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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:25

Réciprocité de l’immédiat

 

 

Des flammes dont tu connais la dextérité
à suspendre les regards dans l'âtre de nos yeux,
ces pétales, à la folie, sur le tapis vert
inconnues fébriles aux doigts, dés jetés
étrange autant que belles et
dont la beauté ne peut égaler
l'aveuglante nudité de ta chair.
Dans cette immensité de coeur mouvant
où s'enfoncent les corps, liquéfiés;
cette arrogante immobilité de la pierre
ces pierres dont tu connais la flamme perpétuelle
à bâtir des empires que convoitent les ruines,
ces pierres à marche forcée sur les forêts incendiaires,
coquelicots timides au cou du mystère
un mystère sorti d'un néant triomphale;
un infime trou d'épingle par lequel
je suis entré dans l'âge de déraison.
Ces seins égratignés par des ricochets de doigts noirs
les balles salvatrices en un front dégarni
des corps implosés puis dissouts par la pluie.
ces étreintes de flammes aux cous des pendus repentis;
elle est ouverte la blessure à la fenêtre du temps
la plaie béante à la porte de l'oubli.
Ces flammes charnelles gesticulent
ces flammes obscènes dans l'âtre de nos yeux,
et le long tapis rouge sur un grand ciel tout vert,
nos mains sur l'écho plus muet qu'une étreinte
plus inconnue et toujours toujours plus loin:
immobilisme pour ta nudité parfaite.

JC.ELOY

commentaires

ELOY 17/02/2014 08:13

Moi non, je ne l'aime pas, on comprend même pas kékidit
au moins maintenant un chat c'est un chat
pis j'voudrais pas dire du mal de lui, mais pour écrire ça j'sais pas quelle marque il fumait à l'époque mais............
cela ne nous regarde pas
j'espère que tu en as bavé un peu sur c'coup là

Nad 17/02/2014 14:52



Kékidit ??? Mais il parle d’amour avec
un grand A ! Tu sais, j’ai toujours su qu’au fond de lui se cachait un Roméo. C’est juste que je ne suis pas encore arrivée à dénouer en lui ses refoulements les plus secrets. Il se retient,
refoule, alors qu’au fond de son âme, un seul vers lui vient en tête : Mon amour pour toujours ! Ça c’est son style ultime. Mais je l’aurai à l’usure… Quand il aura envie d’en parler, je
suis là………………………….. Je l’attends sur mon divan en peau de girafe…



(Bavé, moi ? Un peu quand même, j’te
dis, je suis complètement déstabilisée !)



Nad 13/02/2014 23:06

Mêmes années… la flamme de l'immédiat, la brûlure... celle des douleurs passées… Celle des yeux, du regard, celle des pierres et du courage, celle aussi des forêts incendiaires où la fleur survit,
celle de la chair et de l’étreinte. Tu sais à quel point j’aime ces mots-là… j’ai répété longuement ce vers-ci : "nos mains sur l'écho plus muet qu'une étreinte". Ce J-C là je l'aime aussi,
beaucoup... Bisous doux pour ce partage de sentiments à l’état brut…

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