Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:35

atlantide poeme théo

 

Demain, l’Atlantide

 

Liquide, elle avançait, et nous parlions toujours ;

Puis nous faisions l’amour ; tandis qu’à l’horizon

Le temps roulait tambour,

S’écroulaient les maisons.

 

Les îles lentement sur le flanc se couchaient.

Des oiseaux de silence, égosillés, tremblaient.

Et les mains de l’enfant

S’ouvraient sur le néant.

 

Liquide, elle avançait ; les colonnes d’Hercule

Passées en un éclair, les temples d’orichalque

Eclatés comme bulles,

Que l’histoire décalque.

 

Atlantis, Atlantis ! Cité- Mère qui meurt !

Un monde qui s’écroule et régnait sur les mers !

C’était hier, c’était l’heure …

… Mais si demain, la mer … ?

 

Homme, poursuis ton œuvre au goût d’inachevé ;

Ne cesse de violer la terre immaculée ;

Demain elle ouvrira les portes de l’enfer

Et t’y accueillera, Atlante fol et fier.

 

Théo

21 février 2007

commentaires

M
"… Mais si demain, la mer … ?"

Terrifiant...
Répondre
N
Les forces de la nature sont terrifiantes. C'est sans doute l'un de mes favoris de Théo celui-là, je ne me lasserais pas de le lire! :-*
T
A la santé des Atlantes !
Heureux de t'avoir donné un prétexte, JC !
quant à Nad, je crois bien qu'elle est perdue pour les ligues de tempérance ...
Répondre
N


La modération n’est pas dans ma philosophie de vie. Dans l’Antigone de Jean Anouilh, c’est écrit : « Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou
alors je refuse ! ». J’acquiesce! 



E
Salut JM
Même si l'homme a bien conscience d'être mortel, il fait toujours fait mine de croire que la planète terre ne peut être qu'éternelle et c'est ça qui nous perdra.
Bon moi, j'm'en fous ce jour l`, j'serai encore probablement dans la lune! pis si on est englouti, moi pas peur, j'sais nager et pis j'ai mes diplômes de plongée.
Amitiés
JC

PS:Comme le dit si justement Nad, que ça ne nous empêche pas de boire un petit coup.
Répondre
N


Surtout si c’est notre Margaux, hein JC ?



T
j'en doute aussi ... mais bon, il faut toujours laisser une porte ouverte à l'espoir ?
Becs becs becs :-))
Répondre
N


Tout est dans l'espoir :-)


Bonne semaine mon cher J-M



T
"Civilisations, nous savons maintenant que vous êtes mortelles" écrivait Valéry au lendemain de la guerre ...
L'homme est un animal singulier, prédateur par essence semble-t-il, mais doté hélas d'un cerveau qui le rend redoutable lorsque la passion -au mauvais sens du terme- en prend le contrôle.
En plus, il a eu la chance que les dinosaures disparaissent avant d'apparaître ... J'ignore qui aurait gagné le match!
Aujourd'hui sans rival, c'est à l'homme de dompter l'homme en s'éloignant de la bête et en se rapprochant de l'ange. En est-il capable ? Honnêtement je n'en sais rien.
mais s'il y parvient, alors Dieu existera : il l'aura créé.
Faut peut-être que j'arrête de boire et fumer la moquette ?

Quoiqu'il en soit, merci pour ce dépôt et grosses bises ma Nadine.
Répondre
N


Boire et fumer la moquette te va bien J
Et si ton texte si intelligent relève de ces déboires, alors buvons! (J’suis certaine que J-C serait d’accord avec nous). Notre J-C alias Papathée, pas celui qui est partout, il en va de soi….
(sourire). Pour en revenir à nos moutons, ne crois-tu pas que l’homme est d’ores et déjà le plus redoutable des animaux ? Il est indomptable, autant que les humains sont mortels... « En est-il capable? » J’en doute…


Gros becs J-M  



N
Beaucoup de force et de densité dans la signification de ce poème mon cher J-M. Que je l’aime… Alors qu’on s’y attend le moins, les fondations en nous, qu’on croit les plus solides, peuvent
s’écrouler. Rien n’est immuable, acquis ou même immortel. Et si c’était demain que tout s’écroule? Alors profitons du présent… Achevons l’inachevé et foulons la terre de nos désirs, nos ambitions,
nos rêves. Que d’images fortes dans ce poème ! Bravo Maestro...
Bises
Répondre

L'amarrée Des Mots

  • : L'amarrée des mots
  • : « Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi... » - Eric-Emmanuel Schmitt
  • Contact

En ce moment je lis...

 

Rechercher