme de tous ses désirs

 

éternelle idole

 

« L’éternel printemps » : Œuvre inspirée de sa passion pour Camille

 

éternel printemps 3

 

Le film "Camille Claudel" est â voir et revoir. Depardieu et Adjani sont merveilleux, grandioses. 

 

camilleclaudel

 

Valse pour piano de Debussy, composée pour Camille Claudel

Pour l’écouter

 

Expo à Paris et Montréal en 2015

Le cinéaste Denys Arcand et l'artiste visuel Adad Hannah vont créer une oeuvre autour de la sculpture de Rodin Les bourgeois de Calais. Elle sera exposée en 2015 à Paris puis à Montréal :-)

 

Le lien vers l’expo en cliquant "ici"

 

Les bourgeaois de Calais

19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 01:43
The Wall (part 1)

« It’s just…

 

Nuit du 12 au 13 août 61. Le Mur… Rideau de fer de 3.6 mètres de haut et 165 km de long. Ligne de démarcation. Bouclage de la frontière. Berlin-Ouest versus RDA. Miradors, barbelés, chemins de ronde et colonnes militaires. Clivage idéologique de la guerre froide. Honecker et le Mur de protection antifasciste. Des images qui marquent, tentatives pour franchir le Mur, des fugitifs tués et le désormais célèbre Conrad Schuman. Berlin-Ouest est enclavé au Coeur de l’Est…  

 

9 novembre 1989, chute du Mur et chute des régimes communistes d'Europe centrale. Symbole de paix et retour à la "liberté"…

 

Aujourd’hui, East Side Gallery est la plus longue section du Mur encore « intacte ». D’énormes cicatrices murales. Messages pacifistes et références au Mur. Le baiser de l’amitié entre Honecker et Brejnev est tatoué à jamais. Berlin est taggé et marqué au fer rouge…

 

…another brick in the wall »

 

The Wall live in Berlin, concert organisé sur un terrain vague, un genre de no man’s land entre la Potsdamer Platz et la porte de Brandebourg, pour commémorer la chute du Mur... 

The Wall (part 1)
The Wall (part 1)
The Wall (part 1)
The Wall (part 1)
The Wall (part 1)
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 01:04
The Wall (part 2)
The Wall (part 2)
The Wall (part 2)
The Wall (part 2)
The Wall (part 2)
The Wall (part 2)
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 02:54

Ma vue qui baise (presbyte ou ami aux pis?)

 

Ma vue qui baise

Quand je te vois,

Tes yeux de braise

Un cul, ta voix

Ma vue qui baise

Baisse à dessein

Regards de braise

À damner saints!

 

La vue en rut

Les yeux en liesse

Un cœur de brut

Le corps en laisse

Ce rut en route

Tes yeux qui paissent

Les miens te broutent

L’amour se dresse!

 

La vue qui baise

Yeux chatoyants

Au rouge à l’aise

Tous les voyants

Tes yeux pers, verts

Mon corps rompu

À tout revers

En droit repu!

 

Un champ d’iris

Que j’ai à l’œil,

Un chant pubis

Poils enclin deuil

Que mes yeux fassent

Que je vois fesses

L’amour s’efface

Je le confesse!!

 

Mes yeux obèses

Exorbités

Les tiens soûls pèsent

Ma cécité!

Ton corps tenon

Je viens mortaise

Vers yeux canons

Dans la fournaise!

 

La vue qui baise

Bévue qui monte

Mes yeux foutaise

Écrus de honte

Caisse ce qu’est-ce :

Clair de lunette

Ou tiroir-caisse?

C’est devinette!

 

J-C - 2005

13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 02:52

L'amour tiré au corps d'eau

 

Corps

encore

en accords

sont sans raccord.

 

C’est gare au corps

une île, un port

un corps accore

copeaux tes pores.

 

Je bois ton corps

aux pis rapport

mieux qu’un décor

commun accord.

L’amour prend corps

de mille apports

au son du cor

il rentre au port.

 

Quand le corps sonne

clé des champs tonne

en la personne

qui nous étonne.

Ton cœur résonne

baisers en tonnes

je déraisonne

en chœur entonne :

mon amazone

un peu gloutonne

c’est quoi ta zone?

 

Allant, atours

ça grains d’amour!

Y voir détour

graines d’humour.

Tes seins contour

dessein de cour

aller – retour

longeant le cours.

Corps pur sangsue

si sangsue elle

qu’amour ressue

consensuel.

 

Corps

en cor

désaccord

sons sans accord!

 

J-C – 2005

18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:03
Aucun homme ni dieu - William Giraldi

« À celui qui vit assez longtemps pour s’en rendre compte, le temps démontre qu’il n’est rien dans le monde des humains qui n’ait son équivalent dans la nature. La plupart des hommes sont mus par des appétits assez semblables à ceux des loups »

 

Ils sont là depuis un demi-milliard d’années, dans ce village reculé du Nord de l’Alaska, Keelut. Cette terre sauvage est la leur. Quand nous marchons dans leur sillage, au mieux, nous empruntons les pas de leurs ancêtres, au pire, nous violons un territoire sacré qu’aucun homme ni dieu n’aurait dû se permettre de franchir. En ce lieu hors du monde, les frontières entre l’homme et l’animal sont bouleversées. Le caprice des hommes, dans sa volonté de dominer la bête, a transgressé les règles. Il a ignoré l’un des besoins les plus fondamentaux : le droit à la liberté. Ils ont pollué les terres, traqué les bisons et les caribous, avant de chasser le loup et d’étendre fièrement leurs peaux comme des trophées au pied de leur foyer. Normalement, les loups auraient fuient les hommes. Mais cette fois, ces derniers sont allés beaucoup trop loin, sans respect de leur territoire. Instinctivement, ils ont sorti leurs griffes et leurs crocs et ils se sont vengés. Puis ils ont tué.

 

Russell Core, écrivain de nature writing et en quête d’un sujet, se lance vers le nord. Tout juste avant de recevoir la lettre de Medora Slone, il avait voulu en finir avec sa vie. Mais ce qu’il découvrit à Keelut brisa définitivement quelque chose en lui : « l’homme n’est chez lui ni dans la nature ni dans la civilisation, comme une aberration entre les deux ». Peut-on se sentir pleinement appartenir à un lieu qu’on a soi-même transgressé? Est-ce que l’appartenance relève de l’acceptation de l’autre à franchir son territoire ou est-ce qu’elle est issue uniquement de notre volonté d’en faire partie? Le fils de Medora Slone meurt et son corps disparait. Dans sa cabane au milieu de nulle part, elle a rompu les liens avec les humains, plongée dans un mutisme presque surnaturel et hypnotique. Qui des loups ou des dieux aura raison des hommes?

 

En cet endroit isolé, le froid vif est un manque aussi brûlant que la morsure du vent. Il ajoute à la solitude et la peur, là où les hommes se confondent avec les loups dans une soif de pouvoir et de vengeance. S’il m’a fallu tout ce temps avant d’arriver à vous parler de ce roman, c’est avant tout parce que je n’arrivais pas à décrire l’empreinte sensorielle qu’il avait laissée en moi. Il exige un moment de recul, comme pour mieux revenir d’un monde où nulle route ne mène, à la frontière de la nature sauvage. Cette histoire, je l’ai vécue de l’intérieur, une façon de rendre hommage ou mieux saisir de quoi étaient habités ses personnages. J’ai partagé avec les loups et les hommes ce village de neige et de silence. Il s’est insinué en moi, mystique et troublant, m’a collé à la peau et causé des engelures à l’âme. Il m’a fallu comprendre comment une mère pouvait en arriver à commettre l’irréparable. Mieux appréhender l’ordre de la faim et des éléments, le bien et le mal. Nous sommes nés pour vivre et non pour survivre. L’homme est le plus grand prédateur de l’homme. Et l’auteur nous le rappelle dignement dans son chef-d’œuvre. Aucun homme ni dieu ne dispose du pouvoir qu’il s’approprie…

 

À l’image de Sukkwan Island, ce roman est un grand voyage intérieur, cette quête de sens de laquelle on ne revient pas tout à fait indemne...

 

Merci manU de m’avoir fait découvrir ce « périple au fin fond de l’Alaska comme aux tréfonds de l’âme humaine »

 

Aussi les avis de la Comtesse, en passant par L'Avenue

 

« Nous redoutons le froid et les choses que nous ne comprenons pas. Mais, ce que nous redoutons plus que tout, ce sont les actes des plus inconscients d’entre nous »

 

Un grand coup de cœur… <3

Aucun homme ni dieu - William Giraldi
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 13:05

Un petit paradis sur terre à 4 km au large du village de Percé dans la péninsule gaspésienne. À la limite du golfe du Saint-Laurent et de la baie des Chaleurs. Une fois que vous y avez mis les pieds, vous n’avez qu’une envie, y rester! Cette île sauvage, sculptée par le temps et la mer, est entourée par une forêt de conifères et la plus importante colonie de fous de Bassan au monde. Ils sont craquants !

La Gaspésie et moi, c’est une longue histoire d’amour qui ne s’essoufflera jamais…

Parc national de l'Île Bonaventure et du Rocher Percé - Gaspésie
Parc national de l'Île Bonaventure et du Rocher Percé - Gaspésie
Parc national de l'Île Bonaventure et du Rocher Percé - Gaspésie
Parc national de l'Île Bonaventure et du Rocher Percé - Gaspésie
Parc national de l'Île Bonaventure et du Rocher Percé - Gaspésie
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 12:55
Gaspésie (suite)
Gaspésie (suite)
Gaspésie (suite)
Gaspésie (suite)
Gaspésie (suite)

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