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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:50

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Étant passionnée de littérature japonaise, les deux premiers tomes de cette trilogie m'ont fait voyager dans un monde à la fois énigmatique et envoûtant, entre réalisme et fantastique, subsistant dans une autre temporalité: 1Q84. L'histoire se déroule simultanément à l'an 1984, sans toutefois d'analogie à un monde parallèle. 1Q84, c'est un monde bien à part, qui fait indubitablement référence à “1984” de George Orwell.

 

Ceux qui aiment les romans aux dénouements rapides auront bien fait de se tourner vers d'autres lectures. Il faut attendre le deuxième tome et pratiquement 1000 pages avant d'en saisir mieux la philosophie et que les éléments essentiels n'en soient dévoilés. La doctrine qui en découle est complexe mais fascinante. L'auteur nous amène à réfléchir sur les dynamiques du bien et du mal, de la vie et de la mort, ainsi que la recherche d'équilibre entre ces forces, la fine couche séparant les deux étant mince.

 

La présence constante de répétitions au fil des chapitres permet de tisser des liens entre les évènements et de nous remettre en contexte. C'est ainsi que l'auteur décortique avec lenteur chaque scène, chaque repas, chaque tenue vestimentaire, chaque climat, chaque pensée, etc ... nous permettant de mieux ressentir les fondements idéologiques qui sous-tendent cet univers auquel il nous convie. Les dialogues sont denses et riches, à l'image de cette volonté qu'il a de transmettre ses idées avec précision. Certaines questions, auxquelles je souhaite obtenir réponse dans le troisième tome, demeurent encore sans réponse, notamment en ce qui concerne le destin de Tengo et Aomamé, personnages autour desquels pivote ce monde mystique.

 

1Q84, c'est une histoire d'amour, un amour sans limites et qui vibre au-delà de l'amour physique, du contact des corps. C'est aussi et surtout la représentation d'un mal imperceptible, tapi sous les apparences. Et Murakami, avec son écriture semée d'allégories, nous y transporte avec force et tendresse...

 

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commentaires

manU 10/09/2014 20:56

Je n'ai encore jamais lu cet auteur et je ne sais pas s'il me plaira mais j'ai trouvé cette trilogie dans un vide-grenier dimanche. On verra bien...

Nad 11/09/2014 00:26



Tous les livres de Murakami (à mon goût bien sûr), ont quelque chose d’étonnant à
découvrir. On se pose mille questions, on s’arrête en lisant, on se demande. Et puis on chemine avec lui à travers sa philosophie de vie. Ça équivaut à mes yeux à un grand moment de méditation.
Il faut « prendre le temps », quand on lit cette trilogie, parce que l’histoire avance avec une douce lenteur..



phil 16/07/2014 11:57

morsure toujours???
morsure sur ma sensibilité oui !
pour ca qu'il faut laisser l'ours tranquille dans sa turne !
grrrrr tiens !

Nad 16/07/2014 15:16



Ouf, si c’est une morsure de sensibilité, ça ne fait pas grand mal, au contraire… C’tout
doux!



phil 15/07/2014 17:30

Merci !!! grrrrrrr c'est pas a moi qui faut le dire mais a Haruki ! C'est lui qui la propose cette symphonie dès le début du reste.
Pour le reste, régale toi bien de ce Kafka. Il fait parti de mes tops ! Un merveilleux roman d'apprentissage sur l'identité humaine en suivant Tamura et les autres ... Mais on aura surement
l'occasion d'en reparler ici prochainement n'est-ce pas ?

Nad 16/07/2014 03:43



Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir le lui dire
en vrai! N’empêche que c’est toi que me l’a fait découvrir, cette symphonie


Dis-moi, le grrrrrrr c’est pas une morsure
toujours? Ça pourrait faire des bobos…


Suis contente de savoir qu’il est dans tes
tops ce Kafka, je me régale tellement…  



phil 15/07/2014 11:27

Y'a-t-il un lien avec le 1984 de Georges Orwell ? Un clin d'œil sûrement, après, on comprend mieux la piste en ayant lu Underground et voir ce qu'une attaque au gaz peu générer dans la tête d'un
Japonais (secte Aum, 1995)!
Et puis, il faut s'écouter la Sinfonietta de Janacek pour glisser du monde réel au monde chaotique. Mais quel est ce monde chaotique, ce monde d'homme aliéné, c'est notre monde ou ce monde à 2
lunes? Ou se trouve la réalité? Et en fin de compte n'est-ce pas identique? Nous sommes tous épris de justice, mais on est tous tordu aussi ! Le bien et le mal, c'est relatif !
Et ce roman n'est pas qu'une histoire de cul oupssss de Q !!! Même si entre Aomame (hummmmm) et Tengo.
Ce que j'aime chez Murakami, c'est qu'on sent qu'il se pose et nous pose des questions. Mais sa force, est qu'il nous laisse y répondre.
Notre société est déréglée. Gaffons nous de ne pas développer nos propres chrysalides avec ces réseaux sociaux planétaires et la pourrir davantage. Pour y faire face, il ne peut rester que l'amour
pur entre 2 êtres ou de formidables blog.
Laissez vous bercer par cet écrivain jazzman et ce livre sonnera juste!

Nad 15/07/2014 15:39



J’avais lu à
l’époque qu’il y avait un lien avec 1984 de Orwell mais je ne me souviens même plus à quel niveau. Peut-être dans leur vision similaire du bien et du mal et une philosophie basée sur un même fil
conducteur. J’ai oublié… La philosophie de Murakami est fascinante, où il allie des forces contraires, la brutalité à la religion, le sexe malsain (abus, viol) à l’amour « pur », le
bien et le mal, toujours pour nous pousser à identifier notre propre vision de l’équilibre. C’est dérangeant et j’aime ça! Aomamé et Tengo ont vécu de cet amour-là, au-delà de l’amour physique et
j’étais émue qu’il n’y ait justement pas que du cul entre eux. C’était beau, c’était grand et ils ont pris le temps…


Je viens
d’écouter la Sinfonietta de Janacek et là Phil…… c’est sublime! Merciiiiiiiiiii Quel beau moment au réveil. Un grand homme… écrivain, jazzman, journaliste, philosophe… Doit être un tendre ce
Murakami, plein de délicatesse…


Je me régale
en ce moment avec Kafka sur le rivage…



Loo 26/06/2014 12:32

C'est avec ces 3 tomes que j'ai découvert l'univers de Murakami. Adoré même si j'ai trouvé un peu long le 2ème tome avec trop de répétitions.

Nad 27/06/2014 01:07



J’adore Murakami… Et je l’ai aussi découvert avec cette trilogie.
Après, il y en a eu
d’autres…                                       



Jean-Charles 02/04/2014 10:46

Je suis un inconditionnel d'Haruki Murakami et j'ai énormément apprécié les 3 tomes de 1Q84, que j'ai attendu un à un. Le plus beau voyage je l'ai fait avec Kafka sur le rivage qui est un livre
magnifique que je ne me lasse pas de relire. Un nouvel opus sortira en France en septembre

Nad 02/04/2014 13:26



J’ai très souvent entendu parler de Kafka sur le
rivage. Je le lirai cette année, c’est certain...


Bonne journée Jean-Charles



ubu 02/11/2013 23:38

bonjour Nadine.
Il était temps que je lise ce roman, je ne parle que de la première partie, pourtant j ai déja lu du Murakami, j ai déja lu et apprecié Kafka sur le rivage, Autoportrait de l auteur en coureur de
fond et après le tremblement de terre.
ce premier tome, je l ai acheté a sa sortie, en aout 2011. J avais commence a le lire et puis ca m avait très vite ennuyé vers la page 50, j ai mis ca de cote et la semaine dernière, je me suis dit
que je devrai redonner une chance a 1Q84, bien m en a pris....
Il y a quand meme des fois ou on se dit qu on est face a du remplissage, et j ai bien du sauter l équivalent de 20 a 30 pages qui ne me disaient rien, et me semblaient tellement quetaine que ca ne
m a meme pas manqué.
J ai guetté les signes mettant en relation Aomamé et Tengo avec impatience, j ai revu ce Japon qui me plait tant, j ai aime ces indications de l époque ou Nakasone etait premier ministre, je me
rappelais encore de son nom...
J ai aussi beaucoupa aimé les allusions a cette secte m ont rappele les attentats au gaz sarin organises par une secte soi-disant paisible. Peut etre que l histoire sorientera vers des attentats
dans le metro japonais , mais il va donc falloir que je poursuive ma lecture, ah quel suspense...
mais ce que j ai aussi aime , c était les allusions a d autres livres dans le livre:
Le traitement de l enfance maltraitée par Dickens, 1984 pour l opposition de Big brother avec les little people, la lecture de Tchékov avec le passage sur les Ghiliak.
J ai beaucoup aimé chercher des indications géographiques, j ai regardé des photos de certains endroits, j ai aussi écouté la musique qui etait indiquée dans le livre en meme temps que je lisais,
car Murakami avait géré une boite de Jazz.
Au final malgré ma réticence du départ, j ai découvert un très bon texte, et pourtant je n en suis qu'au début.
Je vois avec surprise que ce livre t a aussi plu, alors pour le gaz dans le métro, ai je une legère intuition qui se revelera exacte ?

Nad 03/11/2013 19:28



Coucou UBU,


Tes connaissances de la culture japonaise apportent énormément à mon simple commentaire. Je n’ai pas ces riches repères pour
alimenter mon ressenti et c’est ce qui fait de tes mots ici posés un précieux ajout aux miens. On se complète bien ! Mais ça je le savais déjà…


J’adore la littérature japonaise, l’atmosphère douce et sereine qui y règne. Pour le peu que j’en ai lu (essentiellement Mishima et
Yoko Ogawa), j’ai trouvé que les Japonais ont l’art du frisson, de l’émotion à fleur de peau, des atmosphères paisibles, mais denses et violentes à la fois… Je m’y sens bien chaque fois que
j’aborde ces livres. (Zut, j’allais justement te proposer « Kafka sur le rivage », « Après le tremblement de terre »… (mdr) Il y a « Danse, danse, danse » ?
Apparemment très bon… et d’autres auteurs japonais dont je te parlerai ailleurs qu’ici).


Le débit de ce livre est lent, et il faut vraiment attendre près de la moitié du deuxième tome pour mieux comprendre le destin qui
unit Aomamé et Tengo. Leur histoire m’a beaucoup interpellée, l’auteur présente une autre manière d’entrevoir l’amour au-delà des corps qui s’unissent. Et c’est très beau. La philosophie liée à
ce monde mystique est vraiment fascinante. J’ai trouvé que l’auteur oppose constamment des forces contraires pour tenter de les réunir à nouveau, de les rééquilibrer. Je crois que c’est ça qui me
tenait toujours en haleine, cette envie de lire un peu plus loin que les simples mots. La philosophie derrière les sectes, les manipulations et la force du contrôle exercés sur une masse
d’individus est quelque chose qui me fascine, m’intrigue plutôt. J’ai déjà eu affaire dans ma pratique à des enfants survivants d’une secte, des enfants qui avaient été abusés sexuellement et
manipulés psychologiquement (brain wash). Il a fallu des années pour arriver à « reprogrammer » leur psyché des dommages qu’elle avait subis.


En ce qui concerne tes intuitions, j’en suis au tout début du tome 3, je vais donc le découvrir en même temps que
toi  Mais dans le tome deux c’est le
destin d’Aomamé et Tengo qui se révèle surtout. Je ne savais pas que Murakami avait géré une boîte de jazz. Tu pourrais peut-être me donner des titres à écouter pour accompagner ma lecture du
dernier tome…



Sylvie 03/10/2013 20:47

C'est toujours avec un plaisir renouvelé que je viens m'inspirer de ton blog pour faire ma liste de lectures potentielles. Comme je n'y suis pas venue depuis un certain temps, j'y retrouve des
titres qui me sont inconnus. Ce sera donc grâce à toi que j'irai à leur rencontre. Bisous XXXX Moi

Nad 09/10/2013 22:46



J’aurai aussi besoin de recommandations ma belle amie  Car ce
que je lis dernièrement est tellement déprimant! Quel ennui…


Merci d'être venue par ici, je t'adoooooore


Gros bisous de Nadlidine



AB 23/07/2012 16:30

J’ai eu un peu de difficulté à « embarquer » dans le Livre 1. Ce n’est qu’aux quatre derniers chapitres que j’ai commencé à vraiment l’apprécier. Je dois aussi t’avouer que je trouvais les
chapitres de Tengo plus intéressants que ceux d’Aomamé. J’aime le style de l’auteur mais j’avais de la difficulté à lire plus d’un chapitre à la fois, je m’endormais – bon c’est vrai que je l’ai lu
quand j’étais sous antibiotiques alors ça peut avoir un petit incident sur mon appréciation et ma compréhension de l’histoire (hihihihihihi).

Pour le Livre 2… J’ADORE… j’en suis à la moitié uniquement… Avec le Livre 2, j’ai, personnellement, l’impression que l’histoire va enfin quelque part et je n’ai pas de préférence pour les chapitres
de Tengo ou Aomamé peut-être parce que leurs mondes et leurs liens commencent à prendre forme de façon plus concrète ou peut-être parce que je ne prends plus d’antibio (hihihihihihihihihi).

Muaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Nad 23/07/2012 22:25



Audlidou! Que de la belle visite:) J'ai trouvé comme toi que le Livre 1 s'éternisait en longueur et que les
personnages mettaient du temps à se mettre en place. Heureusement, l'alternance des chapitres permettait de le poser et le reprendre aisément, sans avoir à faire des retours en arrière.
Tengo a suscité beaucoup plus mon attention également. Comme tu le remarques déjà, le Livre 2 est vraiment captivant. Le destin de Tengo et Aomamé se révèle de même que la philosophie.
Je l'ai adoré moi zaussi:) 


(Me souviens de ces antibiotiques là..... Heureusement, tu étais au paradis des îles vanillées::))


Muahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh


Nadlidou (avec un droit d'auteure et copyright:)) xxxxxxxxxxxxxxxx



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