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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 19:05
Les amants de Coyoacán - Gérard de Cortanze

« Je ne crois pas au destin. Je ne veux que vivre, c’est le but central de ma vie »

Frida Kahlo

 

En 1936, Léon Trotski et sa femme Natalia quittent le port d’Oslo pour le Mexique. Voyageant en tant que prisonniers en liberté surveillée, cette terre d’accueil leur promet un asile politique, pour autant qu’ils prêtent le serment de ne s’impliquer dans aucune activité liée au marxisme. Président du premier soviet de Saint-Pétersbourg, créateur de l’Armée rouge et de la révolution d’Octobre, Trotski est accusé d’espionnage et de terrorisme, aux suites desquelles Natalia et lui se sont vus retirer la citoyenneté soviétique. 24 heures sur 24, policiers et gardes privés – des Trotskistes mexicains - assurent une surveillance accrue sur un large périmètre encerclant la Maison bleue de Coyoacán, qu’ils habitent, depuis leur arrivée, avec Frida Kahlo et Diego Rivera. Trotski est menacé par les agents de la Guépéou. L’exil tant attendu ne sera qu’une suite de la longue descente en enfer que le Mexique se proposait de réparer en eux.

 

Mais avant l’abîme il y eut l’amour, celui entre Frida et Trotski, un amour passionné, passionnel, pimenté d’escapades nocturnes dans la maison de campagne d’Hidalgo à Bojorquez. Les amants se glissaient d’abord des mots d’amour dans les livres qu’ils s’échangeaient secrètement. Puis vint les heures des nuits torrides sous la chaleur du Mexique. Communions de corps et d’âme, ils remplissaient chez l’autre le vide que Diego et Natalia n’arrivaient plus à combler.

 

« L’amour dure autant de temps qu’il donne du plaisir » - Frida Kahlo

 

« Frida, mon amour, je couvre de baisers tes épaules, tes mains, tes seins, ton ventre… » - Léon Trotski

 

« Nul besoin de l’aube, dit Léon, le nez enfoui dans le sexe de Frida. Te sentir toi, ici, c’est comme sentir le premier de tous les matins. Ton parfum ressemble au parfum perdu de l’ancien lac de Mexico. » - Léon Trotski

 

Gérard de Cortanze nous peint, avec le mérite qui lui revient, le portrait d’une femme libre. De la belle mexicaine à la beauté mystérieuse, avant-gardiste, rayonnante, théâtrale et indépendante. Les années plus sombres aussi, les dépressions, l’accident de tramway qui, s’il ne lui a pas coûté la vie, l’aura cloué dans un lit avec des douleurs atroces au dos et l’impossibilité d’avoir des enfants. Un drame qu’elle aura souvent peint, d’ailleurs n’a-t-elle pas transposé ses souffrances, ses amours, ses passions, ses folies et ses euphories à l’ensemble de son art? À 13 ans, Frida Kahlo rejoignait les Jeunesses communistes. Ses voyages à Paris et New York lui ont ouvert la voie d’une renommée internationale ; elle était admirée de Kandinsky, Picasso, Miro et tant d’autres artistes...

 

J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce roman! C’est le plus complet que j’ai eu l’occasion de lire sur la vie de cette femme passionnante. Si l’auteur nous parle plus spécifiquement de sa relation d’amour à Trotski, il nous raconte aussi, inévitablement, sa vie avec Diego, leur mariage, leurs séparations puis le divorce. Ses amants, ses maîtresses, Franck, Nick, Maria, Jacqueline et plusieurs autres… Le lecteur découvre la provenance de ses œuvres et leurs sources inépuisables d’inspiration. Quel régal... L’ensemble du roman est placé dans le contexte historique de la Révolution mexicaine. À lire et relire <3

 

« Le jus de tes lèvres est riche de tous les fruits, le sang de la grenade, la rondeur du mamey et l’ananas parfait. Viens demain à 8 heures. À l’entrée ouest du parc du Centenaire. J’ai hâte d’être à toi » - Léon Trotski

 

« Mon Léon, JE – voudrais être – La PREMIÈRE FEMME de ta

V

I

E »

 

Un immense merci au sweet kinG des marais pour ce cadeau merveilleux :-*

 

Coup de cœur <3

Les amants de Coyoacán - Gérard de Cortanze
Les amants de Coyoacán - Gérard de Cortanze
Les amants de Coyoacán - Gérard de Cortanze
Les amants de Coyoacán - Gérard de Cortanze
Les amants de Coyoacán - Gérard de Cortanze

commentaires

dasola 15/05/2016 06:41

Bonjour Nadine, tu donnes envie de plonger dans cette liaison torride que j'ignorais. La photo de Trotsky à côté de Frida (même s'ils ne regardent pas du même côté) est une révélation.

Nad 25/05/2016 12:51

En la regardant à nouveau, c'est fou comme on ressent à travers cette seule image la passion qui les unissait déjà aux premiers contacts. Comme des aimants/amants qui s'attirent et se repoussent à la fois. C'est fort...

Nadège 14/05/2016 17:14

Cette femme me fascine mais je la connais bien peu. Je note ce livre!

Nad 25/05/2016 12:44

Tu l'adorerais ma Nadège, j'en suis certaine...
Je t'embrasse

Chrisdu26 13/05/2016 22:52

Je croyais la connaître mais finalement je ne connais d'elle que son image, son portrait... Une femme passionnante et passionnée.

Merci ma Nadine de ce portrait :D

Bon WE ma douce <3

Tout plein de baisers

Nad 25/05/2016 12:43

On ne se lasse jamais de la découvrir toujours un peu plus, quelle femme incroyablement authentique…

Des bisous sur ton bout de nez xx

le Bison 13/05/2016 22:44

Déjà la couverture du roman, je reste en émoi devant cette toile. J'admire toujours autant les tableaux de Frida, connais aussi mal sa vie et ne peux imaginer la souffrance qu'elle a vécu. Par contre, son histoire avec Trotsky, je l'avais déjà entraperçu dans un autre roman mettant en scène ces deux amants. J'imagine le parfum enivrant de Frida, belle princesse mexicaine, fragrance plus charnelle que le contact d'un ver dans un verre de mezcal que j'imagine avec Frida, .

Nad 27/05/2016 23:10

C’est bien c’que j’pensais, dans « un autre monde »………… que j’me réjouis de découvrir! ;-)

le Bison 26/05/2016 15:38

Oui, je m'en souviens et je crois que tu l'as ! :D

Nad 25/05/2016 12:41

J’admire aussi ses tableaux, portraits de ses souffrances. Ceux qui me perturbent le plus sont ceux qui expriment son incapacité à avoir des enfants, ils sont déchirants..

Ptdrrrrr tabarnak l’image charnelle du parfum de Frida est trop forte! ^^ J’imagine ton dévouement à lui faire glisser le ver au fond de la gorge (le ver au fond de la bouteille de mezcal on s’entend)…

Si tu repasses par ici, te souviens-tu du titre du roman?

le livre-vie 13/05/2016 21:19

Le personnage de Frida, je ne peux qu'être tentée...

Nad 27/05/2016 23:13

Je préfère aussi son art à celui de Rivera… J’aime quand le reflet de l’âme passe à travers la création artistique, ça me touche profondément…

le livre-vie 27/05/2016 22:25

Je crois que c'est l'une des peintres qui me touchent le plus. Je préfère son art d'ailleurs à celui de Rivera qui est pourtant déjà extraordinaire. Mais je trouve que ses peintures sont porteuses de toutes ses émotions, comme un exutoire, une bouée à laquelle se raccrocher pour maintenir la tête hors de l'eau à travers les douleurs.

Nad 25/05/2016 12:31

Une femme terriblement passionnée, passionnante, envoûtante...

manU 09/05/2016 20:36

Une femme que je connais bien mal...
Ravi d'être tombé juste ! :)

Nad 11/05/2016 02:36

Tu ne pouvais pas tomber mieux mon sweet kinG, j’ai été absorbée par l’histoire du début à la fin. Comme un bonbon, j’ai étiré le plaisir en le savourant avec quelques pages par jours pour n’pas le terminer trop vite!
J’ai déjà hâte de lire l’autre ;-)

Un grooooooos merci, bisouillEs :-*

Jerome 09/05/2016 12:41

Une histoire que j'ai découverte avec le roman "Viva" de Patrick Deville. Cette femme a vraiment eu un destin exceptionnel !

Nad 10/05/2016 23:22

Je l'ai croisé celui-là mais je ne l'ai jamais lu. Celui de Gérard de Cortanze est vraiment exceptionnel, un régal!
C'est mon favori sur la vie de Frida, l'auteur a une plume exceptionnelle, il nous entraîne dans la magie de l'histoire avec un fond historique fait de fins détails, de citations, avec les oeuvres placées dans leur contexte de création. Il est génial...
Je vais le relire un jour c'est certain.
Je me réjouis, j'en ai un autre à découvrir du même auteur sur Frida, j'ai hâte de voir quelle approche il aura avec celui-ci, leurs différences, leurs similitudes...
Quelle femme en effet...
Bonne semaine Jérôme

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