Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 00:59

kafka

 

Trop bon d’accompagner cette lecture en écoutant cette pièce musicale… 

Trio Rubinstein-Heifetz-Feuermann pour piano, violon et violoncelle de Beethoven (1941)

 

Pfffffffff  Quel coup de foudre!!!

 

La quête de Kafka m’a serré les tripes et fait en même temps un peu mal. Car ce roman est tellement humain, tellement criant de vérité. Tellement sensible que j’avais l’impression que les mots se détachaient des pages pour prendre vie en moi. J’ai su dès le début à quel point je serais prise d’affection pour l’ado en mal de vivre.  

 

À 15 ans, n’ayant plus personne sur qui compter, Kafka fuit Tokyo et le cocon familial. Il partira à la recherche de lui-même. Il fuira le sol insécurisant qu’il a déjà foulé, taché par l’abandon. Il fuira aussi ses peurs et celles du monde inconnu dans lequel il pose difficilement les pieds. Comme beaucoup de jeunes, il croira qu’une fois libre, il sera délivré des chaînes qui emprisonnent sa soif de voler de ses propres ailes. Mais être libre a un prix. Qu’est-ce que cela signifie? L’amour lui fera découvrir qu’une fois que nous nous engageons affectivement, nous ne le sommes plus tout à fait. Et qu’après avoir traversé ce genre de tempête introspective, à cent lieux de nos repères, on n’est jamais plus le même. Ce que l’on cherche à fuir nous rattrape par notre destin. Par les coïncidences? Le hasard?

 

Kafka, comme beaucoup de jeunes, mène une existence centrée sur lui-même. Il s’efforce de devenir quelqu’un de bien, de contrôler ses peurs, tourmenté par ses pulsions sexuelles d’ado. Il apprend la vie, affronte la réalité et les fantômes du passé. Il prend conscience que le monde est un endroit violent, que la souffrance existe. Que les lâches détournent le regard de la réalité. Que la guerre se nourrit d’elle-même. Que la vie est faite d’adieux. Que l’humain est égoïste et jaloux, étroit d’esprit et intolérant, pourvu de sentiments négatifs. Qu’il faut cesser de se laisser dominer par les événements extérieurs. Et au fait, quel est le sens de la vie? À quoi servons-nous?

 

Ce roman est une leçon de vie. Kafka est maître dans l’art de poser un regard lucide sur le monde qui nous entoure. Sur les humains qui le composent. Il pointe du doigt cette société en changement, menée par le capitalisme, la révolution informatique, les multinationales… Il oppose le bien et le mal, l’espoir et le désespoir, le rire et la tristesse, le rêve et la réalité, la force et la fragilité, la confiance et la solitude. Au fait, c’est quoi le mal? Qui est en mesure de le dire? Qu’est-ce qu’on fait quand les intérêts des gens se contrarient? Il n’y a pas de réponses. Les réponses, on les cherche au fond de nous même…

 

Murakami nous pousse à réfléchir sur tant de choses. Sur le pouvoir de l’imagination et notre part de responsabilité dans le rêve. Sur le rapport au temps que l’on ne rattrape jamais. Sur la reconstruction de l’âme blessée, les changements qu’elle suscite en nous. Sur la force des souvenirs, qui nous attendrissent ou nous font pleurer. Sur cette part de nous, un peu diffuse, que nous tentons de nous réapproprier. Au fait, la mémoire est-elle indépendante de notre volonté? Et l’intelligence, qu’est-ce que ça signifie?

 

Ses personnages vont s’entrecouper, s’imbriquer les uns dans les autres, prenant parfois la voix de sa conscience, parfois celle de son imagination. C’est là que s’exprime, je trouve, la magie de l’auteur. Comment arrive-t-il à rendre si uniformément des personnages aussi complexes que différents?  Avec des images aussi denses? Comme ce Nakata qui sait faire tomber des poissons du ciel et parler aux chats? Au fait, c’est quoi cette histoire d’amnésie collective lors d’un voyage scolaire, en pleine montagne? Un champignon ingurgité? Un gaz? Une hypnose? Ce sont des images propres au génie de l’auteur, qu’il nous amène à rechercher, comprendre et analyser.

 

Lire Murakami, c’est prendre le temps de découvrir un monde intérieur extrêmement complexe. C’est beau, c’est subtil, c’est sensuel, c’est fragile… Je suis conquise…

 

« Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable, qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C’est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre, juste avant l’aube. Pourquoi? Parce que cette tempête n’est pas un phénomène venu d’ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-même, et rien d’autre. Elle vient de l’intérieur de toi. Alors, la seule chose que tu puisses faire, c’est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et entrer, et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de lune, pas de repères dans l’espace ; par moments, même le temps n’existe plus. Il n’y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer » 


untitled

 

Pour lire la critique chez Dasola

Et plusieurs critiques de l’auteur du côté de chez Jean-Charles 

En passant par le Ranch du Bison ICI et


Kafka sur le rivage (poème tiré du livre)

 

Tu es assis au bord du monde,

et moi dans un cratère éteint.

Debout dans l’ombre de la porte,

il y a des mots qui ont perdu leurs lettres.

 

La lune éclaire un lézard endormi,

de petits poissons tombent du ciel.

Derrière la fenêtre il y a des soldats

résolus à mourir.

 

Kafka est au bord de la mer

Assis sur un transat.

Il pense au pendule qui met le monde en mouvement.

Quand le cercle du cœur se referme,

l’ombre du Sphinx immobile se transforme en couteau

qui transperce les rêves.

 

Les doigts de la jeune noyée

cherchent la pierre de l’entrée.

Elle soulève le bord de sa robe d’azur 

et regarde Kafka sur le rivage. 

commentaires

Nicolas 06/05/2017 20:46

J'ai également beaucoup aimé ce roman bourré de trouvailles. Par contre j'ai eu plus de mal avec les autres œuvres de cet auteur.

Nad 15/05/2017 18:52

Il écrit des chefs-d'oeuvre ce Murakami! Merci de ta visite Nicolas

manU 17/10/2016 07:06

Un auteur encore jamais lu mais dont j'ai plusieurs romans dans ma PAL dont celui-ci. Un jour viendra... ;)

Nad 18/10/2016 02:18

Ohhhhhhhh moi je l'aime trop, j'espère que tu l'aimeras aussi mon kinG, slurp! :-*

Guillome 28/01/2015 08:38

je comprends que tu ai eu un coup de foudre, ce fut le cas pour moi aussi. après quelques années, j'ai encore de belles images dans la tête, notamment le jeune garçon sous la pluie dans la forêt...

Nad 29/01/2015 00:31



Murakami est de loin l’un de mes auteurs favoris. Son monde intérieur est complexe et
tellement subtil à la fois. D’une douce fragilité. C’est grandiose! C’est ça… les images restent ancrées en nous longtemps après avoir refermé ses livres. Je devrais y retourner bientôt…



le Bison 18/08/2014 18:37

J'adore cette phrase : "Lire Murakami, c’est prendre le temps de découvrir un monde intérieur extrêmement complexe."
Tellement beau, tellement vrai que j'aurai émet écrire une telle chose.

Mais il est vrai que c'est également un très beau roman...

Nad 19/08/2014 17:29





Tu écris avec ta belle sensibilité Bison, de « telles
choses » encore bien plus belles…



jean-charles 15/08/2014 15:48

La ballade de l'impossible j'en ai laissé des larmes dessus, un livre rempli d'émotion. Il y a eu un film tiré de ce livre réalisé par un metteur en scène vietnamien mais tourné au japon, une
version assez fidèle que j'ai bien aimé.

Nad 19/08/2014 17:32



Je ne savais pas qu’il y avait un film!



jean-charles 14/08/2014 18:11

Je n'ai pas aimé 2 de ces livres "Autoportrait de l'auteur en coureur de fond" et "Underground" qui parle de l’empoisonnement du métro au gaz sarin, en 1995 à Tokyo. Mais le reste, les 1500 pages
de 1Q84 pour moi étaient un réel bonheur et combien d'autres de ses livres le sont.
Je Jase beaucoup on dirait après des mois d'abstinence. :D
Excuse-moi de polluer ton blog, à bientôt.

Nad 15/08/2014 15:33



J’suis en train de lire « La ballade de
l’impossible » 


Jases, jases, tu ne pollues jamais mon blog J-C




Jean-Charles 13/08/2014 20:48

Je comprends bien ce que tu dis à propos de Murakami ça me parle. Oui dans ma réflexion Hoshino accompagne Nakata et Oshima lui accompagne Kafka ...
As-tu lu d'autres livres de Murakami ?
Bonne soirée

Nad 14/08/2014 15:45



J’ai lu aussi la trilogie 1Q84 et suis en train d’en lire d’autres. Bonheur!  



jean-charles 13/08/2014 11:41

Polar je ne sais pas pour le moment, mais j'ai commencé un texte il y a 2 jours dans lequel je parle de ce livre et la coïncidence est drôle mais en y réfléchissant tu m'avais dit que tu lisais cet
opus et la curiosité m"a poussé jusqu'ici. J'aime aussi beaucoup les "rôles" de guide et d'accompagnateur que tiennent Hoshino et Oshima.

Nad 13/08/2014 19:31




Ah oui, Hoshino et Oshima, c’est bien de les décrire d’accompagnateurs! J’avais l’impression qu’ils étaient là comme une présence rassurante, apaisante, auprès de Kafka. C’est même ce que je
ressens de Murakami quand je lis ses ouvrages. J’ai l’impression qu’il nous accompagne, qu’il me tient la main et la relâche quand il souhaite que je découvre par moi-même l’ampleur de l’univers
qu’il offre à nos yeux…



Jean-Charles 13/08/2014 00:44

Mon livre fétiche que j'ai lu une seconde fois et que je lirai sans doute encore et encore. Si je n'en avais qu'un à prendre pour partir sur une île ce serait celui-là sans aucun doute. J'aime la
façon dont tu en parles, j'ai été incapable d'en faire un billet. Le prochain Murakami sort en France le 4 septembre je l'ai déjà fait commander à la médiathèque.
Sinon longtemps que je ne suis pas passé par ici, j'espère que tout va bien. Je viens de rouvrir mon blog ce qui est bon signe je pense que je vais écrire très bientôt.
Je t'enverrai un mail un de ces prochains jours.

Nad 13/08/2014 02:50



Je me souviens que tu m’avais dit ça concernant
ce livre. Je l’apporterais aussi sur une île déserte, à défaut de pouvoir amener l’auteur avec moi! Ça ne doit pas être ennuyant de discuter avec lui! En plus, il pourrait me faire entendre de sa
belle musique…


Je viens de voir ton blog avec mon ami le rat que t’as noyé au Whisky! Mdr J’attends tes écrits… Ça sent la suite du polar… 



dasola 12/08/2014 17:27

Bonjour Nadine, c'est à ce jour, le seul roman de Murakami que j'ai lu. J'avais beaucoup apprécié cette lecture surtout les chapitres concernant le vieux Nakata.
http://dasola.canalblog.com/archives/2008/08/25/10181307.html Tout ce qui concerne Kafka m'avait passablement ennuyée. Bonne après-midi.

Nad 13/08/2014 02:48



Nakata est un personnage touchant, l’une des consciences de Kafka, qui tente de démontrer (en tout cas c’est mon avis),
comment une personne « simple d’esprit », victime du passé, a les capacités en elle de s’émouvoir, d’atteindre son potentiel. Il est simple, mais il a des réflexions profondes. Je l’ai
beaucoup aimé moi aussi, comme tous les autres personnages qui apportent leur part de « vérité »… J’ai rajouté le lien de ta critique chez moi. À bientôt Dasola



phil 12/08/2014 14:13

Non ! Vous ne vous échouerez pas sur le rivage !!!

Murakami c’est philosophique oui assurément ! Mais sans être un donneur de leçons. C’est aussi magique et je m’en étonne toujours, car quand on lit la 4eme de couverture avant d’acheter ce livre on
parle d’un tas de choses, de poissons qui tombent du ciel, de balade dangereuse en montagne pour des enfants, de parler le langage des chats, de voir le Colonel Sanders, de manger des cœurs etc etc
… tu te dis oulaaaaa on va où là?
Et comment un jeune peut vivre avec une prédiction paternelle « tu seras Œdipe mon fils ! »

Mais en fait avec Haruki Murakami se sont des récits qui s’intriquent, qui s’enchâssent qui s’emboitent et ca le fait ! Comme tu le dis, c’est long, c’est lent, c’est profond! Oui c’est bon hummmmm
que c’est bon!

J’ai aussi beaucoup aimé l’apparition de ce sympathique routier Hoshino qui se laisse conduire par les événements. Ca apporte de la fraîcheur, du réconfort simple.

Comme un puzzle, tu mets les pièces pour arriver au final, l’œuvre ! quand tu as fini ta lecture, tu te dis, tout ca pour ca, si simplement et bien oui, c’est ce qui fait la force et la magie de
cette lecture. Un voyage zen plein de questionnements !

Avec Murakami, tu es en quête initiatique, la lecture est un voyage, un rite pour connaître son être à travers celui du personnage Tamura et de son Corbeau. On voyage, mais on voyage vers soi, vers
l’homme en devenir. On voyage pour se dépouiller de ses habitudes, de ses repères. C’est se mettre à nu à travers les épreuves. Tout ôter pour être à l’essentiel. C’est ce qui est bouleversant!

Et puis en ayant lu 1Q84, je fais maintenant un rapprochement sur le style de narration à double progression qui se rejoint. Ici avec Tamura et Nakata, le passage du réel et du monde fantastique …
C’est des liens pour moi qui rapproche ces 2 œuvres, mais je ne pense pas que cela ait été réfléchi par l’auteur. C’est plutôt sa vision des choses qui fait qu’on retrouve ce genre de style dans
son œuvre.

Ce qui est sur, c’est qu’avec Murakami, on approche du doigt et cela par petites touches successives et par notes d’humour qu’on vit dans un monde, où il y a aussi des mondes parallèles et que le
maître mot, c’est communication. Tout est lié, le temps, le passé, le futur, les êtres humains …
Les choses arrivent, elles sont là !

Nad 13/08/2014 01:39



Quel icône, hein Phil? Plus que ça, un maître!


Ce que j’aime justement chez lui c’est qu’il est philosophe sans être moralisateur ou donneur de leçon. Il dépose
subtilement les idées en nous, elles font leur bout de chemin, on se questionne et une tonne de réflexions émergent dans tous les sens. On lit, on s’arrête, on réfléchit. C’est pourquoi c’est long,
c’est lent, c’est grandiose! C’est en même temps complexe et sans prétention. Souvent les auteurs qui font dans le complexe sont prétentieux, tape à l’œil, ils croient tenir entre leurs mains la
« vérité ». Alors que chez Murakami, chacun a sa propre vérité, sa propre interprétation. Il n’y a rien de faux, ni rien de vrai, c’est une question d’équilibre. De la même manière qu’il
oppose le bien et le mal sans jamais pencher d’un côté ni de l’autre. Un auteur que l’on sent zen, en contrôle de ses émotions. Subtil en plus. Quelle classe!


Ses histoires de poissons et de Colonel Sanders, comme la voix de sa conscience à travers le corbeau, ce sont des images
subtiles qui renvoient aux différentes fragilités de l’homme. Il faut quand même être un génie pour écrire à ce point à plusieurs niveaux de conscience et atteindre le lecteur sensible en plein
cœur!


Ah oui! Et tu fais bien de parler de l’Œdipe, j’avais complètement oublié… Tu tueras ton père, tu coucheras avec ta
mère, tu violeras ta sœur… Un drame existentiel en pleine période d’adolescence. Avec Kafka on part à travers notre propre quête! Ohhhh que j’aime!!! Bon je me calme…


 


Je poursuis dans son œuvre. J’ai trop de plaisir! Hummmm c’est bon! 



christw 12/08/2014 09:41

Je reviendrai ultérieurement commenter cet article.

Hors-sujet, je vous informe que mon blog Marque-pages est actuellement inaccessible (depuis le vendredi 8 août) suite à un problème inconnu. Le staff de overblog ne réagit pas et semble en
vacances. Je suis désolé et inquiet pour les 292 articles publiés. Je vous tiens informé(e).

Bonne journée.

Nad 13/08/2014 01:40



Zut! J’espère que ça s’arrangera vite! 



ubu 10/08/2014 22:58

Eh bien , Nadine , quelle analyse tu nous livres ,ui va bien plus loin que ce que j aurai pu en dire puisque tu en saisis bien plus les details que moi, je suis bien incapable de detailler mon avis
sur une lecture comme tu le fais...
chapeau bas....
oui; il est interessant ce roman, mais il n est pas rapide a lire tant de sujets y sont abordes, je me souviens avoir traine sur ce roman, et avoir mis une quinzaine de jours a le finir.
une petite chose que m est venue a l esprit quand je lisais " 100 ans de solitude " c est qu on aurait pu le mettre en relation avec la meme classification, ""appartenant a l ensemble des livres de
realisme magique""
j ai une attirance pour les livres de Murakami, mais il est toujours si precautionneux pour rentrer dans le vif du sujet qu il faut vraiment etre patient, ce que je n aime pas trop, j aime quand on
rentre dans le vif du sujet...
bis bam boum paf et action..... moi ca me va ! ! !
Bon, tu as aime ,c est le principal, il ne te reste plus que quelques semaines a attendre pour savoir si tu seras tentee par le prochain roman.

Nad 11/08/2014 03:15



C’est drôle, je n’aime pas toujours les
dénouements lents, mais là c’est différent. Je n’ai pas senti qu’il fallait rentrer dans le « vif du sujet », ou qu’il me fallait de la patience. Le vif du sujet couvre l’ensemble du
roman, sans vraiment de transition quelque part, c’est plus un état d’esprit dans lequel il faut se mettre en plongeant au cœur de la philosophie de l’auteur. Les questionnements viennent au fur
et à mesure, ils s’emboîtent les uns dans les autres et finissent par prendre tout leur sens. C’est long, c’est lent, c’est profond, troublant, et c’est ce qui est magique! J’en sors vraiment
émue…



Mind The Gap 10/08/2014 14:09

J'ai lu " Sommeil" de cet auteur, j'en garde un bon souvenir , sans plus. J'ai peur que ce livre soit un peu ardu pour moi...

Nad 11/08/2014 03:11



Je n’ai jamais lu « Sommeil » (et là
tu piques ma curiosité, j’irai voir…), mais ce Kafka est sans doute l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre. Il faut prendre le temps de le lire pour le savourer.  Je me suis régalée… Il n’est
pas vraiment ardu, l’auteur nous incite surtout à réfléchir. C’est le genre de livre dont on sort avec une tonne de questionnements, sans forcément trouver de réponses. C’est là toute sa beauté,
à mon sens... À bientôt MTG



Nadael 10/08/2014 13:01

Et j'ai oublié l'accompagnement musical, très bien choisi! Bises.

Nad 11/08/2014 00:28



Murakami lui-même parle de ce trio dans son roman. C’est lui qui me l’a fait découvrir 



Nadael 10/08/2014 13:00

OH que c'est beau : tes mots à toi sur ce livre, la citation, le poème... j'ai souvent entendu parler de ce roman et je ne l'ai pas encore lu. Je note... pfff ma pile de livres penche, penche...

Nad 11/08/2014 00:27



Murakami est l’un de mes auteurs fétiches. Il
est d’une profondeur incroyable et nous amène à réfléchir continuellement, à nous positionner face aux idées qu’il transmet. Quel philosophe! 



L'amarrée Des Mots

  • : L'amarrée des mots
  • L'amarrée des mots
  • : « Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi... » - Eric-Emmanuel Schmitt
  • Contact

En ce moment je lis...

La Frontière du loup par Hall

Rechercher