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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 20:34

Métropolis

 

Métropolis

 

   Le serment du soleil de sur ma peau s'efface,

 

Agonie d'une étoile qui passe ;

Orphelines, nos ombres ont regagné le sein

D'une nuit pleine qui pèse, et sans nombre.

 

C'est ainsi que les jours meurent, dans un cri de lumière,

Aux rivages paisibles des villes altières

Peuplées d'automobiles et de monades tristes,

Aux pensées immobiles à qui rien ne résiste.

 

Des maisons imparfaites en murailles dressées

Qui chancellent impures, aux flots de nos désirs,

Que la foudre et le vent parcourent d'un sillon,

Me rappellent ton nom.

 

Dans le meilleur des mondes demeurés,

Un rossignol chantait sa musique invisible

Et redonnait à l'homme une chance d'été,

Quand on le prit pour cible.

 

Je courais ta douleur aux brisants du soleil,

Le cygne s'éteignait dans un chant de couleur,

Un chant de mort vermeil.

 

Je me suis arrêté aux frontières du monde,

Là où la nuit libère la rumeur qui gronde,

À chercher ta lumière.

 

Théo

31 décembre 2007

commentaires

Théo 17/11/2012 20:06

Chère Nad,

Tu lis bien, je le savais d'ailleurs :-)Les strophes citées voient réapparaître l'homme et l'auteur, qui s'approprie le monde quitte à le rejeter ...
Presque toujours, nous parlons de nous. comment pourrait-il en être autrement, puisque nous ne sommes que nous ?
Il arrive toutefois que l'on croit rencontrer un autre soi-même, et c'est sans doute l’ambiguïté de l'amour !

Bise et merci de ce long et beau commentaire.

Nad 06/12/2012 16:51



Ah ... l'indissociable force de l'inconscient! Je me fais prendre chaque fois, même quand ma conscience le nie:) (J'ai rien dit...)


Bisous JM xxx



Nad 30/09/2012 00:34

Cher JM,
Je ne ferai pas semblant de ne pas connaître le contexte de ton poème puisque tu me l'as expliqué:) (je t'en remercie d'ailleurs, j'aime bien connaître d'avance le contexte dans certains textes,
dont celui-ci, pour pousser ma lecture plus loin encore). Pffffff....... mais qu'est-ce que j'aurais paru savante si je m'étais mise à te parler du film Métropolis et du livre de SF des monades
urbaines! Acte raté de ma part....:) Tu m'as expliqué le point commun aux deux qui est la description de Mégapoles déshumanisées, symbolisées par l'image de l'enfant écrasé par les tours, que l'on
voit sur l'image. Rien que dans ta première strophe, quand tu utilises des images comme «l'agonie d'une étoile qui passe», «Orphelines, nos ombres ont regagné le sein d'une nuit pleine», ou, dans
la deuxième strophe, «Peuplées d'automobiles et de monades tristes», le concept de déshumanisation est bien présent. Ce serait peut-être même une forme d'apocalypse, si l'homme qui peuple la Terre
se retrouve prisonnier d'une pensée unique et inanimée?
Je suis probablement dans le champ, mais je vais oser dire qu'à la strophe 3, 5 e 6 j'ai senti un sous-entendu de souvenirs nostalgiques amoureux... Ce n'est qu'un ressenti... En un sens, que
serait l'humain devenu sans interaction ni amour?
Ton texte est dense dans son contenu, en ce sens que ce n'est pas que du vent qui résonne bien à l'oreille, et c'est aussi ce qui en fait toute la beauté. Je suis fière de l'avoir ici sur mon
blog... (comme tes autres poèmes d'ailleurs...).
Bises

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