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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:52

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Il est difficile de commenter ce livre sans le comparer inévitablement à «L'ombre du vent»... et je m'y suis laissée prendre... Si j'avais à choisir? Sans hésiter, ce serait le premier. Non pas que «Le jeu de l'ange» soit, à mes yeux, un roman poubelle, bien au contraire. On y retrouve toujours cette si belle atmosphère caractéristique de Zafon, mystérieuse et énigmatique, qu'il sait rendre plus que quiconque avec doigté. Son «monde» est unique et je n'ai jamais côtoyé une autre plume qui m'ait procuré autant de satisfaction, pour le cœur et l'âme, que celle de cet auteur.

 

Toutefois, j'ai trouvé l'histoire inutilement complexe et les énigmes sans fin, alourdissant la trame. Les personnages sont nombreux, ombrageux (ce qui n'est pas un défaut) et à mon sens moins aboutis. Je préfère avoir le privilège d'approfondir la personnalité d'un nombre plus restreint de personnages. L'ensemble est trop fantastique à mon goût, mais pour qui aime, vous serez ravi. Le livre se termine un peu en queue de poisson, non pas que je souhaite systématiquement des fins de lecture enthousiastes et sans fracas, seulement, j'ai eu le sentiment de rester sur ma soif, particulièrement en ce qui concerne le destin de Cristina. Les bras m'en sont tombés...

 

Même si je n'ai pas vibré aussi fort que dans «L'ombre du vent», Zafon demeure pour moi un auteur culte et non seulement de la littérature espagnole. Mais n'est-ce pas un défi de taille que d'arriver à rendre aussi majestueusement la suite d'un livre qui a connu un tel succès et qui est d'une telle beauté?

commentaires

AB 29/08/2012 15:38

Nadlidou, selon moi, Andreas Correlli est le "démon"...

Nad 30/08/2012 14:07



Et toi t'es un "ange" Audlidou, merci beaucoup:)


 



Julie 23/08/2012 04:48

Comme toi, Nadine, j'ai moins aimé Le jeu de l'ange que L'ombre du vent. Malgré que j'aie pris du plaisir à lire ce roman, il m'a semblé que la fin du livre était un peu bâclée. J'ai trouvé aussi
que Zafon nous présentait Barcelone sous un tout autre jour. Dans l'ombre du vent, c'était une Barcelone plus lumineuse, plus conviviale malgré les troubles liés au contexte historique. Dans le jeu
de l'ange, Barcelone a un ciel de sang, des nuits d'encre, elle est lugubre, effrayante, morbide même.

Une chose qui m'a bien plu dans ce roman fut de retrouver certains personnages de L'ombre du vent, mais à une époque antérieure. Ça me fascinait de faire les liens et les rapprochements. Une autre
chose que j'aime de Zafon, c'est qu'il compose des personnages qui écrivent. Je trouve très intéressant le regard qu'il pose sur l'écrivain: il est seul, il travaille dans l'ombre. Il subit parfois
agréablement, parfois douloureusement, les réactions qu'il provoque par ses écrits. J'aurais été heureuse qu'il nous permette d'entrer davantage dans le livre de son héros-écrivain, David, pour
nous en révéler le contenu! Ce livre m'apparaissait tellement énigmatique.

J'avais une question sur Le jeu de l'ange: je n'ai pas trop bien compris qui était Andreas Corelli... et toi?

Bisous chère Nadine, et à très bientôt,

Julie XX

Nad 29/08/2012 01:40



Quand on se promène dans le Barcelone gothique d'aujourd'hui, comme celui d'hier je crois, on a réellement par endroits le sentiment d'être dans un lieu très mystique. Les ruelles sont sombres et
l'atmosphère énigmatique. Je trouve aussi, comme toi, que dans certains de ses livres l'ambiance est morbide. Je l'ai ressenti notamment dans «Marina», dans sa trilogie également. Mais c'est là
qu'il en tire à mon sens toute sa force. Peu d'auteurs(es), je trouve, arrivent à rendre aussi fidèlement un ressenti..


Hum hum Julie..... je suis bien embêtée pour Andreas Corelli, il y a trop longtemps que j'ai lu le livre et je ne me rappelle plus précisément ce personnage. Après quelques années, il me reste un
ressenti, une empreinte, mais les détails m'échappent. Peut-être que ceux ou celles qui l'ont lu dernièrement pourraient te répondre? Audlidou? Sylvie? Daphnée? Au secours!!! À suivre...:)


Gros bisous


Nad xxx



maréedemots 24/07/2012 04:31

Ça me fatiguait trop de ne pas me rappeler dans quel Zafon tu m'avais fait une dédicace en espagnol alors j'ai fouillé et fouillé et fouillé....... et puis finalement...................... elle
était dans «Revenir de loin» de Marie Laberge!:) Lâche pas Nad!!! hi hi hi hi
Bonne journée Audlidou de Nadlidou xxxxxx

AB 23/07/2012 16:49

À l’inverse de tout le monde, j’ai connu Zafon avec Le Jeu de l’Ange. Le titre m’a accrochée. L’auteur et l’histoire m’ont transportée dans leur univers. Puis les descriptions de Barcelone…
oohhhhhhhh… J’ai commencé à préparer le voyage en Espagne après avoir lu Le Jeu de l’Ange et quand j’ai visité le quartier gothique j’essayais de trouver les endroits cités dans le livre
hihihihihihi.

Par contre, et là je fais ma difficile, je trouve que tous les romans de Zafon vont dans le même sens… Le carcan des histoires est le même, je trouve qu’il y a seulement le nom des personnages qui
changent et dans un ou deux ça se passe ailleurs qu’en Espagne. J’ai l’impression de connaître la fin de l’histoire avant d’avoir ouvert le livre. Tous sont romans un peu morbides tu ne trouves
pas? Je les ai tous lu à l’exception de Les Lumières de Septembre et je dois dire que mon coup de cœur est Marina… L’histoire m’a émue, m’a touchée, m’a bouleversée, je me suis attachée à Marina…
Marina est mon personnage préférée des romans de Zafon…

Nad 23/07/2012 23:03



À l'inverse de tout le monde? C'est pour ça que je t'adore Audlidou! Quelle chance tu as eu de lire le livre juste avant de partir pour Barcelone... Quand j'y étais, je me souviens avoir retrouvé
l'atmosphère mythique de ces deux livres et j'imagine à quel point ce sentiment aurait été accentué si je les avais lu avant de partir. Sinon, tu ne «fais pas ta difficile», tu donnes ton opinion
et c'est ça que je recherche avec ce petit blog. Daphnée, dans son commentaire précédent, demandait justement quelques éclaircissements et tu contribues de beaucoup avec le tien. Merci ma
Audlidou. Il me manque également «Les lumières de septembre»... C'est vrai que tous ses romans sont un peu morbides, peut-être qu'il m'a semblé que Marina l'était davantage? Il faut dire une
chose, j'étais aussi à l'époque où je cherchais de la littérature pour Vincent et j'avais lu quelque part que «Marina» était avant tout un roman jeunesse. Avec l'atmosphère qui se dégage du
livre, ses pantins démembrés, le cimetière et le jardin d'hiver, mon pauvre petit aurait été traumatisé... Mais je l'ai trouvé excellent, bien que j'aie un attachement particulier pour "L'ombre
du vent". Toutefois, tout comme toi Marina demeure mon personnage favori chez Zafon...


Je ne m'étais jamais fait la réflexion que tous ses livres allaient dans le même sens, mais c'est intéressant que tu le soulèves, peut-être que d'autres le trouve aussi? Par contre, à mon
avis, l'atmosphère mythique est toujours la même, mais ce n'est pas sans me déplaire.


p.s.: Dans quel livre de Zafon m'avais-tu fais une dédicace en espagnol? Tu as lu tous ses livres dans la langue originale non?


Muahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh 


Nadlidou (Copyright:))xxxxxxxxxxxxxxxxxx 



Daphnée 04/07/2012 21:35

C'est vrai que les attentes sont élevées suite à L'ombre du vent! Je crois que c'est le prochain roman que je lirai! Comment se compare-t-il à "Marina" (si tu l'as lu!)?

Nad 22/07/2012 18:32



Si j'ai beaucoup aimé "Marina", il demeure quand même assez morbide par moments. Complètement différent du "Jeu de l'ange", que tu devrais adorer si tu as aimé le premier:) 


Gros bisous à toi Daphnée xxx



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