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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:21

À celui qui…


Rendre c'est ultime...

L’occulte menace
Sangsue ceignant
La commissure de mes lèvres
Ma fièvre
Ma fièvre
(L'aurai-je rêvé...)
Son sous-rire
Méphistophélique

Son infecte gestation…
Indigne

L'indigeste
Indigeste

Lui rendre le Verbe
Funeste
De sa dentition perfide…
Luciférienne
Crashant le réel
De sa langue bifide
D’un simple

« Motus mon ange »

Je ne refuse plus rien
Mais je rends Tout

La radiance de l’holocauste
La famine des sens
Le ghetto de son ire
L'Amor qui nécrose
(Est-ce... Est-ce...
Vraiment
Un détail de l'histoire
)
Cette ciguë qui m’anime
Qui me mine
Que je rumine

Cette vaillante Petite sœur
Qui tremble
Brisée
Dans la pâleur de mon charnier


Lui rendre
Son ego sans trique
La Tour Treize
Aux Cent Persiennes
L’envers
La terreur
D’une cage d’ascenseur
En haut… en bas
En haut… en bas

Je ne refuse plus rien
Mais je rends Tout

*

Car je sais qu’en…
Moins de dix ans
Un Ange sauta…
Même s’il était déjà mort

Car de cuirasse
Je n’avais que l’amour
Et j’y ai cru
Si long... temps
Je vous aim... ais
(Cela aurait dû suffire)
Mais moi…
J’étais aveugle
Comme une ecchymose

*

À l’Aube…

Alors si les non-dit
De leurs canines effilochées
Si la meute de molosses affamés
Qui parcourt l’hémoglobine
De mes artères poudreuse
S’interrogent sur leur sort
J’aimerais que ces mots
Soient leur cénotaphe

J’aimerais en secret
Dans ce trait que j’esquisse
Ils déterrent

Ma juvénile sérénité

 

Saphariel

commentaires

Théo 15/09/2012 13:00

Chère Saphariel

"car de cuirasse je n'avais que l'amour", si je ne devais retenir qu'un passage de ta plainte poétique, ce serait celui-là.
Et c'est pourquoi nous écrivons, trempant souvent notre plume dans les larmes;
Et c'est pourquoi je t'ai lue avec plaisir et émotion.

Bien à toi, amicalement

Théo

Saphariel 08/09/2012 15:22

Tes yeux éclairent mon âme ma chère amie...
Merci du fond du cœur... ton commentaire me touche énormément... puis, suis fier d'être chez toi...

Gros bisous

Nad 09/09/2012 18:35



Tu es ici chez moi comme chez toi... Je te souhaite une belle journée ma soeur d'âme. Bisous ensoleillés (il fait tellement beau ici aujourd'hui, quel bonheur!)



Nad 07/09/2012 00:51

Dans ton poème, ma sœur d'âme, je perçois une troublante et saisissante dualité entre la vie et la mort, une odeur d'holocauste. La présence des faits est là, indéniable, et les actes de «celui
qui...» résonnent à mon oreille comme un cri de vérité. Je ressens en même temps un désir de s'affranchir, se libérer des chaînes du passé: «Mais je rends Tout». Qu'à l'aube il en soit autrement...
Que ceux de la même «race» que «celui qui», cette meute d'affamées, prennent enfin conscience. Mais prennent-ils vraiment conscience, absents de remords qu'ils le sont... Tes images sont vraiment
percutantes. J'ai adoré celles de la ciguë, la famine des sens, le ghetto de son ire, aveugle comme une ecchymose, crashant le réel et tant d'autres... Il y a ici le vrai courage: celui du droit à
l'effondrement. Le fait d'évoquer la sérénité est sans doute dire qu'elle n'est pas loin. Tes mots me parlent tout simplement, ils sont authentiques. Tant de mercis de l'avoir déposé entre mes
mains pour qu'il nourrisse ici mon petit univers...
T'embrasse fort
Nad xxx

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